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[Test] The Surge

22 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après Lords of the Fallen, le studio allemand Deck13 revient à la charge avec un concept similaire, celui de From Software. Oui, on peut clairement parler que la licence Dark Souls et même Demon's Souls est devenu un genre à l'image de Rockstar Games et sa licence Grand Theft Auto. Malgré quelques bonnes inspirations, Lords of the Fallen n'avait pas spécialement marqué les esprits auprès des fans du genre. Focus Home Interactive donne une nouvelle chance aux développeurs avec un nouveau "Dark Souls-like" (ou simplement un action-rpg), cette nouvelle chance se nomme The Surge. Disponible depuis le 16 mai 2017, parvient-il à offrir une solide concurrence à la référence du genre ? Surtout qu'une licence comme Nioh fait parler d'elle depuis le mois de février...

Un premier élément démontre un virage différent par rapport à Lords of the Fallen et par rapport à un Dark Souls, c'est le type d'univers proposé. Si généralement, on se retrouve face à un "Dark Fantasy", là on est nettement plus face à un univers de Science-Fiction, futuriste et post-apocalyptique. Après l'univers japonisant de Nioh, les amateurs du genre découvrent une tout autre ambiance, plus métallique, grise et moderne. Les inspirations sont nombreuses que ce soit pour les environnements ou les personnages, voir même le brin de scénario, on pourrait citer Elysium, Edge of Tomorrow, ou encore Terminator. Au niveau du charac-design que ce soit de votre personnage ou de votre bestiaire, cela manque cruellement d'identité et de variété malgré une forme de cohérence avec l'ambiance générale. Ainsi vous incarnez un homme handicapé nommé Warren qui va bénéficier de la technologie augmentée de la société CREO pour retrouver une certaine autonomie, un peu à l'image d'un jeu comme Deus Ex, vous êtes à mi-chemin entre un humain et un robot.

Alors si quand même on pourra apprécier le travail sur les ennemis incarnant des humains augmentés, les machines sont nettement moins inspirées. Tout au long de l'aventure, on éprouve un sentiment bizarre vis-à-vis de l'univers du jeu. Si l'ensemble se révèle intrigant, cette plastique souffre cruellement d'une identité forte et profonde et laisse place à un côté générique qui freine l'enthousiasme du joueur face aux environnements et aux personnages, notamment le héros. Cela manque de charisme et d'originalité malgré quelques bonnes idées, la direction artistique semble plus soigner que Lords of the Fallen mais encore insuffisante face à la concurrence. Par rapport aux environnements, on reste mitigé sur le résultat, déjà le jeu ne que propose que 7 environnements différents, malgré une variété présente et quelques décors qui valent le coup d'oeil.

Cela reste néanmoins un style très gris, très industriel ou encore robotique dans un fond extrêmement sombre et froid offrant même des séquences proches d'un survival-horror, c'est dire le décor angoissant qui attend les joueurs dans ce monde futuriste. Propre au genre, le level-design bénéficie d'une conception bien particulière. Si elle est loin d'être aussi maîtrisée que dans un Dark Souls, la connexion dans les niveaux reste très intéressante et sera souvent synonyme de soulagement puisque la découverte de raccourcis permettra souvent de découvrir un passage menant à une station OPS (équivalent du feu dans Dark Souls).

Le level-design est tout de même bien moins ouvert que la concurrence avec régulièrement des zones très sombres, des couloirs particulièrement longs et brouillons avec à la clé pas mal d'allers-retours en perspective. Sur le plan technique, The Surge n'est pas spécialement mauvais mais la finition pouvait certainement être meilleure à sa sortie. On note quelques petits problèmes d'animations de collisions, d'aliasing ou encore de clipping. Sur cette version PlayStation 4 testée, le jeu se montre parfaitement fluide et tourne à 30fps tandis que la PS4 Pro vous laisse le choix entre le combo 1080p 60fps ou 4K 30fps. Techniquement ce n'est donc pas une claque mais un jeu dans son temps avec une bonne maîtrise de la lumière pour offrir quelques passages visuellement sympathiques.

Du côté du gameplay, on retrouve une formule relativement proche de celle d'un Dark Souls à quelques petites différences près qui font office de nouveautés. On fait donc face à un mélange toujours aussi savoureux entre action et jeu de rôle. Une jouabilité jouissive avec un sentiment de puissance qui ne cesse de prendre de l'ampleur au fil de votre progression mais sans jamais franchir cette barrière de l'invincibilité, bien au contraire, si nos qualités offensives progressent, on a toujours le sentiment de mourir en un coup ou sur un enchaînement de l'adversaire. Il faut donc faire preuve d'une vigilance de chaque instant avec un bon calcul de son adversaire et ses patterns, sinon ce sera la mort assurée. La forme de cette mort reprend le concept de From Software, si vous mourrez, vous pouvez récupérer votre expérience à l'endroit de votre mort (tous les ennemis sont réapparus évidemment). Sauf que la petite variante avec The Surge, c'est que vous disposez en plus d'un chrono, autrement votre expérience part en poussière...

Le choix de mettre un chrono est clairement discutable et semble renforcer un peu facilement la difficulté, néanmoins cela offre une dose de challenge supplémentaire et oblige surtout au joueur à mesurer les risques de chaque situation avant de foncer tête baissée. Mieux vaut donc réfléchir car les combats sont dynamiques, rapides et d'une extrême violence, la moindre erreur coûte très cher... Comme pour les jeux de From Software, on découvre pour notre personnage une jauge de vie et une jauge d'endurance. On note par contre la présence d'une troisième jauge qui fait office d'une attaque spéciale sous la forme d'un finish move violent. Au lancement du jeu, celui-ci vous propose de choisir un style de jeu entre deux choix, qui n'influence en rien la suite de l'aventure, libre à vous de gérer ses compétences par la suite. Vous aurez donc le choix entre le style Lynx et Rhino, l'un permet d'être rapide mais plus faible tandis que l'autre vous permet d'être plus résistant mais plus lent...

Lorsque vous éliminez un adversaire, vous récupérez des pièces détachées (des âmes dans Dark Souls) pour un usage similaire, celui de faire progresser votre personnage autant dans son niveau que dans son équipement. Avant d'aborder les deux vraies nouveautés de gameplay, on précise que le jeu offre 5 styles d'armes (Arme à une main, griffes, grosse lames, bâton) mais aussi un petit drone avec différentes capacités, un apport cohérent avec l'univers du jeu. La première grosse nouveauté par rapport à la concurrence, c'est un système de ciblage très particulier, une forme de localisation des dégâts. En effet, vous pourrez pour chaque ennemi, choisir une partie du corps spécifique afin de récupérer certaines pièces selon vos envies.  Vous verrouillez normalement un ennemi, puis à l'aide du stick analogique droit de la manette, vous orientez le curseur sur l'une des parties du corps (tête, torse, bras, jambes). La zone sélectionnée va donc subir des dégâts jusqu'à la phase de sectionnement sous la forme d'une animation particulièrement violente.

Le point faible de l'ennemi est symbolisé par une mention en bleu mais ce n'est pas forcément la partie désirée selon le loot que vous souhaitez obtenir. Ce système implique donc une constante réflexion entre se rendre un combat simple et rapide ou au contraire vouloir une bonne récompense au prix d'un combat plus long, technique et donc dangereux. Enfin la deuxième nouveauté, très technique, se situe au niveau de l'esquive. En effet dans ce type de jeu, l'esquive se traduit plutôt en retour en arrière ou déplacement latéral. Ici, on nous propose aussi une esquive haut et bas. Il est donc possible face à un ennemi de se baisser face à une attaque ou de réaliser un petit saut. C'est valable face à des attaques circulaires où le retour en arrière est trop court et une esquive latérale sans intérêt.

Le problème, c'est que ce système se montre exigeant pour espérer s'en sortir sans dégât et même enchaîner sur un contre. Le timing est logiquement très court et implique une série de touches qui nécessite un temps d'adaptation. Concernant les problèmes rencontrés, on peut déjà dire que la prise en main n'est pas spécialement évidente, même pour un habitué du genre. Les nouveautés de gameplay proposées impliquent un minimum d'entraînement avant de pouvoir espérer en tirer un réel profit. La caméra pourra poser problème dans certaines parties du décor, la faute à un ciblage parfois compliqué. On note aussi des problèmes de collisions ou une IA parfois absente.

Au niveau de la durée de vie, The Surge ne se montre pas aussi alléchant qu'un Dark Souls, Bloodborne ou même Nioh. Pour venir à bout de l'aventure principale, il faudra entre 20 et 30 heures selon votre façon de jouer, un chiffre tout à fait satisfaisant. Des activités annexes seront proposées au cours de l'aventure avec des missions secondaires données par des PNJ dans le but d'obtenir des bonus non négligeables. Au niveau des collectibles, on pourra évoquer un grand nombre d'enregistrements audio par rapport à différents protagonistes ou encore une collection de comics. On peut rappeler que le jeu comporte 7 environnements différents, 5 boss ou encore 5 types d'armes différents (et donc 5 styles). Une fois l'aventure terminée, et donc le boss final éliminé, vous ne pourrez pas continuer à explorer les lieux. Le jeu propose par contre un New Game + qui offre une difficulté supérieure, poussant le challenge encore plus loin, en plus d'offrir de nouvelles améliorations et ennemis inédits. Si la rejouabilité se montre plutôt intéressante, difficile de ne pas cacher sa déception au sujet de l'absence de mode multijoueur. 

Il ne faudra donc pas espérer une quelconque forme de coopération voir même du PvP... Votre personnage, Warren, pourra améliorer ses compétences et son équipement ainsi que gérer ses puces. Le système de craft proposé s'avère intéressant avec justement le fameux système de ciblage de la partie du corps d'un ennemi. On pourra récolter des plans pour fabriquer des armures avec de nombreuses caractéristiques (défense, résistance élémentaire, stabilité, vitesse...). Pour les armes, soit vous trouvez de nouvelles armes, soit vous effectuez des achats. Pour le système de puces, cette personnalisation est donc basée sur des implants, de différents niveaux, à modifier afin d'influencer les statistiques de l'exosquelette de Warren (barre de vie, stockage objet, boss spécifique, régénération...). Enfin, on précise que vous pourrez évidemment partir à la chasse aux trophées (trophée platine) et succès pour prolonger l'expérience de jeu.

Pour l'ambiance sonore, The Surge offre des thèmes aussi génériques que son univers, son habillage. On apprécie néanmoins le style électro qui colle plutôt bien avec cet environnement futuriste, robotiques et métalliques. Ce même style musical colle parfaitement avec les combats jouissifs, nerveux et dynamiques. Au niveau des doublages, si l'on apprécie la présence de voix Françaises (les dialogues ne sont pas spécialement nombreux) la qualité reste très moyenne dans l'ensemble. On note tout de même la présence de la voix française Bruno Choël (Nathan Drake, Johnny Depp, Mark Wahlberg) pour séduire les joueurs d'autant qu'il s'agit de la voix du héros. Pour les bruitages, ceux-ci ne sont pas mauvais et renforcent la violence des différents coups subis ou donnés lors des combats. Enfin on termine par quelques mots sur le scénario du jeu qui peine à convaincre malgré un univers plutôt intéressant au départ. On va quand même rapidement se rendre compte que le travail d'écriture manque de profondeur et subit des absences au fil de notre aventure. 

D'ailleurs cette légèreté en résulte une forme d'incompréhension sur l'objectif à suivre, la zone où l'on doit se rendre et le but précis de notre parcours. Le joueur incarne Warren, un travailleur handicapé "augmenté" par la technologie de l'entreprise CREO. Bien entendu, cette même entreprise cache derrière cette volonté d'aider les humains, des pratiques douteuses. Ayant perdu l’usage de ses jambes, celui-ci dispose d'un exosquelette pour l'aider dans ses déplacements et va un jour se réveiller en découvrant que le monde vire au cauchemar... On ne va pas en dire plus pour conserver un brin de surprise sur ce qui vous attend. Les enregistrements audio étoffe un peu cet univers qui possède un potentiel et dont certaines lignes scénaristiques évoquent des idées intéressantes mais en se contentent du minimum.

The Surge est un nouvel essai séduisant du studio Deck13 dans la catégorie "Dark Souls-like". Cette nouvelle tentative affiche de jolis progrès par rapport à Lords of the Fallen, notamment au niveau du gameplay avec idées intéressantes et techniques. Néanmoins les développeurs possèdent encore une grosse marge de progression avant de pouvoir espérer lutter face à la référence du genre. On relève quelques petits soucis de finition, ce qui n'empêche pas au jeu d'offrir une réalisation tout à fait convenable à défaut d'avoir une direction artistique originale et inspirée. Si le challenge est au rendez-vous, le contenu pouvait être meilleur (absence de multijoueur, impossible d'explorer le jeu après la fin). Un univers intéressant mais sous-exploité et une bande-son moyenne malgré la présence appréciable de voix Françaises.

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Graphismes : 15/20
Gameplay : 15/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 13/20
Scénario : 13/20

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Note globale : 15/20

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[Test] Clé lecteur microSD pour appareils iOS Leef iAccess

18 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #High-Tech (Téléphone), #High-Tech (Autres)

En plus d'avoir un port propriétaire, en l'occurrence le port Lightning, les smartphones et tablettes d'Apple possèdent une autre barrière assez gênante pour un grand nombre d'utilisateur, la mémoire de stockage. En effet il est impossible de rajouter une carte microSD pour étendre la capacité de stockage de son smartphone contraire à la plupart des smartphones sous Android. Du coup un constructeur espère bien corriger cette barrière en proposant une clé originale et pratique : une clé Lecteur Micro SD pour appareils iOS Leef iAccess. Un moyen qui semble efficace pour pouvoir étendre la capacité de stockage de son iPhone ou iPad, incontournable pour tous ceux qui disposent d'un produit Apple ?

On commence, comme à chaque fois, par la découverte de l'emballage et donc du package. On avait eu l'occasion de mettre la main sur une clé USB de Leef (la clé iBridge) qui disposait d'une approche identique à ce lecteur de carte microSD en matière d'emballage. On découvre ainsi un package extrêmement léger, sobre mais avec son lot d'informations. Avant même d'ouvrir la boîte, on peut déjà apercevoir le lecteur, très pratique en cas d'un achat dans une boutique physique. Bref, à l'intérieur c'est extrêmement minimaliste dans la mesure où l'on trouve le lecteur de carte et... absolument rien d'autre. Alors il faut tout de même nuancer ce sentiment de vide par l'accompagnement d'une application pour ce produit. Celle-ci est gratuite, on y reviendra un peu plus tard dans le test.

On pourra donc seulement reprocher à ce package de ne pas offrir un guide d'utilisation rapide pour ceux qui ne maîtrisent pas forcément le concept. Ce fameux guide peut être téléchargé sur le site officiel du produit, et en plus il est en anglais uniquement. Après, ce n'est pas totalement un problème puisque son utilisation reste relativement simple et qu'une boîte de dialogue se présentera sur votre iPhone ou votre iPad lors de la première connexion du lecteur de carte. Esthétiquement, difficile de tomber sous le charme de ce lecteur de carte aux faux airs de clé USB. Plutôt compact et léger dans l'ensemble (40.5 x 21.0 x 16.6 mm pour à peine 6 grammes), la qualité de ce lecteur est plutôt moyenne ou du moins n'inspire pas la confiance. Un coloris classique, le blanc, dans une conception très plastique (construction en ABS plastique). 

Le lecteur reste tout de même solide mais on pouvait espérer beaucoup mieux de la part de Leef surtout lorsqu'on connaît son prix de vente (47€ environ) et les autres produits de la marque où la qualité de fabrication et de finition étaient nettement meilleures (la clé iBridge par exemple). Autant on peut émettre quelques bémols sur la qualité de la fabrication, autant sur sa conception il est très bon. Il adopte la forme unique en "J" que l'on retrouve déjà dans les autres produits de la marque. Il s’adapte donc parfaitement à la forme de l'iPhone et de l'iPad et surtout avec quasiment toutes les coques. En effet pour vérifier cette marge avec les coques et housses, un test a été réalisé avec une housse UAG (réputée très épaisse et lourde en protection) pour savoir si le branchement était possible.

Le verdict est sans appel même avec une housse UAG en place, il est possible de procéder au branchement du lecteur sur le port lightning sans aucun problème, c'est donc une conception totalement pratique. Ce lecteur dispose donc d'une entrée lightning pour brancher le lecteur à l'iPhone et un port microSD pour introduire sa carte compatible. Justement concernant la compatibilité des cartes microSD, ce lecteur peut lire les cartes dont la capacité de stockage est de 2Go jusqu'à 128Go. Toujours concernant la compatibilité, cette fois-ci au niveau des appareils, vous pourrez l'utiliser sur les modèles Apple suivants : (iOS 9 et supérieur) iPhone 7/7 Plus, iPhone SE, iPhone 6s/6s Plus, iPhone 6/6 Plus, iPhone 5/5s/5c, iPad PRO, iPad Air/Air 2, iPad mini 1/2/3/4, iPad avec écran rétina, iPad (4ième génération). 

On va maintenant lister les différents formats compatibles que ce soit en matière de vidéos, photos, de musiques, de fichiers. Pour la vidéo : .mp4, .m4v, .mpv, .mov, .mpg, .mkv, .wmv, .flv, .3gp, .gif et .avi. Ensuite pour la partie audio : .wav, .aac, .aif, .aiff, .caf, .m4a, .mp3. Pour les photos : .jpg, .tiff, .gif, .png. Enfin pour les documents : .doc, .docx, .htm, .html, .key, .numbers, .pages, .pdf, .ppt, .pptx, .txt, .rtf, .vcf,  .xls, .xlsx et enfin .ics. Globalement c'est plutôt saitsfaisant au niveau des extensions à l'exception peut-être des photos mais certaines extensions non listées (liste constructeur) fonctionne tout de même sur ce lecteur (.bmp par exemple).

On préfère de ne pas faire mention de celle-ci de manière officielle mais lors des tests, cela fonctionnait. Il est temps maintenant d'évoquer l'autre aspect important du produit, la partie logicielle, ici une application disponible gratuitement sur App Store. Très sobre, l'application est blanche avec le nom de la marque en noir (Leef) et une petite touche d'orange au niveau des logos dans l'application. Celle-ci est vraiment simple et pratique à l'usage avec 4 fonctions distinctes. La première fonction, c'est le transfert des photos dans les deux sens, autant de votre appareil à la carte ou l'inverse. La seconde fonction c'est la visionneuse de contenu, un moyen simple et rapide de lire le contenu. 

La troisième fonction s'intitule "Appareil photo Leef" et permet de prendre des photos directement via la Leef iAccess plutôt que de prendre des photos avec son smartphone puis de passer par la case transfert, il faudra évidemment au préalable avoir brancher le lecteur avec la carte microSD. Enfin, la quatrième et dernière fonction de l'application, c'est le gestionnaire de fichiers, comme pour le transfert des photos, c'est valable dans les deux sens. Une application vraiment top, en plus d'un lecteur pratique, le combo est souvent rare, la partie logicielle ayant dû mal à suivre les bonnes idées matérielles, ici on est satisfait autant du lecteur que de l'application. Avec une garantie de 5 ans, on peut donc dire que seul le prix semble être un frein à la case achat quoique, compte tenu du potentiel de ce produit, un tarif de 47€ pourrait rapidement être rentable pour gérer son contenu, surtout lorsqu'on connaît la difficulté de gestion des fichiers audio, vidéo et photo avec un produit Apple.

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Les points forts :
+ Conception intelligente, se branche même en présence d'une coque ou housse
+ Lecteur de carte microSD (2Go à 128Go)
+ Principaux extensions compatibles (audio, photo, vidéo et document)
+ Garantie 5 ans
+ Application pratique, complète et agréable

Les points faibles :
- Package très minimaliste
- Esthétiquement moyen (coloris)
- Matériau plastique pas spécialement convaincant mais suffisamment solide
- Un prix élevé pour un lecteur de carte dédié à une marque (47€)

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[Test] Birthdays the Beginning

17 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Si de nombreux joueurs connaissent l'excellente série Harvest Moon, ceux-ci ne savent pas forcément que derrière celle-ci se cache ce nom : Yasuhiro Wada, son créateur. Pourtant, celui-ci ne manque pas d'idées, de folies au point de refaire parler de lui en ce mois de mai 2017 mais pour un nouvel épisode d'Harvest Moon. Non il s'agit bien d'une licence inédite qui sort en exclusivité sur PlayStation 4 : Birthdays The Beginning. Vous aimez les jeux de gestion, de simulation ou encore ce que l'on appelle un "sandbox" (un jeu dit bac à sable) ? Alors il est fort probable que vous allez accrocher à son concept qui apporte un peu de fraîcheur et de variété dans le catalogue de la console de Sony. La bonne surprise du printemps ?

Vous avez envie de refaire le monde et découvrir la vie depuis ses origines ? Repartir de zéro, d'un simple cube en guise de planète ? C'est justement le pouvoir que Birthdays The Beginning peut vous offrir. En effet il va falloir créer la vie du phytoplancton aux humains en passant évidemment par les dinosaures. Un concept pas si commun en jeux vidéo et encore moins sur PlayStation 4. Premier élément très rassurant pour ce type de jeu, c'est la présence d'une traduction Française. Le jeu regorge d'informations, de paramètres et de compteurs, mieux vaut donc bien comprendre l'utilité au risque de passer pour un créateur un peu minable. Pour accompagner ce concept, les développeurs choisissent d'offrir une direction artistique surprenante. Un style très cartoon, enfantin avec un semblant de "pâte à modeler" comme c'était le cas lors des différentes vidéos de présentation du jeu. L'univers ainsi très coloré et très mignon autant dans les environnements que les créatures ou même l'interface.

Cela ne signifie pas pour autant que ce jeu est orienté pour les enfants, bien au contraire on va rapidement découvrir que ce n'est pas le cas et qu'il s'agit bien un choix artistique et non une forme d'obligation par rapport à un éventuel public visé. Un look mignon qui pourra ne pas plaire à tous les joueurs mais c'est assumé et maîtrisé tout au long du jeu, jusqu'à l'avatar qui nous accompagne et qui s'intitule Navi. Au niveau du monde proposé, celui-ci est un cube qu'il va falloir modifier pour faire apparaître la vie. Une représentation cubique qui pourrait faire croire à un univers pixel comme Minecraft mais la comparaison est fausse, la direction artistique est nettement plus travaillée dans Birthdays The Beginning, la base est un cube, le relief est donc tout aussi cubique mais les éléments du décor et les espèces vivantes sont d'un tout autre style graphique.

Si le cube peut sembler petit à la base, celui-ci va au fil du temps grandir dans deux autres formes. Sa mesure initiale est de 31x31, par la suite après de nombreuses années, il va passer en 63x63 pour finalement atteindre sa forme finale en 127x127. Evidemment sur le plan technique, ce jeu de gestion bac à sable ne réalise pas des miracles mais parvient à offrir une finition impeccable et une stabilité redoutable. Non seulement le jeu est parfaitement fluide du début à la fin mais surtout nous n'avons jamais fait face à un bug, un soin vraiment appréciable.

Il ne faut surtout pas croire que derrière cette apparence se cache un petit jeu léger et vraiment simple, c'est totalement faux. On va rapidement se rendre compte que ce jeu n'est pas à mettre en toutes les mains, sa difficulté est bien réelle avec la présence de nombreux paramètres pour un jeu de gestion, les fans du genre apprécieront. Cela permet justement d'enchaîner rapidement sur ce PEGI 7 qui ne veut absolument pas dire qu'un enfant de 10 ans est capable de jouer au jeu sans le moindre problème. la présence du PEGI s'articule surtout les thèmes spécifiques qui sont abordés ou non dans le jeu vidéo en question. Avec un tel PEGI, on peut considérer que celui-ci écarte la violence, les insultes... Mais cela ne signifie pas pour autant qu'un enfant de 10 profitera d'une expérience de jeu sans problème. Oui, il pourra parfaitement jouer au jeu et sortir vainqueur de ce concept, mais son périple et ses tentatives seront plus nombreuses et chaotiques qu'un adulte qui va appréhender de manière plus simple et rapide la tonne d'informations de ce jeu.

On va aborder précisément ces points afin de bien comprendre le potentiel du jeu et le challenge offert. Votre objectif est donc de partir d'un cube neutre et vide et de faire la vie. Vous allez devoir faire des choix topographiques sur ce cube. Il y a de nombreux paramètres à modifier et surveiller mais la température et la chaîne alimentaire sont clairement les deux éléments qu'il faut prendre très sérieux si l'on ne veut pas échouer dans sa mission. En effet en plus de modifier et évaluer l'impact de la température, il faudra tenir de la chaîne alimentaire, de l'altitude, de l'humidité.... Il va ainsi falloir créer des crevasses mais aussi des montagnes de manière équilibrée, le rapport mer/terre doit être le plus stable possible pour l'ensemble des êtres vivants. Si vous misez sur des terres, votre température va devenir plus basse mais au contraire si vous misez sur la mer, votre température augmente. Même constat avec l'altitude où une altitude élevée sera synonyme de basses températures tandis qu’une faible altitude permet d'avoir un gain significatif de chaleur.

Vous l'aurez compris, vous disposez donc au départ de deux compétences : diminuer et augmenter le relief du bloc. Vous pourrez par la suite par l'intermédiaire de différents items mettre en place des océans, des déserts (chaud et froid)... La notion de chaîne alimentaire est également très importante. Vous allez donc dans un premier temps découvrir comme première espèce le phytoplancton (organisme végétal). Une fois en nombre, le zooplancton devrait logiquement débarquer et qui peut survivre.... en se nourrissant phytoplancton. Vous comprenez donc que cette chaîne alimentaire va conditionner la suite de l'histoire puisqu'une espèce verra le jour seulement si sa nourriture et les conditions climatiques répondent présents pour sa survie. Il faut donc comprendre et apprendre chaque espèce afin d'évaluer ses besoins pour offrir une forme de paradis à chaque nouvelle espèce dans le but d'éviter une extinction. Il faudra aussi évaluer la cohabitation entre les espèces, puisqu'il arrive que l’apparition d’une espèce peut provoquer la disparition d’une autre... 

Face à un concept aussi complexe mais passionnant, on peut logiquement se demander ce que vaut le jeu manette en main, pas d'inquiétude son intégration est très bonne. En effet, la prise en main est relativement simple grâce à la présence de l’avatar Navi qui nous accompagne tout au long de notre création sous la forme de conseils, qu'il sera possible de consulter en appuyant sur la touche R3 à n'importe quel moment. Le joystick gauche de la manette permet de gérer les déplacements tandis que la touche L2 permet de gérer la vitesse de déplacement. L'interface est complète, pas trop lourde et suffisamment précise avec notamment la présence d'une mini-carte très pratique en haut à droite de l'écran. Enfin, la touche croix permet de sélectionner les objets à notre disposition (mise en place de l’eau, d'une graine de vie...). Nous sommes dans un jeu de gestion, si l'interface est importante, les différentes vues proposées sont aussi importantes dans le confort de gestion afin de parfaitement percevoir l'univers du jeu. Le jeu propose trois formes de vues (que l'on pourrait appeler modes).

On a donc le mode Micro, il permet de figer le temps afin que l'on puisse procéder à de nombreuses actions sur notre cube. Chaque action exercée consomme des PV que l'on récupère dans un autre mode, on va y venir tout de suite après. Non seulement on pourra réaliser des actions mais aussi faire usage des différents objets selon vos envies. Ensuite, on a le mode Macro qui lui offre plutôt une vision d'ensemble du cube. On pourra observer de nombreuses statistiques à l'écran mais surtout passer le temps rapidement et donc accélérer l'évolution des espèces mais aussi récupérer des PV dont on pourra en faire usage dans le mode Micro. Enfin lorsque vous vous trouvez dans le mode Micro, il vous suffit d'appuyer sur la touche L3 pour passer dans le troisième mode qui permet simplement d'adopter une vue subjective, également appelé vue à la première personne.

Pour passer du mode Micro au mode Macro, il suffit simplement d'appuyer une fois sur la touche triangle, c'est simple et rapide. Aussi, le jeu prend une dimension "encyclopédie" par rapport à la naisse de nouvelles espèces dans votre cube. Ainsi, lorsque vous serez dans le fameux mode à la première personne, vous pourrez, à l'aide du pavé tactile de la manette, capturer les nouvelles espèces pour compléter les archives. Lorsqu'on parle de capturer, il ne faut pas s'attendre à une approche façon Pokémon mais simplement à un enregistrement de la présence de l'espèce dans notre monde. Une sorte de photo qui valide l'existence de l'espère et qui permet ainsi d'avoir accès à son descriptif.

Un aspect collection qui pourra séduire de nombreux joueurs visant à obtenir l'encyclopédie à 100% d'autant que les espèces sont nombreuses (plus de 250). Concernant les petits défauts du jeu, s'il n 'y a pas de bugs, on pourra se plaindre de la caméra, parfois capricieuse dans ses déplacements. Aussi, si certains joueurs y verront une force, d'autres estimeront que le degré de difficulté du jeu pourrait se présenter comme un léger point négatif surtout que l'on pourrait croire qu'il serait accessible à n'importe quel joueur. Néanmoins ce côté technique reste tout de même bien plus une force qu'une faiblesse.

En matière de contenu, Birthdays The Beginning s'en sort plutôt bien en sachant que les développeurs annoncent l'arrivée prochaine de DLC, gratuits mais d'autres seront sûrement payants afin d'enrichir toujours plus son monde. On pourra donc se lancer dans l'un des trois modes de jeu : le mode histoire, le mode jeu libre et le mode défi (nommé Dino Challenge). Ce dernier se débloquer une fois que le premier épisode est terminé. Au niveau du mode histoire, il faudra compter sur quatre scénarios (dans l'ordre : "Une terre habitable", "Au temps des dinosaures", "Ascension de l’Humanité", "Vers la prospérité et au-delà") pour un total de 20-30 heures selon votre manière de jouer, de comprendre le concept... Il est toujours difficile d'évaluer la longueur de l'expérience de jeu d'un jeu de gestion. Si vous n'aurez pas de mal à comprendre ce que vous réserve le mode jeu libre, le mode défi est tout aussi explicite. Vous aurez une liste de missions où à chaque fois, il faudra réaliser le meilleur score pour l'apparition d'une créature (limite de temps, condition spéciale, et statut précis de l'avatar et du cube seront de la partie).

Pour les chasseurs de trophées, le jeu comporte un total de 43 trophées dont un fameux trophée platine. La chasse promet d'être longue dans la mesure où il faudra remplir l'encyclopédie à 100% ou encore terminer tous les défis, le mode histoire... Petit bémol concernant un détail qui pourra paraître ridicule à certains joueurs surtout que cela dépend de votre version. En effet concernant la version boîte de Birthdays The Beginning, un petit guide est inclus dans la boîte afin de découvrir quelques notions et noms de créatures. Si les couleurs sont nombreuses et les images très chouettes, on regrette que celui-ci soit entièrement en anglais... Rassurez-vous le jeu est bel et bien en Français comme dit précédemment mais du coup, l'intérêt du jeu guide pour se résumer à un visionnage d'images plutôt qu'une lecture d'informations selon votre aisance avec l'anglais, c'est un peu dommage de ne pas pouvoir en profiter pleinement...

Au niveau de l'ambiance sonore, le jeu se montre moins percutant, la faute notamment à des bruitages lourds et pénibles. En effet si les différentes compositions musicales se révèlent douces et discrètes visant à accompagner le joueur de manière très tranquille, les bruitages se montrent eux répétitifs. Dès que vous modifiez le cube, dès qu'une espèce apparaît ou même dès que vous faites usage d'un objet, les bruitages sont lourds. On aurait apprécié une forme de zénitude à l'image des thèmes musicaux en fond, mais ce n'est pas le cas. Ces bruitages prennent trop de places sur des actions souvent répétés ce qui risque donc de forcer un bon nombre de jouer sans le son, ce n'est de toute façon pas l'élément incontournable du jeu.

On termine par quelques mots sur le scénario, ou du moins un prétexte scénaristique afin de nous plonger dans cette création d'un nouveau monde. Le jeu nous met dans la peau d'un enfant très curieux de la bibliothèque de son grand-père. Un jour, il découvre une carte mystérieuse  au point de lire les indications de celles-ci espérant découvrir un trésor. Une fois présent sur les lieux, une lumière l'attire dans une grotte. Il fait la connaissance de l'avatar Navi, un créateur de mondes qui lui demande de l'aide. Comme vous pouvez le lire, il s'agit d'une petite mise en scène aussi mignonne que sa direction artistique afin de nous plonger dans son concept, c'est simple mais sympathique.

Birthdays The Beginning est une bonne surprise. Voilà un jeu qui sort de l'ordinaire, surtout sur PlayStation 4 où ce type de gestion bac à sable et de simulation de vie est quasiment absent. Avec l'aide du créateur de la licence Harvest Moon, on obtient une direction artistique séduisante et colorée. Celle-ci donne clairement envie de découvrir les différentes espèces du jeu, car oui vous êtes un créateur de monde où vous devez faire apparaître de nombreuses espèces en respectant les conditions d'une apparition et d'une survie. C'est simple à prendre en main mais c'est rapidement complexe et profond éloignant les très jeunes joueurs qui risquent d'être frustrés des échecs à répétitions en cas de mauvaise gestion des paramètres climatiques, topographiques et d'un mauvais équilibre de la chaîne alimentaire. En tout cas le concept est intéressant, agréable manette en main et le contenu est à la fois varié et costaud pour y jouer de nombreuses heures. On pourra quand même reprocher une caméra parfois moyenne et des bruitages un peu pénibles.

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Graphismes : 15/20
Gameplay : 14/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 11/20

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Note globale : 14/20

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[News] Nouvelle bande-annonce de La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre

17 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #News PS4, #News PC, #News Xbox One

Warner Bros Interactive Entertainment dévoile aujourd'hui une nouvelle bande-annonce montrant le monde ouvert varié et dynamique du jeu La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre. La vidéo présente les vastes environnements de la Terre du Milieu, au-delà du Mordor, et donne un premier aperçu des nombreux nouveaux environnements : Nurn, Cirith Ungol, Gorgoroth... Grâce à son système innovant nommé Nemesis, chaque joueur pourra découvrir un monde unique à explorer et à partager. Chaque zone du monde est plus grande, plus variée et plus dynamique. L'occasion aussi de rappeler que le jeu est située entre les événements du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, en plus de poursuivre le récit original de l'épisode précédent, La Terre du Milieu : L'Ombre du Mordor. La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre sera disponible sur Xbox One, PC , PlayStation 4 à partir du 24 août 2017.

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[News] F1 2017 dévoile une nouvelle vidéo avec des F1 historiques

17 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #News PS4, #News Xbox One, #News PC

Codemasters annonce aujourd'hui que F1 2017, le jeu vidéo officiel du 2017 FIA Formula One World Championship, proposera le retour de voitures emblématiques de la F1, un mode Carrière plus développé, de nombreux ajouts en multijoueur mais aussi un tout nouveau mode de jeu "Championnats". F1 2017 sera disponible partout dans le monde sur PlayStation 4, Xbox One et PC (en boîte et en numérique via Steam) dès le 25 août 2017.

Afin d'accompagner cette annonce particulièrement rassurante sur le contenu de ce prochain épisode, Codemasters vient de dévoiler une bande-annonce qui présente trois des voitures de F1 historiques qui seront intégrées dans le jeu : la McLaren MP4/4 de 1988 pilotée par Alain Prost et Ayrton Senna, la Williams FW14B de 1992 pilotée par Nigel Mansell et Riccardo Patrese, ainsi que la Ferrari F2002 de 2002 pilotée par Rubens Barrichello et Michael Schumacher.

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[Test] Dragon Quest Heroes II

16 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

De nombreuses licences se laissent tenter par le style "Dynasty Warriors". Récemment, c'est Zelda et Dragon Quest qui ont fait l'objet d'un épisode sous la forme d'un Dynasty Warriors tout en conservant une identité propre. Dragon Quest Heroes avait d'ailleurs séduit un grand nombre de joueurs grâce à une adaptation vraiment excellente dans le plus grand respect de la licence en matière d'environnements, de personnages et de monstres. Néanmoins, ce premier essai était perfectible notamment en matière de contenu. Square Enix ne tarde pas à corriger le tir puisqu'une suite débarque dès ce début d'année 2017 (le 28 avril pour être précis) sous le nom de Dragon Quest Heroes II. Une suite qui affiche des progrès tout en conservant les qualités du premier épisode ?

Tout au long du jeu, on va découvrir une formule identique à l'épisode précédent, rien de surprenant puisque des nouveautés sont de la partie et visent à renforcer l'expérience de jeu autant par son contenu que son gameplay. On va d'abord faire un point sur la partie visuelle du titre qui détient au moins les mêmes qualités que l'opus précédent. On retrouve cette immense fidélité de l'univers Dragon Quest, que ce soit dans les décors, les personnages ou encore les monstres. En effet le charac-design est donc extrêmement soigné (que ce soit pour les humains ou le bestiaire) et surtout un peu plus varié que dans le premier volet. Une direction artistique somptueuse qui fait donc honneur à la licence et permet d'offrir des environnements variés et colorés pour notre plus grand plaisir. On note tout de même encore quelques environnements un peu vides, mais c'est propre au genre. On découvre des changements dans son approche au niveau du terrain de jeu.

On peut y voir une forme de JRPG dans le sens où il s'agit de monde semi-ouvert désormais. On peut donc ainsi se rendre dans des zones ouvertes entre deux points de missions. C'est d'autant plus pratique et agréable que des voyages rapides (sous forme de pierre) sont également de la partie. On efface ainsi l'esprit de confinement que l'on pouvait ressentir dans le premier opus. D'ailleurs, le hub central n'est plus un aéronef assez fermé mais la ville d'Accordia, un autre signe qui démontre le degré de liberté supplémentaire de ce second épisode. Sur le plan technique, cette suite démontre des progrès pour rendre l'univers encore plus fin, coloré et pétillant. Le jeu reste parfaitement fluide (Un 60fps quasiment maintenu) dans toutes les situations, c'est dire la performance pour un Musou où les ennemis sont généralement très nombreux à l'écran.

Une réussite technique vraiment appréciable avec une finesse et un souci du détail qui fait vraiment plaisir à voir pour ce genre où la plupart du temps, la partie visuelle et technique se montrent assez moyenne. On note également une parfaite gestion de la lumière afin d'offrir régulièrement de jolis panoramas. Les textures, la modélisation ou encore les animations des personnages sont également à la hauteur des attentes, la finition du jeu est exemplaire. On peut également souligner la présence d'une traduction Française pour l'ensemble des textes ainsi que la présence de cinématiques absolument sublimes qui enfoncent le clou sur la beauté du jeu, un superbe travail de la part des développeurs.

Comme dit précédemment, le jeu s'articule sur trois types de zones au lieu de deux dans le premier volet. Avant on avait l'aéronef comme hub central et les zones de combat. On retrouve ces deux types de zones sous une forme légèrement différente, notamment pour le hub central, mais surtout on ajoute une troisième zone : la zone libre. On part ainsi en exploration afin d'essayer de nouveaux personnages, obtenir de l'expérience... C'est un Musou, on retrouve donc les qualités et les défauts du genre. La prise en main est simple et immédiate pour les commandes classiques : attaque, garde, esquive. On fait face à des vagues d'ennemis qu'il faudra éliminer avec divers objectifs. Le gameplay est donc toujours aussi dynamique et jouissif mais logiquement répétitif malgré une volonté d'offrir de la profondeur et de la variété de la part des développeurs.

Comme pour n'importe quel jeu de ce genre, on pourra reprocher au jeu d'être parfois brouillon avec donc un manque de lisibilité à l'écran ou encore quelques petits soucis de caméra selon les environnements. Un concept toujours identique et savoureux qui s'offre quand même quelques petites améliorations. On retrouve tout d'abord un fonctionnement d'équipe identique avec une composition de quatre combattants et un changement simple et rapide avec la touche L2 pour alterner d'un combattant à un autre. L'avantage d'une aventure en équipe plutôt qu'en solo, c'est qu'il sera possible de réaliser une attaque spéciale (Ruse d'équipe) très efficace. En plus des compétences, sorts... Il est toujours question d'une jauge de tension qui augmente jusqu'à pouvoir déclencher le mode Hypertension qui permet de faire usage de toutes ses compétences sans perdre de point de magie et en étant invincible, une séquence courte mais redoutable face à n'importe quel ennemi.

Le système de médaille avec un emplacement limité, est toujours d'actualité et s'offre une petite nouveauté absolument géniale ! En effet il existe désormais trois types de médaille après la mort d'un monstre. On a donc toujours la médaille bleue qui signifie que le monstre s'utilise comme un sort et disparaît dans la foulée. On a la médaille rouge qui consiste à invoquer un monstre afin qu'il affronte les ennemis jusqu'à ce qu'il ne possède plus de points de vie. Enfin, la nouveauté, la médaille jaune permet d'incarner le monstre en question à la place du personnage. Une sorte de transformation qui s'avère vraiment amusante et permet selon le monstre de réaliser de gros dégâts.

On possède toujours à disposition d'un médigluant qui nous offre des soins, mais aussi de quelques pierres de soin (usage limité) et des feuilles d'Yggdrasil afin de réanimer des alliés. Un usage limité qui se recharge en retournant dans Arcadia. Les différents personnages de la série que l'on va rencontrer au fil de l'aventure disposent d'une classe propre. C'est valable pour tous les personnages sauf nos deux héros (Lazare et Thérésa) qui, en guise de nouveauté, peuvent sans problème changer de classe. En gros, lors de chaque changement, ils repartent au plus bas niveau en matière d'expérience mais conservent les connaissances en matière de maîtrise d'arme.

En matière de durée de vie, le premier essai était plutôt satisfaisant même si certains aspects étaient perfectibles. Les développeurs avaient parfaitement conscience de cette marge de progression puisque cette suite se dote de nouveautés vraiment sympathiques afin de rendre l'expérience de jeu encore plus longue, riche et variée. On va commencer par parler du casting, comme pour le premier épisode, tout au long de l'histoire, on rencontre des duos issus des différents jeux de la série Dragon Quest. Si certains étaient déjà présents dans le premier opus, d'autres sont inédits. C'est dommage par contre que certains personnages disparaissent dans cette suite alors qu'ils étaient présents dans le premier opus (Yangus et Bianca par exemple).

Avant d'aborder les nouveaux duos, on peut déjà parler des protagonistes vraiment inédits pour l'occasion, c'est-à-dire n'appartenant à aucun jeu, et qui sont créés spécialement par Akira Toriyama lors du développement : Lazare et Thérésa (les deux héros de ce deuxième volet), Desdémone (générale des armées du Haut-Roi) et César (prince de Dunis). On aura donc le choix entre 15 personnages différents, c'est légèrement mieux que le précédent volet mais on pouvait obtenir un casting encore plus grand si certains n'avaient pas disparu en cours de route. On pourra donc jouer, en plus des quatre personnages totalement inédits dans la série : Torneko (Dragon Quest IV), Kiryl (Dragon Quest IV), Alina (Dragon Quest IV), Mina (Dragon Quest IV), Maya (Dragon Quest IV), Tommy (Dragon Quest VI), Olivier (Dragon Quest VI), Maribel (Dragon Quest VII), Ralph (Dragon Quest VII), Jessica (Dragon Quest VIII) et Angelo (Dragon Quest VIII). 

L'aventure promet d'être longue, entre les missions principales, les différentes quêtes annexes, les donjons supplémentaires et la dimension importante en matière de collectibles, défis et chasses aux monstres, vous en aurez au moins 25 heures et le triple si vous cherchez absolument à finir le jeu à 100%. Une estimation aussi valable pour obtenir tous les trophées du jeu et donc le trophée platine. En matière de nouveautés, en plus des personnages, un bonus de connexion fait son apparition de manière quotidienne. Ainsi, chaque jour de la semaine sera synonyme d'un bonus différent (bonus d'XP, bonus de gain d'or, chance supérieure de découvrir des monstres de métal...).

Enfin la grosse nouveauté attendue, c'est l'arrivée du mode multijoueur, pour le plus grand plaisir des joueurs. En effet le premier épisode se contentait d'une expérience solo, désormais vous avez le choix mais avec un petit bémol, il s'agit seulement d'un multijoueur en ligne, il n'y a toujours pas de coopération en local (c'est pourtant possible dans d'autres musou...). Il sera possible de jouer en coopération jusqu'à quatre joueurs à la campagne principale mais aussi des donjons où il faudra faire face à des séries de montres.

A l'image de sa réalisation, la bande-son est savoureuse et d'une fidélité absolue, un pur plaisir pour nos oreilles. Vous ne serez donc pas surpris d'entendre les plus célèbres thèmes de la série Dragon Quest, que ce en phase d'exploration ou en phase de combat, c'est juste génial. Ces compositions musicales sont toujours aussi sublimes à l'image des bruitages qui conviennent parfaitement à chaque situation. Cerise sur le gâteau, vous avez la possibilité de choisir entre les voix anglaises et les voix japonaises, autrement dit le traitement sonore de cette suite est juste parfait.

Concernant la partie scénaristique, on ne va évidemment pas dévoiler trop d'informations afin de s'assurer que chacun puisse découvrir cette nouvelle histoire pas forcément passionnante mais qui bénéficie d'un minimum de soin avec l'intégration de nouveaux protagonistes pour l'occasion. Il sera question d'une guerre soudaine et inexpliquée, suffisant pour partir à l'aventure et comprendre les différentes intentions de l'ennemi, un périple qui fera l'objet de nombreuses associations afin d'opposer une puissance suffisante pour une issue heureuse. Vous l'aurez compris, si cette histoire est agréable à suivre, il n'y aura pas de grosses surprises, de rebondissements mais une bonne mise en scène avec de nombreuses cinématiques.

Dragon Quest Heroes II parvient à afficher de nombreux et jolis progrès par rapport au premier épisode dont la barre était déjà haute en matière de musou. Des améliorations techniques, un sentiment de liberté bien plus grand, de nouveaux personnages, la possibilité d'incarner des monstres, de changer de classes ou encore de jouer avec des amis jusqu'à 4 en coopération. Les nouveautés sont nombreuses et s'intègrent à merveille dans l'aventure pour offrir une expérience de jeu encore plus confortable et variée avec toujours ce souci de respecter la licence, que ce soit sur le plan visuel ou sonore. Pas beaucoup de reproches à faire si ce n'est peut-être l'absence d'un multijoueur local et la disparition de certains personnages présents dans le premier épisode, les autres critiques étant propres au genre (décor un peu vide, caméra capricieuse, lisibilité moyenne). Une seconde aventure vivement recommandée si vous aimez la formule et que vous avez apprécié le premier volet.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 16/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 18/20
Scénario : 13/20

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Note globale : 16/20

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[Test] Sniper Ghost Warrior 3

12 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après la sortie d'un nouvel épisode de Sniper Elite, CI Games réplique très rapidement pour le plus grand plaisir des joueurs amateurs de snipers avec l'arrivée d'un nouvel épisode de la série Sniper Ghost Warrior. Après un second épisode très moyen affichant tout de même des progrès, on espère bien que ce nouvel opus, Sniper Ghost Warrior 3, parviendra enfin à s'imposer comme une potentielle référence du genre. La concurrence est particulièrement rude avec la série Sniper Elite qui ne manque pas de charme et d'atouts tout restant largement perfectible. Cette sortie en fin de mois d'avril nous permet donc d'y voir plus clair sur le marché des fusils à lunette pour connaître l'épisode proposant la meilleure expérience de jeu. Un troisième opus séduisant ou frustrant ?

CI Games tente de poursuivre son envie de changement en basculant ce troisième volet dans une approche, celle du monde ouvert. Un véritable effet de mode qui touche donc la série Sniper Ghost Warrior avec une licence comme forte inspiration tout au long de l'aventure : Far Cry, la licence d'Ubisoft. Attention le jeu ne tombe jamais dans le piège d'une copie excessive mais à plusieurs reprises, les joueurs pourront distinguer quelques éléments qui rappellent fortement la licence Far Cry, il y a quand même pire comme inspiration. L'univers proposé est intéressant, rafraîchissant et sort de l'ordinaire à l'image de son concurrent, Sniper Elite 4. Rendez-vous donc en Europe de l'Est, en Géorgie pour être plus précis. Un terrain de jeu relativement vaste qui se divise en trois grandes zones, chacune proposant un climat légèrement différent (neige, tropicale et un climat intermédiaire) pour varier les plaisirs et ainsi obtenir des décors différents. Cela n'empêche que si la variété est effectivement au rendez-vous, les environnements sont terriblement vides dans ces trois zones., ça manque cruellement de vie...

Heureusement le level-design est un minimum soigné pour obtenir une bonne verticalité, un élément de concept indispensable pour un jeu qui mise d'abord sur le fusil à lunette. Cette verticalité se traduit donc par une multitude de points en hauteur afin de visualiser d'une manière suffisamment large une zone d'action. Si jusqu'ici ce n'est pas trop mauvais dans l'ensemble, il est temps d'aborder l'élément qui fâche vraiment avec ce troisième opus : la finition. Lorsqu'on découvre la réalisation du jeu, c'est une immense déception pourtant on espérait une technique bien mieux maîtrisée, les premiers retours semblaient positifs lors de la présentation du jeu dans les différents salons au cours de son développement. Malheureusement, ça sent une sortie précipitée lorsqu'on voit les faiblesses techniques du jeu.

C'est d'autant plus frustrant que ce troisième volet utilise le moteur CryEngine qui est capable de belles prestations...Des textures grossières, une modélisation perfectible, des animations parfois moyennes, des temps de chargements trop nombreux et surtout trop longs, la liste est longue. Tout au long de l'aventure, vous ferez face des ralentissements parfois légers, parfois méchants jusqu'à subir des freezes, des crashs, bref pas très glorieux. On ne fait pas la liste des bugs rencontrés, mais ils sont nombreux et rarement amusants. One félicite pas les cinématiques non plus, si la présence de celles-ci est appréciable, le résultat est à l'image de la technique du jeu, bien faible. On pourra tout de même se montrer un peu rassurant en évoquant la présence d'un cycle jour/nuit sympathique et d'une gestion de la lumière qui laisse paraître encore des progrès à l'image du précédent épisode. 

Forcément avec autant de lacunes visuelles, il fallait s'attendre à un impact plus ou moins important sur le gameplay. Ce sera le cas par l'intermédiaire des nombreux bugs mais heureusement cela n'empêche pas d'apprécier les quelques qualités du jeu. On a fait mention d'une inspiration de Far Cry, celle-ci se ressent nettement au niveau de la jouabilité. Vous pourrez donc explorer le monde ouvert, dans une vue à la première personne, selon vos envies avec plusieurs types de déplacements. Vous pourrez simplement rester à pied mais aussi prendre un véhicule (une conduite parfois un peu pénible et visuellement pas terrible dès que l'on se trouve au volant de l'engin). Enfin il est également possible de faire usage du système de voyage rapide. Autre détail très similaire à la licence d'Ubisoft, la présence des planques.

Le seul endroit bien tranquille qui permet de se reposer (dormir sur un lit permet de se soigner et de faire avancer le temps) mais également de bien préparer ses missions. En effet la préparation est importante car on peut facilement être à court de munitions. Dans cette fameuse planque, par l'intermédiaire d'un établi, il sera également possible de crafter des munitions, des explosifs (grenades, mines), des soins, bonus ou même des accessoires pour les armes (silencieux). Cela nécessite tout de même des ressources collectées tout au long du jeu (pièces mécaniques et électroniques). Le jeu adopte trois styles différents mais dont l'équilibre n'est pas parfait pour plusieurs raisons (l'équilibre des armes et des ennemis). On a donc le style "Sniper", le style "Ghost" et le style "Warrior". Le style qui sera sûrement le plus apprécié et qui s'avère le plus intéressant et avantagé, c'est le style "Sniper". 

Le style "Ghost" implique une parfaite infiltration au cours des missions que ce soit en combat à distance ou rapproché, à condition que l'IA ne soit pas défaillante. Enfin le style "Warrior" est brutal et offre une belle dose d'action mais sans la moindre discrétion et sans le même fun. Selon le style adopté, vous gagnerez des points d’expérience attribués au style pratiqué. Cela signifie que si vous désirez obtenir toutes les compétences, il faudra varier ses approches et sa façon de jouer. Trois styles de jeu donc trois arbres différents où les compétences permettent d'améliorer ses capacités : réduire le coût des ressources à l'établi, plus de munitions, courir sur une plus longue durée, maintenir sa respiration plus longtemps... Au cours de vos missions, en plus de l'environnement, vos armes et vos munitions, vous disposerez de moyens technologiques très pratique, peut-être même trop efficace parfois.

La meilleure nouveauté, c'est la présence d'un drone, là aussi un effet de mode qui touche de plus en plus de jeu mais qui permet de varier les plaisirs et rendre le gameplay plus profond. On va surtout en faire usage lors des premières phases de chaque approche car c'est bien grâce à lui que l'on y verra plus clair dans la zone de l'objectif. Le but du drone sera de localiser et marque les différents afin de pouvoir préparer son plan d'attaque. Très efficace, ce système est rarement problématique sauf si celui-ci est détruit ou que la batterie est faible, dans ce cas un peu de patience sera demandée. D'autres éléments technologiques accompagnent cette nouveauté comme le piratage des tourelles, caméras ou encore l'utilisation de la vision nocturne (il ne faut pas oublier que l jeu dispose d'un cycle jour-nuit). Ces nouveautés, en plus des phases de tirs classiques peu importe l'arme, démontrent encore plus la faiblesse de l'IA. 

L'utilisation d'un drone rend les approches bien plus simples puisque celui-ci semble quasiment indétectable, il faudrait vraiment foncer sur un ennemi pour espérer perdre sa couverture... Il arrive parfois que l'IA soit extrêmement proche de votre position légèrement camouflée, vous serez rarement découvert. On va maintenant aborder une nouveauté et surtout rappeler la partie la plus importante du jeu, le tir au sniper. Vous réalisez un headshot ? Une killcam se lance, si cette fonctionnalité est amusante et jouissive, elle lasse très rapidement et surtout elle souffre de la comparaison avec la killcam en X-Ray de Sniper Elite 4.

Mais pour tirer dans la tête, il faut déjà réussir son tir et donc parfaitement viser l'ennemi. En effet en plus de tenir compte du vent, de la gravité et de votre position (couchée, accroupie), il faudra aussi gérer un système de calibrage de distance. On précise que dans le mode de difficulté normal, un petit point rouge apparaît lorsqu'on retient sa respiration pour apporter de l'aide à votre tir, une assistance vraiment agréable au départ afin de bien maîtriser le potentiel du jeu. Concernant les objectifs des missions, on ressent tout de même une certaine répétitivité au cours de l'histoire. Les missions se montrent basiques et fidèles à ce que l'on peut attendre dans un FPS de ce style. Vous devrez donc reprendre des avants-postes ennemis, des points d'intérêt pour sauver des civils, tuer une cible précise  ou encore réaliser une escorte à distance afin de mettre en action vos talents de sniper.

Ensuite, en matière de durée de vie, on fait face à un goût étrange. Au niveau du contenu solo, on peut estimer une expérience de jeu de 8-10h selon votre façon de jouer. Il sera question de quatre actes différents pour une vingtaine de missions principales. Pour prolonger cette expérience malheureusement très répétitive et maquant de fraîcheur la plupart du temps, on pourra compter sur des missions secondaires, objectifs annexes, points d'intérêts... Pour les arbres de compétences, on pourra profiter de 9 aptitudes pour chaque arbre en sachant qu'il y a trois styles et donc trois arbres. Pour l'arsenal, le jeu met en avant une trentaine d'armes différentes, un chiffre relativement correct pour ce style et dont celles-ci se débloquent au fur et à mesure de l'accomplissement des missions ou en fouillant les ennemis.

Enfin, difficile de ne pas cacher son immense déception, sa terrible frustration lorsque l'on découvre que le jeu propose uniquement une expérience solo contrairement aux deux précédents épisodes qui proposaient un mode multijoueur. Pire, tout au long de son développement et donc de sa phase de communication, de son annonce au trailer de lancement, jamais le studio n'a évoqué le sujet. En effet le studio a décidé de se concentrer sur la campagne solo en mettant ainsi le multi de côté pour une sortie ultérieure (les développeurs évoquent un vague 3ième trimestre 2017). Celui-ci fera son apparition sous la forme d'une mise à jour gratuite, heureusement, ce qui provoque logiquement la colère des joueurs qui pensaient découvrir une expérience multijoueur dès la sortie du jeu. Le problème, ce n'est pas vraiment l'absence du multijoueur dès sa sortie, c'est cette absence totale de communication à ce sujet depuis sa première présentation pour finalement réaliser une maigre annonce le jour de la sortie officielle du jeu...

On termine par aborder tout de même son ambiance sonore ainsi que sa partie scénaristique. La bande-son se montre globalement à la hauteur en renforçant de belle manière l'univers du jeu. En choisissant un environnement original, la Géorgie, le jeu fait le choix de musiques d'ambiance cohérentes avec ce décor pour contribuer à une plus grande immersion. Un très bon point de la part des développeurs d'autant que les autres compositions se montrent très correctes et que les bruitages, notamment des armes, sont convaincants. On pourra juste se plaindre des doublages Français pas toujours très percutants et de quelques musiques (notamment dans les menus) un peu pénibles. Pour l'histoire, on note des progrès dans l'écriture afin d'aboutir à un résultat plus captivant et original.

Cette troisième aventure s'oriente vers la relation entre deux frères, nous incarnons Jon North un jeune sniper américain qui possède deux missions, la première est de sauver son frère Robert North, suite à un enlèvement de celui-ci par une étrange organisation, et la seconde mission est de stopper la guerre civile en Géorgie. L'écriture est nettement plus soignée et intéressante mais tout en restant perfectible, la faute à un schéma beaucoup trop prévisible et une fin largement discutable. Les personnages manquent de profondeurs, si l'on apprécie les deux frères, les personnages secondaires possèdent beaucoup de difficultés à s'imposer au cours des événements. Cela reste néanmoins le meilleur scénario des trois épisodes de la série.

Sniper Ghost Warrior 3 alterne le bon et le moins bon avec tout de même de nombreuses lacunes et une énorme frustration. Oui, l'absence de multijoueur annoncée le jour de la sortie du jeu passe difficilement à l'image des faiblesses techniques du jeu malgré la présence du moteur CryEngine pourtant capable de belles prouesses. C'est vraiment dommage car son inspiration de Far-Cry est une bonne idée et que certaines nouveautés sont sympathiques en plus d'un scénario et d'un cadre immersif et intéressant. Si la Géorgie fait son petit effet, sa mise en valeur est bancale, la faute à de nombreux bugs et problèmes techniques qui gâchent clairement l'expérience de jeu. Le jeu tente d'offrir de la liberté avec un monde ouvert mais la répétitivité des missions et le vide qui règne dans la plupart des environnements empêchent de pleinement en profiter, c'est frustrant. Un troisième opus qui affiche donc des progrès, des bonnes idées mais aussi des gros soucis de finitions et de variétés.

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Graphismes : 13/20
Gameplay : 14/20
Durée de vie : 11/20
Bande-son : 14/20
Scénario : 13/20

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Note globale : 13/20

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