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[Test] Super Meat Boy

9 Novembre 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Pour le plus grand plaisir des joueurs, de petites perles vidéoludiques se montrent d'une manière régulière sur les dernières générations de consoles. De petits jeux qui inspirent la simplicité, le style travaillé, attirant les nouveaux ainsi que les anciens joueurs. On peut citer une multitude d'exemple sur ces dernières années dont celui développé par la Team Meat : Super Meat Boy. Un jeu de plates-forme très simple à première vue mais qui en réalité offre une bonne dose de challenge du début à la fin. Un titre qui s'adapte sur toutes les plateformes possibles dont la PlayStation 4, verdict toujours positif ?

On commence par l'aspect graphique. Pas de changement donc pas de surprise dans le style qui risque toujours de diviser les joueurs selon les attentes de chacun surtout sur une PlayStation 4 capable d'offrir de belles expériences visuelles à l'image d'Uncharted 4 par exemple. On pourra ainsi découvrir le côté simple, léger mais efficace tandis que d'autres trouveront ceci minimaliste et sans magie. Le style est là et bien assumé tout en proposant un peu de variété. Le jeu présente également un côté gore d'une manière presque amusante. Cela peut paraître étrange d'évoquer de telles séquences comme amusantes, mais ce sera le fruit de vos échecs et donc d'un enchaînement pas très glorieux où vous serez parfois dans un véritable bain de sang.

Ce n'est ni choquant, ni horrible, le style permet de rendre cet aspect globuleux très cartoon et donc loin d'être désagréable ou exagéré à l'écran. Techniquement, rien d'incroyable pour ce jeu 2D, mais ce n'est clairement pas un problème car on ne cherche pas une démonstration technique avec ce type de jeu, simplement un aspect visuel original, maîtrisé avec une excellente finition. Cela tombe bien, c'est le cas ici avec en prime un level-design qui semble être amical pour devenir un monde affreux où les pièges s'enchaînent, vous ne verrez plus les forêts de la même manière.

En matière de jouabilité, Super Meat Boy propose une formule nerveuse et addictive. En effet, on découvre gameplay avec un minimum de touches et donc une prise en main simple et immédiate. Les touches directionnelles pour déplacer le personnage, une touche pour sauter et une touche pour courir, difficile de faire plus simple sur le papier. Cela ne veut pas dire pour autant que le jeu est répétitif et que le plaisir de jeu n'est pas au rendez-vous, loin de là. On va rapidement découvrir que notre personnage est capable de belles prouesses physiques et où la fameuse touche pour sauter devra être utilisée au bon moment.

En effet il vous sera parfois possible de sauter et atterrir sur un mur puis glisser sur celui-ci avant de faire un bond en pleine glissade pour atteindre des endroits inaccessibles d'une autre manière. Tout au long du jeu, il faudra donc se trouver dans le bon rythme, être réactif et avoir un bon sens de l'observation pour espérer réussir les niveaux. La variété est au rendez-vous mais c'est surtout la difficulté qui fait preuve d'une grosse présence. Un jeu de plate-forme 2D à l'ancienne sans pitié avec un challenge et une quantité astronomique de pièges. Parfois frustrant, chaque franchissement d'obstacle est une énorme satisfaction comme cela pouvait être le cas dans les jeux rétro.

On pourrait craindre à juste titre que ce type de jeu offre une expérience de jeu courte. C'est effectivement le cas lors du premier contact avec le jeu, mais finalement après une traversée des différents niveaux, le contenu se montre bien plus solide et varié que prévu pour offrir une durée de vie tout à fait convenable. Dans un premier temps on découvre un total de 5 mondes composés de 20 niveaux et un boss. Sur le papier cela semble très correct mais il s'avère que les niveaux sont vraiment très courts. On note également la présence d'un épilogue de 6 niveaux. Quoi 5 mondes ne vous suffisent pas ? Pas d'inquiétude, il se pourrait bien qu'un sixième monde fasse son apparition avec une petite variante à la clé. On vous laisse le soin de découvrir ce contenu à débloquer qui vaut le coup d'oeil. Et les collectibles alors ? Le jeu cache à travers les niveaux des pansements (ou bandages, c'est à vous de voir) qui ne sont pas là que pour enrichir le contenu des niveaux, ils permettent de débloquer des personnages.

Oui, en plus de Meat Boy, vous aurez l'occasion de sélectionner d'autres personnages qui sont d'ailleurs de jolis clins d'oeil à d'autres licences : Josef (Machinarium), Steve (Minecraft), Headcrab (Half-life)... Aussi, si vous terminez un niveau dans le temps imparti, vous débloquez automatiquement une version alternative hardcore de du niveau en question. Cette version est nommée "Dark World". En gros, c'est exactement le même niveau dans sa conception, sauf que la difficulté est encore plus importante avec plus de pièges et d'obstacles, une véritable boucherie. Enfin, il sera possible de trouver des niveaux secrets sous forme de portails. Ceux-ci sont cachés et disparaissent si vous prenez trop votre temps pour y parvenir. Ce sont des niveaux parallèles avec un design old-schoool et surtout qu'il faut terminer en trois vies contrairement aux niveaux classiques du jeu qui n'imposent pas de limite.

On termine avec la bande-son du jeu. Celle-ci répond présent de la même manière que la réalisation, elle joue la carte de la nostalgie. Alors certains joueurs pourront reprocher au jeu d'offrir des thèmes musicaux répétitifs mais il est indéniable que le style va séduire un grand nombre de joueurs. Une dose d'électro qui va dynamiser vos parties et surtout qui colle parfaitement à la direction artistique du jeu. Des musiques 8-bit qui rappellent logiquement les ambiances sonores vidéoludiques des années 90, le jeu enfonce clairement le clou dans son style old-school.

Même les bruitages ne manquent pas de mordant lorsque votre personnage subit par exemple un découpage à la scie et donc un résultat sanguinaire. Faut-il évoquer le scénario ? Mieux vaut ne pas juger cette partie qui s'avère être complètement anecdotique et qui sert simplement à mettre en place la succession des mondes et des niveaux à l'image de la licence Mario en quête de sa princesse Peach, c'est le même principe ici, mieux vaut donc ne pas attendre à un quelconque travail d'écriture.

Super Meat Boy est bien la petite perle espérée et débarque sur PlayStation 4 avec le même style, le même plaisir et un contenu suffisamment solide pour y passer de nombreuses heures. La difficulté est là pour s'assurer que votre expérience de jeu ne soit pas trop rapide et vous offrir du challenge à chaque niveau, si vous n'aimez pas la difficulté, il est peu probable que ce jeu soit taillé pour vous. En tout cas, son style rétro au niveau visuel et sonore va séduire à coup sûr les joueurs et ceux qui n'auraient pas encore craqué sur une autre plate-forme.

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Graphismes : 14/20
Gameplay : 17/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 15/20

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Note globale : 15/20

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