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[Test] Battleborn

13 Mai 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après de nombreuses vidéos, images et informations, Battleborn débarque enfin en ce début de mois de mai. Disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC, ce mélange entre entre FPS et MOBA développé par Gearbox Software (Borderlands) et édité par 2K Games s'annonce avant le coup comme un titre très séduisant sur de nombreux plans. Il ne manque plus qu'à vérifier si les promesses sont tenues et si l'expérience de jeu se révèle aussi jouissive et complète. Du fun, seul et à plusieurs ?

Après la patte visuelle propre à Borderlands, un cel-shading pétillant, il n'est pas surprenant de découvrir que Battleborn possède lui aussi un style cartoon très prononcé, et surtout toujours aussi approuvé. Ceci dit c'est un style assumé mais qui va forcément diviser les joueurs où certains sont sûrement en quête d'un visuel plus réaliste et moins dessin-animé. Cela n'enlève en rien les nombreuses qualités visuelles de ce Battleborn. Extrêmement coloré que ce soit dans les environnements ou les protagonistes, c'est également le cas au niveau de la diversité. Le charac-design des 25 héros est soigné, au même titre que le bestiaire du jeu. L'interface s'inscrit dans la continuité de ce que l'on pouvait découvrir dans la série Borderlands tout en apportant une touche personnelle afin d'obtenir une identité propre et éviter le piège d'une vilaine copie.

Techniquement, c'est plutôt convaincant même si l'on peut regretter un simple 30 fps globalement constant mais avec quelques vilaines chutes de framerate dès que les animations sont nombreuses et importantes à l'écran. Quelques bugs visuels sont également de la partie mais sans faire l'objet de problème au cours de sa progression. La mise en scène est géniale, les animations sont nombreuses et variées pour assurer le spectacle et offrir une dimension épique et jouissive aux nombreux affrontements du jeu. Graphiquement le jeu se montre donc à la hauteur avec une vraie identité et un travail important sur le charisme des personnages en plus de l'univers du jeu. Le petit bémol souffrant de la comparaison avec Borderlands, c'est qu'ici le level-desgin est moins inspiré afin de convenir à son genre, un hybride entre FPS et MOBA. Cela implique une progression plus linéaire et dirigiste dans les niveaux. Mention spéciale aux cinématiques façon "vieux cartoon" qui fonctionnent à merveille.

Au niveau du gameplay, là encore on distingue un résultat dans la continuité de Borderlands sur plusieurs aspects tout en injectant une multitude de bonnes idées. On incarne donc un héros dans une liste de 25 protagonistes différents et tous intéressants. Le jeu se présente dans une vue à la première personne où vous aurez l'occasion d'avoir un pistolet, fusil... ou alors une arme plus adapter du corps-à-corps comme une épée. Le casting est divisé en 5 factions : Last Light Consortium, Eldrid, Rénégats, Républiques Pacificatrices Unies, Imperium Jennerit. Evidemment la variété est de la partie au niveau des combattants avec autant de soigneurs que de protagonistes efficaces à distance ou au corps-à-corps. La prise en main nécessite la mission prologue pour comprendre le potentiel du gameplay. La construction et la longueur de cette mission permettent de bien prendre en main le jeu sans difficulté.

Ainsi, la version PS4 sera évoquée ici au niveau des commandes, vous utilisez votre arme principale avec la gâchette R2, la gachette L2 étant votre seconde arme ou du moins une attaque secondaire. Le petit coup rapide s'effectue avec la touche rond (et non L3 dans la plupart des jeux de ce genre). Ensuite on possèdera des capacités propres à chaque personnage avec la touche L1, R1 et Triangle. A cela s'ajoute les compétences propres à chaque personnage, on parle donc d'un total de 6 atouts par personnage pour espérer vaincre ses ennemis et rester en vie. Il existe deux types de rang, le rang pour chaque personnage dont le max est 15 et le rang de commandement correspondant à votre sauvegarde générale du jeu et où le plafond est à 100. Une caractéristique intéressante du jeu, consiste à monter des niveaux (jusqu'à 10), lors de chaque session de jeu. 

A chaque niveau, on sélectionne un des deux bonus proposés (parfois trois lorsque vous obtenez une mutation, après avoir atteint un certain niveau avec votre personnage). Un système de coffres, et de code couleur (commun, peu commun, rare, épique, légendaire) pour les équipements est de la partie, à l'image de la série Borderlands. Si vos attaques exigent un délai de chargement (atout avec L1, R1 et Triangle), ces équipements (trois possibles avant une mission) nécessite la dépense de cristaux que l'on trouve uniquement dans les niveaux et dont il n'existe aucun cumul après avoir terminé le niveau, à l'image de la partie ADN offrant des bonus. On fait face tout de même une monnaie dans le jeu qui permet d'acheter des packs notamment.

On fait donc face à plusieurs données, certaines sont remises à zéro après chaque mission et d'autres se cumulent, un équilibre intéressant. La profondeur et la richesse du gameplay sont donc approuvées que ce soit sur le court terme ou le long terme. La différence entre chaque personnage du casting est flagrante et permet donc de varier les plaisirs. Pas de temps de chargement, mais des pics de difficultés mal gérés où le moindre mauvais choix sera synonyme de mort, laissez-vous envahir et c'est terminé, l'esprit d'équipe est donc très important lorsqu'il faut affronter les vagues ou protéger un allié. D'ailleurs au niveau de l'objectif, il existe trois formes de missions, la défense (survivre à des vagues d'ennemis et vaincre des boss), la protection d'allié (un allié avance et demande une protection avant l'affrontement d'un boss) et le raid (on traverse la map en enchaînant les boss et zones d'ennemis).

En matière de contenu, Battleborn s'en sort plutôt bien tout en montrant des lacunes évidentes compte tenu de sa jeunesse pour ce type de jeu. En effet on note donc un mode histoire et un mode multijoueur. Dans le mode histoire, on pourra découvrir 8 missions qui nécessitent environ 10 heures en prenant son temps. Ces missions peuvent être jouées seul ou à plusieurs que ce soit en ligne (jusqu'à 4 joueurs en plus de vous, soit une équipe de 5 pour effectuer la mission) ou en écran partagé (jusqu'à 2 joueurs), autrement dit le choix est maximal. La mise en scène des missions s'accorde à merveille à l'esprit hilarant du jeu et son univers dans la surenchère avec un côté "show tv" très fun. Concernant le mode multijoueur, on découvre pour le moment trois modes de jeu : Incursion, Capture et Fusion.

Le mode Incursion met en place des équipes de héros où le but est de défendre leur base contre des vagues de sbires contrôlées par l'IA, tout en établissant des stratégies afin que leurs propres sbires puissent détruire la base adverse. Le mode Capture, bien connu pour ce genre de jeu met en avant des équipes de héros qui s'affrontent dans le but de capturer et conserver certains objectifs pour remporter la victoire. Enfin le mode Fusion met en scène des équipes de héros qui devront guider leurs sbires à la mort au centre de la carte. Des points sont accordés pour chaque sbire sacrifié dans l'incinérateur.

Même si le nombre de mode est faible pour le moment (la vague de DLC devrait permettre de rendre l'ensemble encore plus solide et varié) c'est surtout le nombre de maps par mode qui peut refroidir, puisque là aussi pour le moment on compte seulement 2 maps différentes pour chaque mode de jeu, c'est peu. En ce qui concerne la qualité du réseau, ce n'est pas trop mauvais pour un lancement puisque si l'on peut avoir quelques légers soucis de connexions ou des recherches parfois légèrement trop longue, on ne subit pas de déconnexion en pleine partie, du moins très rarement. Enfin je précise qu'il s'agit d'un jeu avec connexion internet obligatoire que ce soit pour le mode histoire ou multijoueur, même en solo pour le mode histoire.

Enfin on termine en évoquant la bande-son du jeu ainsi que son scénario. Pour ce dernier, ça va être rapide dans la mesure où l'histoire n'est que là pour enrichir et justifier le casting de qualité en plus des différents environnements et ennemis que l'on aura l'occasion de découvrir au cours des missions. La profondeur de l'univers est suffisamment importante pour porter un intérêt à l'écriture, même si cela reste relativement basique dans l'ensemble. Du côté de la bande-son, les missions se déroulent avec des thèmes souvent trop discrets ou peu marquants, les bruitages et les répliques des personnages prennent largement le dessus, ça tombe bien c'est la force du jeu en matière d'ambiance sonore. Les doublages Français sont très soignés, les bruitages d'explosions, de tirs, et de n'importe quel effet ou animation sont également convaincants. Même si le style musical peut surprendre, on pourra constater la présence d'un thème Rap US dans la longue et génialissime cinématique du jeu lors du prologue, qui remplit largement le contrat pour épauler la surdose d'action à travers cette séquence.

Battleborn est une bonne surprise. On pouvait craindre une trop forte inspiration de l'univers Borderlands ou encore d'un titre qui manque de profondeur, au final c'est clairement le contraire. Alors oui, les clins d'oeil sont nombreux à la licence Borderlands, mais sans jamais tomber dans le piège de la copie facile, c'est simplement la continuité du travail des développeurs avec des ajustements et nouveautés propres à cette nouvelle licence. Son gameplay est fun et jouissif tout en offrant un intérêt sur le long terme avec un contenu conséquent pour son lancement.

Ce dernier s'est déroulé sans trop de problèmes de réseau, même si cela reste encore perfectible, la prestation online est tout à fait convenable actuellement. Si les personnages sont nombreux, les modes et maps multijoueur se montrent plus légers, un problème qui devrait se régler avec une longue série de DLC, il y a tout de même de très longues heures de jeu avant d'atteindre le plafond maximal de son rang global ou de chaque rang de personnage.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 15/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 14/20
Scénario : 13/20

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Note globale : 15/20

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