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[Test] FlatOut 4 Total Insanity

26 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

La série FlatOut est de retour pour le plus grand plaisir des fans. Il faut avouer que ce type de jeu n'est pas aussi commun sur les nouvelles consoles qu'auparavant. On espère toujours découvrir un nouvel épisode de la licence Burnout ou même Motorstorm par exemple. En attendant, c'est bel et bien FlatOut qui revient avec un quatrième opus sur PlayStation 4 et Xbox One sous le nom suivant : FlatOut 4 Total Insanity.

Après la terrible catastrophe provoquée par le troisième opus complètement mauvais et indigne de la licence, les développeurs espèrent bien signer un retour gagnant. Avant le coup c'est possible dans la mesure où le studio de développement n'est pas le même, c'est désormais le studio Kylotonn (WRC 5 et 6) qui se charge de ce nouvel opus. Un studio qui commence à bien connaître le genre, ce qui semble encourageant sur le papier même si cela n'empêche que les moyens seront sûrement limités... Un nouvel échec ou au contraire un épisode digne des deux premiers ?

On ne s'attendait pas à un miracle sur le plan visuel, et ce n'est pas plus mal car la déception n'est pas aussi grande que si de vrais espoirs étaient fondés. En effet, visuellement le jeu laisse plus l'impression d'une version PS3/360 plutôt que d'un jeu sur la nouvelle génération de console. Même si dans un jeu, il n'y a pas que les graphismes, il faut avouer que c'est quand même un peu frustrant. Techniquement, c'est vraiment très moyen avec de vilaines textures, une modélisation largement perfectible, une gros dose d'aliasing, de clipping... La liste des problèmes est longue, très longue. Une finition décevante à l'image de la fluidité qui théoriquement se contente de 30 fps mais sans offrir l'assurance d'une parfaite stabilité, de nombreux ralentissements sont à prévoir...

Dommage également que la gestion de dégâts se montre minimaliste avec de simples évolutions visuelles des véhicules. On arrive tout de même à sortir quelques détails encourageant comme la conception des circuits avec de nombreux raccourcis intéressants. Les environnements sont variés et colorés (montagne, forêt, désert ou encore zone plus grises dans un style urbain et industriel). Les décors sont donc variés et surtout loin d'être vides, cela reste agréable même si à pleine vitesse, on en profite rarement. D'ailleurs c'est cette richesse dans les décors qui sera souvent synonyme de ralentissement. On apprécie également le soin apporté aux effets de lumière et aux effets météo. On note des problèmes au niveau de la physique avec des collisions très étranges avec certaines parties du décor et des adversaires...

Pas brillant dans sa réalisation, le jeu se montre également moyen dans son gameplay. Malgré une très bonne prise en main comme la plupart des jeux de course orienté arcade, le plaisir de jeu est complètement croqué par la frustration de chaque épreuve. Les problèmes viennent de la technique du jeu, beaucoup trop problématique pour espérer s'en sortir sans gravité. Ainsi, les épreuves s'enchaînent où la différence s'effectue sur la stabilité du jeu. Si les chutes de framerate ne sont pas la cause d'un accident, ce sera la physique du jeu. Un contact avec le décor sera souvent très négatif, mais c'est surtout les contacts avec les autres pilotes qui risquent de frustrer une grande partie des joueurs. Les collisions sont très aléatoires et donnent systématiquement l'impression de favoriser votre adversaire. Cela complique la prise en main pourtant bonne au départ mais avec quelques heures au compteur, on parvient à réaliser les bons choix en course. Si l'on apprécie la destruction des environnements pour rendre les courses plus vivantes et impressionnantes, c'est bien la nitro et donc la sensation de vitesse qui sont vraiment sympathiques dans ce nouvel opus.

Une bonne sensation de vitesse mais une mauvaise sensation dans le comportement des véhicules qui semblent glisser sur la route... Au niveau des commandes, vous avez une touche pour accélérer, freiner, utiliser la nitro, utiliser le frein à main... rien de particulier pour ce type de jeu. Malgré de nombreux défauts, on a envie de lui laisser une chance et d'enchaîner les épreuves pour s'amuser dans des courses fun avec une mise en scène explosive qui correspondent parfaitement à l'identité de la licence et aux excellents souvenirs des deux premiers épisodes de la série. Au niveau de l'IA, si vous n'aurez pas trop de problèmes à vaincre lors des premières épreuves, le challenge va rapidement faire son apparition en sachant que l'IA est sans pitié. En matière d'interface, le jeu se montre très classique : temps, position, nombre de tours, compteur, carte dynamique.

Jusqu'ici et malgré quelques qualités, il faut avouer que ce quatrième opus accuse de nombreuses faiblesses. Heureusement il reprend des couleurs au niveau de son contenu franchement séduisant. On distingue d'abord un jeu divisé en quatre modes : Carrière, FlatOut, Partie Rapide et enfin Multijoueur. Mieux vaut s'orienter vers le mode carrière dans un premier temps afin de découvrir le jeu, obtenir des médailles d'or, de l'argent et du nouveau contenu. Le mode carrière se montre très classique avec un enchaînement d'épreuves variées, de la course classique au traditionnel contre-la-montre. On pourra par la suite se tourner vers le mode FlatOut et le mode Partie Rapide. Ce fameux mode FlatOut comporte 42 défis variés et vraiment amusants. On pourra ainsi participer à différents types d'épreuves : Assaut (course avec des armes), Carnage (faire le plus gros combo de destruction), Contre-la-montre, Survivant (détruire tous les adversaires dans une arène), Deathmatch (une variante du mode survivant avec des bonus), Contre-la-bombe (atteindre un checkpoint avant l'explosion de la bombe) ou encore Capture de drapeau. 

Impossible de ne pas parler du retour des fameuses cascades, un symbole de la licence. Au nombre de 12, dans des décors originaux (golf, curling...) celles-ci se montrent franchement amusantes et permettent de varier les plaisirs avec les autres épreuves. Pour le mode multijoueur, il est possible de jouer jusqu'à 8 joueurs en ligne et en local, de quoi prolonger l'expérience de jeu et s'amuser avec d'autres joueurs. Une précision importante concernant le multijoueur en local, il s'agit seulement d'un système de tour par tour pour les épreuves proposées, il n'est pas question d'un écran partagé, ce qui est franchement dommage pour ce type de jeu... Au niveau des véhicules, il existe trois catégories (Derby, Classic et Allstar) pour un total de 27 véhicules différents. Il est possible de procéder à une personnalisation à trois niveaux sur un véhicule : la peinture, le klaxon et le gaz d’échappement. Le jeu comporte 12 pilotes différents, 20 circuits et 4 arènes. Sur le papier, le contenu se montre très satisfaisant à l'exception donc de l'absence d'écran partagé.

Enfin on termine par une autre très bonne note, celle de la musique. La bande-son offerte par les développeurs devrait à coup sûr plaire aux joueurs tellement elle s'inscrit parfaitement dans le style et l'univers du jeu. Une ambiance sonore aussi folle que les courses avec des compositions musicales au style rock (et même hard-rock) ou encore métal qui renforcent le fun et l'explosivité de ce nouveau volet. Même les bruitages se montrent cohérents avec le type de véhicule et l'esprit du jeu, attendez-vous à des bruitages moteurs monstrueux, on est loin du silence d'un véhicule électrique... Non seulement cette ambiance sonore est soignée mais elle est également variée avec un total de 37 pistes différentes. Un plaisir et une mise en scène renforcée, pas de doute c'est bel et bien un FlatOut.

FlatOut 4 Total Insanity relève la tête de la licence avec ce nouvel épisode. Il faut dire que le précédent était tellement mauvais, cela lui laissait peu de chance de faire pire. Néanmoins malgré un retour prometteur le jeu va rapidement montrer des limites qui risquent de déplaire à de nombreux joueurs. Visuellement le jeu est digne d'une production de 2008 (soit 9 ans), à l'époque de la PlayStation 3 et Xbox 360. Une technique qui va avoir de lourdes conséquences pour nos yeux mais aussi pour le plaisir de jeu. En effet les collisions en course en plus d'une IA sans pitié seront véritablement l'élément de frustration qui pourra frustrer un grand nombre de joueurs. C'est dommage car c'est jouissif, facile à prendre en main et c'est dans l'esprit FlatOut. Le contenu est très convaincant avec de nombreuses épreuves et défis avec notamment les fameuses cascades. Le multijoueur est également de la partie, en ligne comme en local, mais avec un bémol important, le multijoueur local s'effectue uniquement en tour par tour, il n'y a pas d'écran partagé. Enfin, la bande-son colle à merveille avec l'univers FlatOut.

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Graphismes : 11/20
Gameplay : 12/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 17/20

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Note globale : 13/20

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[Video] Let's play Assassin's Creed Syndicate : épisode 15 et 16

24 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Vidéos découvertes

Le let's play sur Assassin's Creed Syndicate poursuit son chemin petit à petit avec toujours ShadowNightm4re. On retrouve aujourd'hui deux nouveaux épisodes, 15 et 16. Le quinzième épisode enchaîne directement avec la continuité de la mission démarrée dans l'épisode précédent, avec l'aide d'Henry. Il faudra d'ailleurs porter assistance à dernier avant de s'enfuir. Dans l'épisode 16, on retrouve Evie qui poursuit un templier pour connaître la localisation des plaques et brûler les faux billets, tout en obtenant des informations auprès d'un templier. Enfin la vidéo se termine par une mission de Jacob où il faudra écouter une conversation en esquivant un policier en promenade. 

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[Test] Styx : Shards of Darkness

22 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après une première aventure vraiment sympathique et créant même la surprise, Focus Home Interactive et Cyanide décident de proposer une suite des aventures de Styx, un petit gobelin qui aime l'or et la discrétion. Disponible depuis le 14 mars 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC, cette suite s'intitule Styx : Shards of Darkness. Un deuxième épisode qui espère bien bonifier sa formule dédiée à l'infiltration tout en ajoutant on l'espère son lot de nouveautés autant dans le gameplay que dans le contenu. Aussi bon si ce n'est meilleur que le premier opus ?

L'épisode précédent n'était pas spécialement brillant pour sa technique, on espérait donc quelques améliorations notables pour cette suite, c'est justement le cas. D'une manière globale, ce deuxième opus progresse considérablement pour offrir une expérience visuellement nettement plus propre et variée tout en restant perfectible. Cette suite fait usage du moteur graphique Unreal Engine 4, un succès du début à la fin qui renforce l'excellente direction artistique du jeu. Oui la force de cette licence, c'est sa direction artistique qui nous plonge dans un monde fantastique sombre tout en restant amusant sur les bords. L'autre force du jeu, c'est son level-design. Pourtant très séduisant dans le volet précédent, les développeurs vont encore plus loin dans la conception des niveaux de cette suite avec une verticalité encore plus importante et de nombreuses possibilités pour se rendre à l'objectif.

On prend un véritable plaisir à découvrir chaque coin de la zone de jeu pour se rendre à l'objectif sans être repéré tout en distinguant la position des ennemis, des trésors et des possibilités offertes par le décor en matière de pièges. S'il conserve son style, son identité, le jeu démontre un univers bien plus coloré et moins sombre avec une meilleure maîtrise de l'éclairage. De jolis effets de lumière qui s'accompagnent d'une modélisation en progrès à l'image des différentes animations du jeu. Les textures progressent mais démontrent encore quelques faiblesses, comme pour les temps de chargement qui s'améliorent grandement mais dont certains joueurs estimeront qu'ils sont encore un peu longs. Si l'on pourra faire face à quelques bugs, la finition du jeu est tout de même bien meilleure que le premier volet avec notamment une excellente fluidité tout au long de l'aventure.

Concernant la variété de l'environnement, elle est plus importante mais démontre une lacune importante que l'on pouvait déjà distinguer dans l'épisode précédent : le recyclage. En effet, on aurait bien aimé de découvrir une aventure sans forcément repasser par certains niveaux, même si la richesse de ceux-ci pourrait permettre plusieurs passages sans trop de lassitudes. Un degré de recyclage atténué par l'excellent level-design mais qui laisse toujours cette pointe de frustration. Du côté de notre gobelin, son design est toujours aussi charismatique, contrairement aux différents ennemis du jeu (humains, elfes, nains...). En ce qui concerne l'interface, elle est sobre et agréable à la lecture que ce soit dans la gestion des compétences ou pour la partie artisanat (fabrication d'objets avec liste des ingrédients nécessaires).

Grâce à l'excellente conception des niveaux, le gameplay ne peut devenir que plus intéressant malgré quelques faiblesses qui existaient déjà dans l'épisode précédent. Ceci dit, on note des progrès et améliorations à tous les niveaux, mais l'évolution est parfois trop mince pour se contenter d'un tel résultat. On va d'ailleurs aborder ces fameux points négatifs en commençant par les déplacements du personnage et notamment les sauts. Il n'était pas rare de mourir parce que l'exécution du saut était catastrophique, soit par erreur soit par un mauvais calcul des distances dans la zone en question. C'est d'autant plus gênant que le titre mise sur une verticalité importante. Heureusement pour réduire cette frustration, le jeu va mettre à disposition du joueur, des compétences intéressantes dans cette suite afin de pouvoir se rendre à un point précis sans forcément avoir la crainte d'une erreur dans l'exécution des sauts. Cela reste tout de même encore lourd et imprécis...

Le deuxième problème, que l'on retrouve dans quasiment tous les jeux surtout de ce genre, c'est l'IA des ennemis. Alors oui, on note tout de même une légère amélioration par rapport au premier opus, mais cela reste insuffisant pour ne pas être frustré par certaines situations. Parfois, vous aurez l'impression de faire face à des ennemis terriblement aveugles alors que la situation est pourtant évidente (un corps au sol). Tandis que dans d'autres phases de jeu, on sera surpris par l'excellente vue des ennemis dont le repérage de votre gobelin est tellement rapide et facile qu'on se demande encore notre vraie erreur dans notre approche... Ces deux défauts majeurs constituent de nombreuses frustrations au fil de l'aventure mais sans vraiment gâcher l'expérience de jeu dès lors que l'on a connaissance de ces problèmes. 
D'ailleurs les développeurs tentent de réduire cette frustration par la mise en place d'un système de sauvegarde plutôt intéressant.

Par l'intermédiaire d'une touche, vous pourrez effectuer une sauvegarde rapide, simple et efficace si vous souhaitez recharger rapidement en cas d'erreur. Ce système nous pousse à réaliser des tentatives au sein d'un niveau sans vraiment faire face à un risque. Avec un système de sauvegarde uniquement possible en fin de niveau, le déroulement est nettement plus calculé autrement on relance depuis le début. Or ici, vous pouvez progresser petit à petit et si vraiment vous commettez une erreur, vous relancez votre dernière sauvegarde rapide. C'est clairement une invitation à prendre des risques sans gâcher la progression précédente. Autrement le gameplay est très proche du précédent opus avec de nombreuses compétences à faire usage en usant sa jauge d'ambre (une sorte de jauge magique) où l'on pourra retrouve la création d'un clone par exemple.

Au-delà de vos compétences, les niveaux regorgent de pièges très intéressants comme décrocher un lustre, vomir dans une assiette, éteindre la lumière pour prendre un sérieux avantage dans le noir... On fait donc face à une palette offensive très polyvalente qui dépend de l'environnement mais aussi des compétences de Styx que l'on pourra débloquer au fil des niveaux. Cette suite mise aussi sur une exploration plus importante que par le passé en ajoutant la récolte de ressources dont l'intérêt est immense, il fait grandir le champ des possibilités pour parvenir à son objectif. Ainsi, si vous disposez des ressources suffisantes (il va falloir faire des choix et bien réfléchir sur la confection de l'équipement en question), vous pourrez par exemple créer des pièges acides, des flèches, des fioles...

Au niveau de la durée de vie, ce deuxième opus progresse également sur de nombreux points. On retrouve une trame principale plus ou moins proche du premier épisode au niveau de sa longueur avec des niveaux découpés en mission pour un total de 9 missions. Il vous faudra entre 8h et 10h environ pour venir à bout de l'aventure si vous prenez votre temps de découvrir le jeu. En plus de l'objectif principal, le jeu vous propose d'accomplir des tâches secondaires pour varier les plaisirs. En plus de la table d'artisanat qui permet donc de fabriquer 9 types d'objets, le jeu propose un système de compétences qui totalise 5 arbres : Furtivité, Assassinat, Alchimie, Clonage et Perception. Contrairement au volet précédent, cette suite propose régulièrement des combats face à des boss. Ces phases ne sont pas trop mauvaises même si certaines semblent plus percutantes que d'autres, cet ajout reste appréciable. Le contenu du jeu ne s'arrête pas là puisque, comme pour le premier opus, un système d'insigne est de la partie.

Le but ? Obtenir la médaille d'or de chaque insigne dans toutes les missions. Celles-ci mettent en valeur l'aspect infiltration du jeu puisqu'il existe 4 insignes par mission : Célérité (battre un temps), Ombre (nombre d'alarmes déclenchées), Clémence (nombre d'ennemis tués), Voleur (jetons ramassés, le jeu totalise 180 jetons). Ces insignes constituent une excellente rejouabilité à travers les différentes missions du jeu en plus d'offrir du challenge. Justement, à propos de la difficulté, le jeu propose quatre niveaux : Découverte, Initié, Gobelin et Maître. Enfin, une nouveauté vraiment sympathique et que l'on n'attendait pas forcément, c'est la mise en place d'un mode coopératif. Il est donc possible de parcourir l'ensemble des niveaux du jeu avec un ami. La souplesse de ce mode, c'est qu'il est possible d'inviter ou rejoindre un joueur à n'importe quel moment de la partie.

Du côté de la bande-son, cette suite s'en sort plutôt bien et s'inscrit dans la continuité du travail réalisé sur le premier épisode de la licence. On retrouve ainsi de très bonnes compositions musicales (peut-être légèrement moins marquantes que les précédentes), des bruitages crédibles et surtout des voix Anglaises convaincantes (mention spéciale évidemment à la voix de Styx qui fonctionne toujours aussi bien pour un gobelin). Forcément lorsqu'on sait le studio de développement, Français pour l'occasion et malgré le soin apporté à l'ambiance sonore, on peut regretter l'absence de voix Françaises au profit de doublages Anglais avec les sous-titres en Français.

Enfin pour ce qui est de l'histoire, elle n'est pas spécialement originale mais parvient tout de même à séduire par petite dose grâce à son univers ainsi que son humour noir. Les références sont nombreuses autant par rapport à d'autres licences de jeux vidéo que dans le monde du cinéma. Quelques surprises seront tout de même de la partie à l'image du premier épisode, l'écriture est donc soignée mais on ressent un réel potentiel pour aller plus loin dans l'écriture et cet univers très intéressant. Sans trop en dire, on pourra quand même évoquer le lieu de ce deuxième opus. Vous pouvez dire au revoir à la Tour d'Akenash et son Arbre-monde, cette suite se déroule désormais à Korrangar, la cité des Elfes Noirs.

Styx : Shards of Darkness est une suite très convaincante avec de bons choix de la part des développeurs et de nombreuses améliorations pour aboutir à une expérience de jeu encore plus complète et élégante. Visuellement le jeu progresse nettement que ce soit sur sa partie technique ou artistique, avec des niveaux complètement dingues au niveau de la conception. Le gameplay souffre toujours de quelques problèmes mais ils sont atténués et pas systématiques ce qui réduit l'impact sur l'aventure. Le potentiel est énorme pour aboutir à son objectif dans la plus grande discrétion ou au contraire, éliminer discrètement chaque ennemi de la zone. Le contenu est similaire au premier épisode à l'exception de la présence d'un mode coopératif qui apporte un supplément non négligeable. La bande-son est toujours aussi emballante et le scénario reste agréable et amusant à suivre surtout pour sa dimension comique.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 16/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 15/20
Scénario : 15/20

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Note globale : 16/20

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[News] Quelle coque Huawei P10 choisir ?

21 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #High-Tech (Téléphone)

La marque Huawei continue d'étoffer et renouveler sa gamme de smartphone tout en confirmant son succès. En ce début d'année 2017, c'est donc le successeur de l'Huawei P9 qui débarque et qui s'inscrit dans la continuité avec son nom de code prévisible : Huawei P10. Un smartphone haut de gamme performant, élégant, qui nécessite donc un minimum de protection surtout compte tenu de son prix. C'est encore plus vrai lorsque les premiers retours d'utilisateurs évoquent un dos en métal particulièrement sensible aux chocs et rayures, une protection s'impose. Dès sa sortie, le choix était plutôt large et va continuer de grandir au fil des mois. On va donc s'arrêter sur trois coques Huawei P10 (l'une des protections est d'ailleurs plus une housse qu'une véritable coque).

On commence avec un produit très précis puisqu'il s'agit de la coque officielle proposée par la marque Huawei. En effet si certains utilisateurs ne sont pas spécialement exigeants sur la marque de la protection, d'autres souhaitent systématiquement obtenir un modèle dont la marque est identique à celle du smartphone. Il s'agit donc de la coque officielle Huawei P10 Smart View Flip avec trois coloris différents : gris sombre, gris clair et marron. Ce modèle est doté d'une fenêtre de visualisation intelligente intégrée sur le rabat protecteur. Cette fenêtre permet un visionnage intuitif et rapide des notifications entrantes, de l'heure, de la date ou encore de la météo par exemple sans que vous n'ayez à ouvrir le rabat et à allumer manuellement l'écran de votre smartphone.

L'idée est donc de pouvoir consulter rapidement ses notifications via une fenêtre de visualisation. Ce modèle est conçu à partir de matériaux synthétiques de qualité et surtout dans les normes de conception très strictes. Etant donné qu'il s'agit d'un produit officiel, cette coque assure un ajustement parfait et un respect total de toutes ses caractéristiques et fonctionnalités, les boutons latéraux, le connecteur de charge, l'appareil photo... Au niveau de la protection, son rabat robuste intégré protège efficacement l'écran de l'Huawei P10 des éventuels dommages accidentels du quotidien, rayures et éraflures notamment. Enfin au niveau de son prix, celui-ci est disponible à un prix aux alentours de 28€ environ.

On passe maintenant à un second produit complètement différent dans son approche. Déjà, il s'agit d'une protection du catalogue Olixar, une marque que l'on ne présente plus en matière de protection pour smartphone que ce soit des coques ou des housses avec des tarifs différents selon vos besoins, que ce soit esthétique ou en matière de protection. On va donc parler de la coque Huawei P10 Olixar Ultra Mince 100% Transparente. Oui vous savez, ce genre de coque qui n'influence en rien le gabarit de votre smartphone et qui permet de profiter de sa couleur initiale. Ces efforts ne négligent pas pour autant sa performance au niveau de la protection. Cette coque est fabriquée à partir d'un matériau solide et résistant pour une protection durable. Chaque coque de la marque Olixar est conçue à partir d'un matériau en gel et durable, elle est donc flexible comme du silicone et plus résistante qu'une coque traditionnelle. Sa conception en gel lui permet d'offrir un revêtement antidérapant unique qui vous offre une meilleure adhérence et surtout une excellente prise en main.

Ce travail sur ce revêtement permet de réduire considérablement le risque de chute par inadvertance. Cette coque est donc conçue pour être à la fois mince, légère et solide, la marque mise clairement sur une protection polyvalente dans divers usages. Elle n'ajoute aucun volume inutile au smartphone. Un autre petit détail intéressant, le cadre supérieur de la coque est légèrement surélevé pour protéger l'écran du Huawei P10. En effet, elle dispose d'un revêtement supérieur lorsque le smartphone est posé face contre table ou sur toute surface plane. L'écran ne pourra donc pas frotter avec la surface et sera ainsi protégé de toutes formes de rayures ou frottements indésirables pour l'écran. Même si ce n'est un produit de la marque Huawei, il est important de préciser que ce modèle dispose tout de même des découpes spécifiques laissant un libre accès à tous les ports, boutons et fonctionnalités du Huawei P10. Enfin, son prix est particulièrement attractif puisqu'il est de 7€ environ.

Enfin, on termine ce petit tour d'horizon avec un autre produit de la marque olixar, sauf que cette fois-ci, il est question d'une housse et non d'une coque. Il s'agit de la housse Huawei P10 Olixar Portefeuille Simili cuir avec support. Un seul coloris est proposé, le noir. Cette housse portefeuille en simili cuir a été spécialement conçue pour l'Huawei P10. Celle-ci intègre donc les découpes spécifiques afin de laisser un accès libre et complet à tous les ports, boutons ainsi qu'à toutes les fonctionnalités de l'Huawei P10. Il s'agit d'une housse légère mais qui offre tout de même au Huawei P10 une protection optimale et robuste contre les rayures, les éraflures, impacts légers ou encore les chocs accidentels. Comme il s'agit d'une housse à rabat, l'écran du smartphone sera parfaitement protégé lorsque celui-ci sera fermé. On précise d'ailleurs que derrière le rabat protecteur se cache une coque en plastique rigide. On a donc clairement une protection complète avant et arrière.

L'avantage d'une housse en plus d'une excellente protection, c'est d'offrir de petits avantages pour le quotidien. Ainsi, cette housse est dotée d'une conception très pratique à l'intérieur du rabat, elle intègre des emplacements dédiés au rangement des différentes cartes que l'on dispose : carte bancaire, carte de fidélité... Enfin l'autre avantage très fréquent pour une housse, c'est d'offrir un support de visionnage intégré pour plus de confort lors d'une vidéo ou d'un film par exemple. Très pratique et très facile à mettre en place, il sera donc possible de positionner son smartphone dans un angle de vue idéal pour regarder n'importe quel contenu sans pour autant garder le smartphone dans les mains. Au niveau de son tarif, celui-ci s'élève à 15€ environ, un prix abordable pour une housse de ce niveau.

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[Test] LEGO Worlds

18 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Un nouveau jeu LEGO débarque en ce mois de mars 2017, mais de quelle licence s'agit-il ? Stop, contrairement aux derniers opus à quelques rares exceptions, il ne s'agit pas d'une adaptation de l'univers Star Wars, Marvel... Néanmoins ce nouvel épisode qui s'intitule LEGO Worlds aborde un concept inspiré d'un jeu vidéo dont le succès est immense : Minecraft. On pourrait considérer cet épisode comme un retour à la base même de la licence, la construction. Si cet aspect était de la partie dans les épisodes sous licence, cela restait extrêmement léger. Or ici, avec ce nouvel épisode, c'est carrément le coeur du jeu, de quoi faire plaisir aux amoureux des briques. Un jeu de construction sympathique ?

Déjà, on peut dire que si sur le papier, on aurait tendance à reprocher cet épisode à celui de Minecraft, en réalité les deux jeux possèdent quelques points communs, mais restent globalement éloignés, des idées se croisent, rien de plus. Le jeu vous propose d'incarner un astronaute en plein voyage dans le but de découvrir des nouveaux mondes. Il va finalement rencontrer quelques problèmes et arriver sur une planète inconnue, c'est là que le jeu commence. Chaque monde dans LEGO Worlds est généré aléatoirement et constitué de briques, c'est un peu le principe d'un jeu LEGO. Chaque monde fonctionne par thème, un thème unique dont aucune combinaison n'est possible. C'est-à-dire que vous aurez l'occasion de découvrir le monde des bonbons, des volcans, des marécages et plaines ou encore un désert pour offrir un style western.

Pour la précision, le jeu ne parle pas de planète ou monde mais bel et bien de "Biomes". Chaque biome possède son thème sans jamais offrir un mélange de deux ou plusieurs thèmes. Aussi, chaque biome sera synonyme de nouveaux éléments à découvrir, et même si vous retrouvez un thème déjà découvert, il sera quand même inédit dans le contenu puisque vous pourrez découvrir de nouveaux éléments en accord avec le thème. Il sera possible de faire face à une partie sous-marine vraiment sympathique dans certains biomes sans que cela soit pour autant compter comme un thème, c'est la seule vraie combinaison d'un biome, son thème unique et éventuellement le monde marin. Ce n'est pas vraiment un problème contrairement à la taille de certains biomes.

En effet si la taille va progressivement évoluer vers une aire de jeu franchement acceptable, au départ le terrain de jeu est plutôt restreint. On est loin d'un Minecraft en matière d'espace de jeu. Malgré des efforts, si l'environnement promet d'être coloré et varié, on aura toujours cette sensation de vide, de pauvreté à travers chaque biome généré, pourtant quelques zones restent vivantes. Comme pour les précédents jeux de TT Games, le jeu souffre du côté de sa technique. Des textures très moyennes, une modélisation juste correcte, des temps de chargements trop longs, des ralentissements ou encore du clipping. 

Malgré de bonnes idées et un système plutôt accessible afin de proposer une prise en main plutôt bonne pour tous les joueurs, le gameplay démontre des lacunes et des lourdeurs. Pourtant au départ, on observe un certain potentiel avec à notre disposition une palette d'outil prometteuse. On pourra citer l'un des principaux, l'appareil de découverte. Celui-ci permet de découvrir de nouveaux éléments en fonction du biome où l'on se trouve. Ainsi, il faudra viser l'élément que l'on découvre (objet du décor, animal, personnage...) et de valider la requête afin que cet élément puisse être utilisé par la suite. Cependant avant de pouvoir en faire usage, il faudra passer par une seconde étape afin de réellement valider l'élément en question : l'achat. La seconde validation permet d'acheter cet élément pour pouvoir l'utiliser par la suite. Autrement vous pourrez trouver d'autres outils comme l'appareil qui permet de modifier le sol (au niveau du relief) en jouant soit sur la hauteur ou soit sur la profondeur.

Un outil peinture est également de la partie au même titre qu'un outil duplication très pratique s'il est question d'une lourde conception. Vous pourrez aussi procéder à une fabrication brique par brique bien évidemment. Si ces outils peuvent être utilisés pour laisser place à votre imagination et vos talents en matière d'architecture, c'est aussi pour répondre aux besoins des différents personnages du jeu qui vous donneront des missions. Ces petites quêtes sont relativement simples puisqu'il s'agit de trouver des objets ou aliments spécifiques en sachant que certains nécessitent de visiter d'autres mondes. On pourrait qualifier ces quêtes comme des quêtes FedEx avec donc de nombreux aller-retour sauf qu'elle possède un intérêt, celui d'agrandir le contenu du jeu et donc des éléments exploitables.

Les véhicules sont présents et nombreux, les animaux sont de la partie et pourront être chevauchés sans le moindre problème et la nuit des ennemis se présentent à vous, soit sous forme de zombies, soit sous forme de squelettes, bref ce n'est pas pour une salutation. Les activités sont donc nombreuses et si c'est forcément très répétitif, l'envie d'enchaîner les missions est bien là si vous appréciez le concept et l'univers LEGO. Malheureusement les problèmes techniques viennent gâcher la fête à l'image des temps de chargements, des bugs (validation d'une quête par exemple) et surtout de la caméra où les déplacements sont compliqués à l'image du passage de la vue à la première personne à celle de la troisième personne. On peut reprocher aussi une interface pas toujours parfaite au niveau de l'inventaire notamment.

Si la construction est infinie, est-ce qu'on ressent cette expérience de jeu sans fin d'un Minecraft (à condition d'apprécier le concept, autrement ce sera répétitif et ennuyant) ? Pas vraiment du moins malgré le charme LEGO, on pourra trouver le jeu répétitif, la faute à un manque de contenu malgré une base solide et conséquente. Un brin de folie manque cruellement à ce jeu même si l'humour et les possibilités promettent des situations hilarantes, la dimension comique reste très légère. Aussi, c'est sûrement sa démarche et donc sa mise en scène qui sont peut-être les responsables de cette frustration. En effet lors du lancement du jeu pour la première fois, vous n'avez accès qu'au mode histoire. Ce fameux mode où vous incarnez l'astronaute et où vous découvrez des mondes, des personnages et donc des quêtes. Il faudra passer par ce mode avant de pouvoir accéder au mode jeu libre. Le but du mode histoire est de faire office de grand tutoriel afin de découvrir le potentiel du jeu petit à petit, ce qui pour le coup est une réussite, c'est clair et précis au niveau des explications. 

Par contre, l'objectif de ce mode est de récupérer 100 briques dorées, et là c'est tout de suite très long, c'est peut-être là que les joueurs seront découragés avant de pouvoir pleinement profiter du mode libre. C'est un peu frustrant d'autant qu'on serait tenté d'estimer qu'au bout de 20 briques dorées, on maîtrise plutôt bien les outils mis à disposition. Le contenu général est conséquent mais il ne faudra pas s'attendre aux sets sous licence, par contre tous les autres set de LEGO entiers sont de la partie (Ninjago, City...). Dommage par contre que l'on ne peut pas construire nos propres véhicules. Vous n'aimez pas être seul pour jouer aux briques ? Pas de soucis, le jeu propose un mode coopératif que ce soit en local ou en ligne. On apprécie cette coopération même si cela pourra poser des soucis de stabilité au niveau du framerate, cela reste occasionnel. D'un autre côté, l'expérience de jeu est moins ennuyante et obtient cette folie qui pourrait lui manquer de temps en temps.

Il était très important pour les développeurs de parvenir à un jeu de construction complet tout en restant très accessible surtout qu'il se destine aux fans de LEGO mais surtout aux jeunes joueurs même si des adultes prendront autant de plaisir à jouer à ce titre si l'univers LEGO et le concept sont approuvés. Du coup pour accompagner les premiers pas des joueurs à travers les différents outils, le jeu met en place un mode histoire avec un narrateur qui se charge de présenter les tutoriels sous des formes très explicites : des vidéos. Derrière ce semblant de bande-son se cache ensuite un vide, oui LEGO Worlds redevient un jeu LEGO sans paroles ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps.

A l'exception du narrateur dont la voix est agréable, pas d'autres voix, un retour aux sources amusants mais qui montre aussi des limites. En effet la partie comique est moins forte dans cet épisode, si l'on ajoute l'absence de voix, la frustration est plus grande que les anciens jeux LEGO où la mise en scène comique suffisait largement à combler le travail sonore particulièrement discret. Pour la partie scénaristique, celle-ci est évidemment inexistante et les quelques lignes d'écritures ne servent qu'à offrir un prétexte pour lancer le jeu et enchaîner les nombreuses quêtes du jeu.

LEGO Worlds est un épisode très différent de ce que l'on pouvait découvrir de la part de TT Games. Il ne s'agit pas d'une revisite d'une licence mais d'un vrai jeu de construction dont certaines idées se rapprochent d'un jeu comme Minecraft. Maintenant, le public visé n'est clairement pas le même ce qui possède ses avantages et ses inconvénients autant dans le gameplay que dans le contenu et même la réalisation. Pas de miracle sur le plan visuel avec une technique en retrait, des problèmes parfois frustrants lorsqu'il s'agit de bugs de quêtes ou d'une caméra capricieuse. Derrière ces défauts, on trouve un potentiel intéressant et un vrai plaisir de construction même si l'on obtient une vraie liberté après l'accomplissement du mode histoire, pas sûr que le principe soit du goût de tous les joueurs. Un premier épisode prometteur dans ce style mais avec une vraie marge de progression. On peut espérer s'attendre à une suite avec des ajustements et améliorations en plus peut-être d'un contenu encore plus fou avec l'intégration de certains sets sous licence ?

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Graphismes : 14/20
Gameplay : 14/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 13/20

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Note globale : 14/20

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[Video] Piratage dans San Francisco avec Marcus Holloway

18 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Vidéos découvertes

On retrouve ShadowNightm4re pour une nouvelle vidéo d'un jeu d'Ubisoft sans pour autant être un épisode Assassin's Creed. Il s'agit d'un second volet celui de la licence Watch Dogs avec donc Watch Dogs 2. Une aventure qui se déroule à San Francisco, dans la peau de Marcus Holloway, nouveau membre de DedSec. Une suite attendue suite à l'engouement du premier volet même si les avis étaient partagés sur l'expérience de jeu. Pas mal de nouveautés et de changements intéressants pour plonger le joueur dans ce monde ouvert 2.0.

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[Test] NieR Automata

17 Mars 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

En avril 2010, les joueurs PlayStation 3 et Xbox 360 pouvaient découvrir un action rpg particulièrement saisissant de la part de Square Enix : NieR. C'est le nom du héros que le joueur incarnait et dont le but était d'accomplir un périple pour sauver sa fille d'une maladie inconnue dans un monde très étrange. 7 ans plus tard, Square Enix est de retour avec la licence et propose en ce mois de mars le jeu NieR Automata sur PlayStation 4 et PC.

Un nouvel épisode avec de grandes ambitions et un changement de studio de développement puisque ce nouveau volet n'est pas assuré par Cavia mais par PlatinumGames, un studio qui a fait ses preuves avec de gros hits comme Bayonetta, Vanquish, Transformers Devastation ou encore Metal Gear Rising Revengeance. De belles promesses sur le papier afin d'aboutir, on l'espère, à une expérience de jeu qui sort de l'ordinaire et rendre ce mois de mars 2017 (et carrément ce début d'année) encore plus dingue en matière de sorties vidéoludiques particulièrement brillantes. Un studio qui confirme son immense talent ?

On se souvient que l'opus précédent n'était pas vraiment étincelant au niveau de sa technique mais plus rassurant dans son design. Ce nouvel épisode s'inscrite dans la continuité, puisque l'on découvre une direction artistique fabuleuse et une technique limitée. Que ce soit les machines ou les androïds, le charac-design est soigné et parvient à offrir un charisme propre. Cette fraîcheur est encore plus forte dans l'ambiance et l'environnement pour aboutir à un univers terriblement magique, varié et fantastique. Un monde ouvert, découpé en zones, avec un charme fou où le joueur alterne la forêt, le désert, le décor urbain, les ruines... Cette richesse dans l'environnement est vraiment passionnante lors de l'exploration même si les décors sont extrêmement vides, la direction artistique comble pas mal de lacunes par sa force. Le titre n'est pas aussi coloré que l'on pourrait le croire pour un rpg de ce style. On reste sur des filtres très ternes, des tons grisonnants, ni noir ni blanc mais un gris lissé avec une brume mystique.

Evidemment cette couleur dominante s'accompagne des couleurs plus logiques à chaque environnement, vert, marron... Une ambiance envoûtante qui ne laisse pas indifférent en plus d'un côté mécanique parfaitement maîtrisé. C'est bien dommage que la technique ne soit pas à la hauteur des récentes grosses productions comme Horizon Zero Dawn proposant lui aussi un monde ouvert. Néanmoins le jeu a le mérite de proposer une expérience fluide avec un 60 fps très agréable sans aucun gros ralentissement. Les animations affichent également une excellente fluidité et compensent d'autres faiblesses plus ou moins regrettables. On pourra évoquer des textures un peu fades et plates et d'une manière générale quelques bugs et soucis de finition. La PlayStation 4 est capable de bien mieux. On apprécie la traduction Française du jeu ainsi que son interface particulièrement originale, complète et personnalisable.

Un gameplay époustouflant usant à merveille l'identité du studio pour offrir une jouabilité dynamique, nerveuse ou encore jouissive. On se trouve donc sur Terre, bien plus tard après les événements de l'épisode précédent où une guerre fait rage entre robot et androïd. L'idée est de retrouver sa terre initiale et pour cela des unités sont déployées. On incarne justement l’unité YoRHa 2B, un androïd féminin participant à cette fameuse reconquête. Pour cela, elle s'accompagne d'un autre autre androïd nommé 9S au style tout aussi splendide, original et vraiment charismatique. Un duo aussi fort esthétiquement que dans le combat. Une aventure qui s'oriente vers un mélange de genres avec tout de même le type action-rpg comme style principal.

Mais s'il poursuit le style du précédent volet, il propose de belle manière des variantes intéressantes avec de la plateforme et du shoot'em up pour un résultat très convaincant. Un plaisir immense, une variété excitante avec une mise en scène idéale. La caméra va donc évoluer selon la phase de jeu. Mais là où l'on voit clairement que PlatinumGames est derrière ce chef d'oeuvre, c'est lors des phases de combat où l'on découvre un autre style : le beat'em all. L'équilibre est parfait, le système de  jeu est profond, technique, nerveux mais sans oublier d'être accessible. Dès les premiers combats, on s'étonne de pouvoir lutter d'une belle manière face à l'ennemi avec une mise en scène toujours aussi dynamique. 

Cela ne signifie pas pour autant que le tour du gameplay est fait, puisque ce sentiment de progression et de profondeur dans les enchaînements, les approches ne diminue jamais au cours de l'aventure. Un coup rapide, un coup puissant, des déplacements rapides, des sauts, des esquives, des contre-attaques ou encore la présence des POD qui peuvent s'avérer intéressant autant comme soutien offensif que défensif. C'est violent, ça découpe, c'est épique sans jamais sombrer dans des combats brouillons, longs et pénibles, une remarque valable autant pour un simple adversaire que pour un boss. Vous souhaitez améliorer votre personnage ?

Pas d'inquiétude un système vraiment sympathique est de la partie. L'amélioration s'effectue par l'intermédiaire de puces de combat qui s'intègre dans son androïd. Cela permettra d'obtenir des atouts et compétences concernant les PV, bonus d’xp, formes de combat (attaque, esquive...). Tout en conservant un brin de surprise, il faut savoir qu'en cas d'échec au cours d'un combat et donc de la mort de votre personnage, le jeu adopte un système fortement inspiré de ce que propose la licence Dark Souls. En gros, ce n'est pas votre âme mais votre carcasse qu'il faut retrouver afin de pouvoir récupérer les puces.

Un charme visuel et un gameplay renversant, qu'en est-il de la durée de vie ? On est rarement inquiet pour la durée de vie d'un jeu de ce style. Pour finir une première fois l'aventure en effectuant quelques missions secondaires, il vous faudra environ 20 heures, un chiffre qui explose si vous souhaitez découvrir l'intégralité du jeu et notamment toutes les fins. En effet ce nouvel épisode intègre la petite liste des jeux qui proposent plusieurs fins différentes et intéressantes. Ici les fins sont nombreuses et nécessitent donc un certain temps pour débloquer chaque fin, une manière également d'avoir une bonne rejouabilité. Au niveau des activités annexes, en plus des missions secondaires et de l'envie d'obtenir toujours plus de puces et d'armes redoutables, vous pourrez faire une session de pêche à l'image du dernier Final Fantasy.

Une petite activité sympathique qui permet de varier les plaisirs mais dont l'intérêt n'est pas énorme. Vous pourrez également partir à la découverte de données d'unité ou encore d'archives pour agrandir ses connaissances sur l'univers du jeu. Au niveau de difficulté, le challenge est au rendez-vous rien qu'en normal, c'est dire de l'épreuve attendue en difficile et en extrême. Ce qui est certain, c'est que le monde proposé regorge d'éléments à ramasser et de PNJ à découvrir, si vous cherchez absolument le fameux 100%, il va falloir de nombreuses heures.

Décidément, il n'y a pas un secteur où le jeu se montre faible ou décevant, la preuve en découvrant la bande-son et le scénario du jeu. Etant donné que la partie scénaristique est extrêmement forte et importante, on ne va quasiment rien dire à ce sujet pour laisser la surprise, on va se contenter de parler d'un travail d'écriture absolument magique. Dans un futur lointain, les robots affrontent des androïds. Le joueur incarne justement un androïd dans le but d'une reconquête de sa planète, la Terre. Un périple savoureux qui ne cesse de monter en puissance petit à petit par l'intermédiaire des dialogues, des documents ou simplement de la mise en scène. Les sujets abordés sont nombreux, passionnants et dont l'écriture ne peut provoquer qu'un sentiment de passion et d'admiration au joueur pour cette histoire et ses différents protagonistes. Clairement le scénario est soigné et vaut le détour sans le moindre doute. Que dire de la bande-son, si ce n'est que celle-ci est simplement somptueuse. Un travail monstrueux signé Keiichi Okabe dont on ne se lasse jamais tellement les différentes compositions musicales sont d'une douceur absolue.

Un apaisement total qui s'accorde parfaitement la direction artistique avant de basculer vers une orientation musicale plus nerveuse avec toujours autant de justesse lors des combats face à des robots. D'ailleurs on pourrait y voir quelques références musicales dans certains thèmes et notamment le premier NieR. Ce n'est pas le seul rapprochement que l'on peut faire avec le premier épisode. En effet certaines musiques comportent la sublime voix d'Emi Evans, une chanteuse déjà présente dans le précédent opus. Si le jeu propose effectivement une traduction Française au niveau des textes, vous aurez le choix entre les doublages anglais et japonais, dans tous les cas la qualité est au rendez-vous. Et surtout n'oubliez pas, le jeu met à disposition un juke-box pour profiter des morceaux du jeu sans attendre.

NieR Automata est une excellente surprise, un titre incontournable pour tous ceux qui aiment le genre. Oui, c'est un action-rpg sur le papier mais le jeu va nettement plus loin et s'orienter vers d'autres genres en fonction des phases de jeu. Non seulement la variété sera au rendez-vous mais le gameplay se montre riche et addictif. Un nouvel épisode complètement passionnant d'un point de vue artistique, sonore et scénaristique. Le contenu est costaud, l'expérience de jeu promet d'être longue et toujours intéressante. Finalement si l'on écarte les quelques faiblesses techniques du jeu, l'aventure reste néanmoins en 60fps garantissant une superbe fluidité, on peut affirmer que l'on fait face à un monstre vidéoludique. Une magie tellement rare et envoûtante, une expérience vivement recommandée !

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Graphismes : 14/20
Gameplay : 18/20
Durée de vie : 17/20
Bande-son : 19/20
Scénario : 17/20

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Note globale : 18/20

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