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[Test] Les Chevaliers de Baphomet 5 : La Malédiction du Serpent

17 Septembre 2015 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après une sortie, en deux épisodes, sur PC, voilà que le jeu Les Chevaliers de Baphomet 5 : La Malédiction du Serpent débarque sur PlayStation 4 et Xbox One. Une sortie sur les consoles next-gen qui pourra permettre à un bon nombre de joueurs de découvrir un point'n click sur consoles, un genre très rare sur ce type de plate-forme alors qu'il est très représenté sur PC. Un portage convaincant ?

Mieux vaut dire dès le départ que c'est un portage qui comme c'est souvent le cas, ne cherche pas spécialement à faire un effort important pour voir une différence avec la version de base. On retrouve ainsi dans ces deux épisodes (le portage réunit les deux épisodes) une direction artistique de très bon goût et surtout dans le plus grand respect de la série. Un style qui conviendra aux fans mais aussi aux joueurs en quête d'un visuel qui sort un peu de l'ordinaire sur consoles.

On fait face à un environnement en 2D mais avec des animations et effets en 3D, une combinaison qui fonctionne bien à l'écran. L'univers est très coloré et riche en détails que ce soit à l'intérieur d'un bâtiment ou à l'extérieur. La finition est globalement satisfaisante même si certains environnements laissent penser à un "effet de zoom" ou d'ajustement lors du portage. Techniquement il ne faudra pas s'attendre à une claque graphique, mais pour un tel genre, le titre se révèle très bon sans aucun problème visuel majeur. Vous l'aurez compris pas de nouveautés sur ce point.

En matière de gameplay, on ne peut pas dire que le genre se prêt à un pad, le combo souris/clavier paraît plus approprié. Ceci se vérifie avec ce titre puisque sans être totalement mauvais, la jouabilité reste tout de même peu confortable et légèrement problématique tout au long de l'aventure. On apprécie tout de même d'avoir le choix entre un contrôle classique avec le stick analogique ou le touchpad de la manette.

Peu importe votre choix, il sera quand même difficile de gérer son curseur et la moindre action sera synonyme d'une précision approximative. Autrement, le gameplay reste simple et fidèle à un point'n click puisqu'il vous sera possible d'examiner des objets dans l'environnement ainsi de combiner plusieurs objets. 

Du côté de la durée de vie, le jeu s'en sort plutôt bien sans se montrer riche en contenu pour autant. Il faut déjà préciser que cette version console dispose des deux épisodes que l'on a pu découvrir séparément sur PC. Pas besoin d'attendre donc lorsque le premier est terminé. Globalement l'aventure sera bouclée entre 10 et 15 heures selon votre expérience du genre et votre rythme de jeu. Une expérience de jeu correct d'autant que celui-ci est disponible à un prix avoisinant 30-35€.

La rejouabilité reste mince à l'exception des trophées/succès qui pourraient nécessiter une seconde partie dans la mesure où certains trophées/succès peuvent être manqués. Quant au challenge, il n'est pas spécialement au rendez-vous malgré une cassure importante qui permet clairement de distinguer le premier du second épisode. La première partie reste très légère, très calme et simple, une forme d'introduction, tandis que la seconde accélère nettement et offre un peu plus de challenge à certains passages en plus d'être quand même plus intéressante à suivre. 

La bande-son s'installe dans la continuité des épisodes précédents et devrait séduire plus d'un joueur, les fans en premier. Peu importe les personnages, les doublages apportent une réelle satisfaction tout au long de l'aventure avec notamment le duo Georges Stobbart (voix d'Emmanuel Curtil) et Nicole Collard (voix de Nathanièle Esther). Une ambiance sonore soignée qui ne manque surtout pas d'un équilibre parfait au niveau des dialogues alternant un côté sérieux et un autre destiné à faire rire, une combinaison gagnante de bout en bout. 

Enfin on termine par le scénario du jeu, très orienté fan service. L'histoire se déroule à Paris où Georges, comme bien souvent, s'avère être au mauvais endroit lors d'un vol de tableau. C'est de là que l'aventure commence tout en embarquant évidemment Nicole. Le travail d'écriture peut paraît simple à première vue mais reste totalement intéressant du début à la fin en plus d'être cohérent. L'humour est de la partie et de très bon goût, clairement l'aventure conserve les qualités de la série pour le plus grand plaisir des joueurs. Dommage que le rythme entre les deux épisodes soit si différent à ce point au même titre que le challenge.

Les Chevaliers de Baphomet 5 : La Malédiction du Serpent est un bon point'n click sur console de salon mais tout en confirmant que le genre, sous cette forme, n'est pas particulièrement confortable. Si la réalisation est de qualité à l'exception d'un petit manque de finition, le gameplay peine légèrement à séduire, la faute à un pad qui n'assure pas la même précision qu'une souris.

Pour le reste, que ce soit la durée de vie, la bande-son ou encore le scénario, le titre assure une expérience suffisamment longue, amusante et surprenante pour que l'on puisse prendre du plaisir chaque instant. Le fan service ne manque pas afin de ne pas oublier les fidèles joueurs de la licence, il y en a pour tout le monde.

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Graphismes : 15/20
Gameplay : 13/20
Durée de vie : 14/20
Bande-son : 17/20
Scénario : 16/20

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Note globale : 15/20

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