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[Test] Killing Floor 2

5 Décembre 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après un Killing Floor amusant et jouissif, le sérieux concurrent de Left 4 Dead revient en cette fin d'année 2016 dans un nouvel épisode intitulé : Killing Floor 2. C'est sobre et efficace où les développeurs de Tripwire Interactive tentent avec ce second volet de produire un jeu dans la continuité du premier, tout en apportant son lot de nouveautés et ajustements. Cela se présente bien avant le coup, en rappelant tout de même que le jeu dispose du PEGI 18, et ce n'est clairement pas pour rien. La dose de violence et de sang sont tellement importantes que cette recommandation est amplement justifiée. Aussi, il ne faudra pas espérer une copie de Left 4 Dead, si le concept s'en inspire, les univers sont par exemple différents. Un titre brutal et sans pitié ?

Killing Floor 2, c'est un mélange costaud, piquant mais séduisant de zombies et de sangs. Alors plutôt que d'être basique en appelant ces monstres des zombies, il est question de créatures nommées Zeds. Mais rien de très original, il s'agit bien de monstres très proches du zombies qui cherchent des humains dans le but de réaliser un repas à plusieurs. Il existe plusieurs formes de zeds, du petit au grand en passant par un gros, et même lourdement armé, mitrailleuse ou arme blanche. De l'autre côté, une liste de survivants au style tout aussi classique à quelques exceptions près. On est souvent proche du cliché, mais pour ce style du jeu, ce n'est pas choquant, au contraire la bio de chaque personnage s'avère même amusante.

Techniquement le jeu n'est pas une démonstration mais reste tout de même satisfaisant, on obtient donc un affichage 1080p appréciable ainsi qu'une fluidité très convaincante et surtout indispensable pour ce style de jeu. Le jeu tente d'offrir et tenir un 60fps confortable, mais on constate régulièrement de petites chutes de framerate lorsque cela devient une boucherie à l'écran. Autrement en matière de textures, de modélisations ou encore d'animations, cela reste plutôt correct dans l'ensemble, dans la moyenne des productions actuelles. Au niveau des environnements si les décors sont variés avec des cartes offrant un level-design soigné et percutant, on pourra regretter cette sensation de vide, ce manque de vie et cette absence d'interaction avec le décor si ce n'est la fermeture temporaire de portes.

Au niveau des cartes proposées, on ne tombe pas trop dans le cliché puisque l'on pourra se trouver à la montagne avec une bonne dose de neige, dans des catacombes, dans des ruelles en pleine capitale, dans des laboratoires scientifiques, en pleine forêt, à proximité d'une ferme ou encore en prison. La variété est au rendez-vous et nous transporte dans plusieurs pays à travers l'Europe, de la France à la Suisse en passant par la Russie ou encore les Pays-Bas. Mention spéciale aux ralentis proposés au coeur de l'action sous forme de "bullet time" où une dimension artistique se présente en jouant sur trois couleurs : le noir, le blanc et surtout le rouge.

Pour un tel jeu, il faut absolument un gameplay simple et efficace dans sa prise en main, pas d'inquiétude c'est effectivement le cas. En plus de prendre du plaisir dès les premières minutes de survie, on découvre avec joie la dimension jouissive que nous procure le jeu à travers ces séquences de violences, des litres de sangs et du démembrement à gogo. Un stress permanent où chaque vague de zeds est synonyme de massacre, mieux vaut donc avoir de son côté un équipement adéquat. En plus de pouvoir sélectionner un personnage au choix, le jeu vous offre surtout un total de 10 classes différentes (les noms diffèrent mais on retrouve des classes classiques pour le genre) : commando, médecin, soutien, SWAT, tireur d'élite, spécialiste du corps-à-corps, spécialiste du lance-flamme ou encore spécialiste des pistolets.

Ce n'est pas spécialement original mais cela permet d'obtenir une équipe variée, et des affrontements qui offrent un spectacle. D'ailleurs, peu importe le choix de votre classe, vous prendrez forcément du plaisir avec une implication équivalente dans la destruction des vagues ennemies, c'est bien là une grande force de la série, même en tant que médecin. Vous disposez également de compétences passives mais surtout d'un arsenal à la hauteur pour espérer sortir vivant de ces vagues. On pourra donc choisir entre des pistolets, fusils d'assaut, fusils à pompe, fusil sniper, des armes pour le corps-à-corps, lance-flamme, lance-grenades, explosif... Vous pouvez faire mal, très mal même surtout si l'esprit d'équipe est au rendez-vous.

Car si cela peut sûrement être amusant en solitaire, c'est bien en formant une équipe que les sensations sont au rendez-vous d'autant que vous pourrez soigner vos alliés ou encore donner de l'argent à celui qui réalise le plus petit massacre lors d'une vague. En effet à chaque vague, vous remportez de l'argent qu'il faudra utiliser auprès d'une capsule afin de faire un petit stock pour la prochaine vague. Afin d'offrir un challenge honnête et selon vos attentes, le gameplay met en place quelques mécaniques pour compliquer la tâche au joueur en plus de plusieurs difficultés. Vous aurez donc déjà le choix entre quatre modes de difficultés, à cela s'ajoute une gestion précise de votre inventaire par rapport au poids de vos objets. Enfin on note qu'il est parfois impossible de sauter sur certaines parties du décor, une rigidité volontaire du studio pour conserver certaines limites et rendre ainsi l'expérience de jeu intéressante.

Au niveau de la durée de vie, Killing Floor 2 se montre à la hauteur même si l'on pouvait attendre un peu plus de ce deuxième volet, nul doute que des extensions sont prévues pour gonfler le contenu du jeu. On a donc le choix entre deux modes dont l'un est totalement inédit à l'occasion de ce nouvel opus. On pourra donc choisir le mode survie, il s'agit là du mode classique où l'on constitue une équipe de 6 joueurs (solo ou coopération en ligne) face à des vagues d'ennemis gérées par l'IA. L'autre mode en guise de nouveauté, c'est le mode Survie VS. Il s'agit là d'un mode PvP où le joueur se trouve soit du côté des survivants, soit du côté des zeds, dans les deux on s'amuse terriblement. Alors oui cela peut paraître un peu simpliste à la lecture mais ça fonctionne à  merveille et si la communauté se montre solide et répond présent, le potentiel du jeu est énorme. En mode survie, vous êtes libre d'ajuster certaines préférences de la partie comme la longueur et la difficulté : court (4 vagues), moyen (7 vagues), long (10 vagues) et pour les difficultés : normal, difficile, suicidaire, enfer sur terre.

Au niveau du contenu le jeu propose 12 personnages pour un total de 10 classes différentes, 11 types de zeds et 2 boss de fin différents. En effet chaque survie se termine par un combat contre un boss final qui regorge de points de vie, il va falloir être puissant et patient. Au niveau des cartes, le jeu propose 12 cartes différentes en sachant que la conception et la taille de chaque carte sont d'une grande qualité au point d'en faire l'une des forces du jeu, pas de problème sur ce point. Si l'on a évoqué la possibilité de procéder à une personnalisation des pouvoirs en cumulant de l'XP, vous pourrez également procéder à une personnalisation esthétique de chaque personnage en modifiant certaines parties comme la tête (casquette, casque), le corps (coloris des vêtements) ou encore des accessoires portées (masque à gaz, lunettes). 

Enfin on termine quand même en évoquant la bande-son du jeu. Pour le scénario, on découvre sans surprise l'absence d'un quelconque travail d'écriture, logique pour ce type de jeu mais c'était peut-être là que la surprise pouvait être réalisée de la part des développeurs, dommage. On pourra juste évoquer la création de survivants avec une petite bio amusante mais souvent sous forme d'un cliché. Par contre l'ambiance sonore est bien présente et nous offre un rythme aussi dingue que la violence et l'impact des affrontements. C'est gore, c'est bourrin, c'est donc logiquement un genre musical très spécifique qui fait son apparition : le metal. Un style qui s'accorde à merveille avec l'univers du jeu et qui s'accompagne quand même de quelques compositions orientées électro afin d'obtenir un minimum de variété, mais c'est bien le metal qui domine cette bande-son.

Killing Floor 2 est une bonne surprise en cette fin d'année 2016. Après un premier essai convaincant, cette suite parvient à rendre la formule toujours aussi captivante tout en offrant un lot de nouveautés pertinentes mais modestes. On note par exemple l'arrivée de ce mode Survie VS qui permet de varier les plaisirs avec la survie classique en coopération (ou alors seul, mais l'intérêt du jeu, c'est d'être plusieurs joueurs réels). Techniquement propre mais perfectible, c'est son contenu et son level-design qui permet au jeu de masquer au mieux ses limites et faiblesses qui font de lui un jeu amusant mais forcément répétitif et limité selon vos attentes. En tout cas ce n'est pas à un jeu à mettre dans toutes les mains, c'est extrêmement gore et violent avec des membres qui volent, qui explosent et des musiques qui enfoncent le clou, attention ça pique fort.

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Graphismes : 13/20
Gameplay : 15/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 16/20

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Note globale : 15/20

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