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[Test] Watch Dogs 2

22 Novembre 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après un premier essai séduisant, Ubisoft est de retour avec la licence Watch Dogs pour une suite que l'on espère en progrès. Un GTA-like qui sort de l'ordinaire en misant sur un monde connecté offrant ainsi des perspectives intéressantes en matière de gameplay. Dans le cas de Watch Dogs, il ne s'agit pas vraiment d'une suite mais plutôt d'un nouvel épisode dans un principe et un univers proche du premier volet. Il ne faudra donc pas s'attendre à voir le même héros ni même le même monde, un peu comme Rockstar Games qui change de carte et de héros à chaque épisode. Un Watch Dogs 2 qui progresse à tous les niveaux ?

Après une ville de Chicago froide et sombre à l'image son héros Aiden Pearce, ce deuxième opus penche pour une ambiance complètement différente avec cette fois-ci la ville de San Francisco. Forcément c'est tout de suite plus coloré et lumineux, mais ce n'est pas pour autant que le joueur trouve un héros charismatique, bien au contraire il est encore plus basique et sans saveur que le précédent, son nom : Marcus Holloway. Son style est complètement décalé, loin d'être un adulte avec de l'expérience, celui-ci incarne la jeunesse et plus particulièrement un jeune hacker avec un mélange geek et gang opposé à l'univers du premier opus. Si le protagoniste que l'on incarne manque de charisme, difficile de ne pas tomber sous le charme de San Francisco où clairement les développeurs parviennent à sortir une conception bien plus profonde et intéressante du terrain de jeu de ce nouvel épisode. En effet, on constate rapidement que level-design est nettement supérieur dans ce nouveau volet avec une verticalité intéressante et qui permet de varier les plaisirs.

D'ailleurs, la qualité du level-design permet d'avoir plusieurs choix possibles pour venir à bout de l'objectif, une variété appréciable au fil des missions. On note également un soin particulier pour offrir un univers cohérent, connecté et surtout très vivant. Le souci du détail est au rendez-vous dans cette nouvelle ville, un travail appréciable pour un tel jeu afin d'éviter une exploration dans des rues désertes et sans saveur. Si l'univers du jeu est cohérent et vivant, techniquement il éprouve encore quelques difficultés à offrir une expérience sans failles. Cependant, il affiche des progrès même sur la partie technique en comparaison à la prestation du premier opus. La lumière fait notamment l'objet d'une meilleure maîtrise, mais on note toujours une présence d'aliasings, clippings et de quelques ralentissements. En même temps rien de choquant face à des petits soucis techniques, il ne faut pas oublier que l'on fait face à un GTA-like, un genre où les jeux ne disposent jamais d'une perfection technique, même le meilleur de la catégorie. On apprécie toujours autant l'interface du jeu avec notamment une carte lisible et un téléphone indispensable pour un grand nombre d'actions, une interface cohérente avec l'ambiance générale du jeu.

Du côté du gameplay, il ne faudra pas s'attendre à une révolution par rapport à l'épisode précédent mais à une multitude d'améliorations qui permettent de rendre l'expérience de jeu plus fun et variée. Déjà sans forcément donner des détails sur la trame principale, votre but est d'obtenir un maximum de followers. Votre arme ? Le piratage, même si évidemment vous aurez aussi l'occasion d'avoir un pistolet mais ce n'est clairement pas l'arme de prédilection de notre héros. En effet mieux vaut éviter au maximum les gunfights, votre héros est bien plus faible et craintif face aux balles que le héros du précédent épisode. L'occasion de profiter des nouveautés en matière de piratage avec désormais la possibilité de réaliser plusieurs formes de piratage pour un même objet. Avant on avait quelques éléments du décor que l'on pouvait pirater dans un seul but, désormais il y a plusieurs buts pour un même piratage. On vous laisse la surprise de la dimension offerte par votre téléphone, mais vous pourrez par exemple pirater le téléphone des passants, écouter des conversations, pirater certains éléments du décor comme des installations électriques, des canalisations... On en fera usage dans des courses-poursuites, avec un résultat efficace. Cette grande variété s'accompagne de gadgets indispensables : les drones.

On aura le droit à un quadricopter et une voiture avec non seulement l'idée d'effectuer une reconnaissance des lieux, mais également de procéder à des piratages à distance avec une efficacité redoutable. Du coup on aurait tendance à dire que le jeu mise plus sur une approche discrète, l'infiltration à nettement plus sa place que l'action même si les deux sont possibles. L'IA progresse et se montre redoutable avec une arme à feu, surtout que les ennemis sont nombreux. Une difficulté en hausse qui permet d'obtenir du challenge sans pour autant subir des séquences trop difficiles. On relève quand même un petit problème d'équilibre concerne le combat au corps-à-corps de notre héros, où il élimine un ennemi en mettant un unique coup. Au niveau de la conduite des véhicules, ce deuxième opus démontre des progrès, on se balade dans San Francisco avec un réel plaisir même si ça reste encore perfectible par rapport à la concurrence. Si le schéma des missions est le même pour la plupart des missions principales (infiltration d'une zone, piratage d'un serveur...), la verticalité qui fait suite à un excellent level-design permet vraiment de rendre chaque mission intéressant malgré un objectif peu original. On dispose de plusieurs choix pour se rendre à l'objectif, des manières très différentes dans des zones plus grandes et plus fouillées que le premier volet.

Au niveau de la durée de vie, ce deuxième épisode ne déçoit pas et fait même mieux que le premier épisode. La trame principale n'est pas spécialement longue et comporte seulement 15 missions (le jeu utilise le terme opération au lieu de mission). On pourra ajouter plus de 20 missions secondaires pour prolonger l'expérience de jeu en sachant que pour une fois, celles-ci sont soignées et intéressantes, on est bien loin d'un contenu secondaire répétitif. Enfin vous pouvez ajouter le grand nombre d'activités à découvrir dans San Francisco et vous obtenez une durée de vie tout à fait honnête pour ce type de jeu. Si on vous laisse le plaisir de découvrir les activités, on pourra simplement citer la présence de missions de taxi, des courses de drones, de motos et même des courses de voiliers... Le jeu adopte un arbre de compétence dont le but est d'acheter l'intégralité des compétences, c'est long et les prix sont élevés mieux vaut ne pas trop dépenser son argent chez le concessionnaire automobile.

En parlant de véhicule, vous ne serez pas surpris d'apprendre que la police est de la partie et se montre... agaçante. En effet lorsque vous serez en poursuite, peu importe le niveau de la poursuite, ce sera souvent long et pénible pour se cacher et parvenir à s'enfuir. L'expérience solo est donc suffisamment longue et variée, en sachant qu'une expérience multijoueur est proposée par le jeu. Cet aspect multijoueur adopte un système très proche du premier volet mais avec des améliorations qui rendent le concept bien plus intéressant et agréable. Pas besoin de se rendre dans un menu, des salons... Celle-ci se traduit sous forme d'événement au sein même de votre partie et sans le moindre temps de chargement. On pourra ainsi choisir entre missions classiques de DedSec, des opérations en coopération et enfin des modes où vous êtes face à un autre joueur (chasseur de primes et invasion). C'est toujours aussi sympa et original, et surtout cela complète admirablement le contenu du jeu.

Une identité visuelle qui évolue au même titre que la bande-son. Forcément, l'ambiance sonore fait l'objet de quelques changements et ajustements afin de coller au mieux avec l'univers de ce deuxième épisode. On retrouve ainsi des compositions musicales de différents styles : électro, rock et même hip-hop. Une variété intéressante d'autant que la bande-son hausse le ton dès qu'un brin d'action se présente, elle participe à l'ambiance en plus d'apporter une petite touche au rythme du jeu lors de certaines missions, l'immersion est renforcée. Concernant la partie scénaristique, on va pas trop s'étendre afin de laisser la surprise aux joueurs, mais on peut donc répéter de nouveau que l'on incarne Marcus Holloway, un jeune hacker piégé par la société Blume, responsable du ctOS, un programme de surveillance de la population avec une collecte astronomique de données (conversations téléphoniques par exemple). Du coup notre jeune héros décide de rejoindre un groupe nommé DedSec, un groupe de hackers visant à ouvrir les yeux à la population par l'intermédiaire d'une multitude d'action pour lutter contre le ctOS, des groupes de rebelles qui va forcément déplaire à la société Blume...

Watch Dogs 2 s'inscrit dans la continuité du premier volet mais sans offrir la révolution que certaines séries parviennent à réaliser avec un second volet. On constate de nombreuses améliorations que ce soit dans l'exploration, l'action, l'interface et même la partie technique. Néanmoins ces améliorations sont plus ou moins importantes et ne suffisent à masquer ou combler les lacunes techniques ainsi que les problèmes d'équilibre du jeu. On pourra découvrir un réel plaisir une ville de San Francisco charmante et vivant que ce soit seul ou à plusieurs. Une expérience connectée jouissive avec de bonnes idées prouvant que la formule fonctionne et s'améliore tout en dégageant une marge de progression encore importante.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 15/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 15/20
Scénario : 13/20

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Note globale : 16/20

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