Jeuxvideo-world

[Critique] The Legend of Zelda : Majora's Mask / A link to the past - Perfect edition

31 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Coin Lecture (News et Critique)

 

Après l'ouvrage The Legend of Zelda : Ocarina of Time - Perfect Edition (disponible depuis le 07/12/2016) et l'ouvrage The Legend of Zelda : Oracle of Seasons & Ages - Perfect Edition (disponible depuis le 22/02/2017), l'éditeur Soleil Manga espère ravir les fans de la licence de Nintendo en sortant un troisième ouvrage en Perfect Edition en ce mois de mai 2017 : The Legend of Zelda : Majora's Mask / A link to the past - Perfect edition. Un troisième ouvrage qui ne sera d'ailleurs pas le dernier puisque le prochain est déjà daté pour le 20 septembre 2017 : The Legend of Zelda : The Minish Cap & Phantom of Hourglass - Perfect Edition. En attendant, on va présenter The Legend of Zelda : Majora's Mask / A link to the past - Perfect edition dans l'espoir que la qualité soit toujours au rendez-vous après les deux excellents ouvrages de cette édition incontournable pour les fans de la licence Zelda.

Le tarif est le même et peut paraître élevé pour un manga puisqu'il faudra débourser 19,99€ pour faire l'acquisition de ce troisième volume. Néanmoins, à l'image des précédents, on va rapidement se rendre compte que ce prix s'explique par une prestation énorme qui permet de comprendre un prix plus élevé que la moyenne. Le scénario, comme pour les précédents, est signé Akira Himekawa. Une précision s'impose pour ceux qui ne le savent peut-être pas mais il ne s'agit pas du nom et prénom de l'auteur masculin ou féminin, mais d'un studio. Celui-ci forme un duo féminin :  S.Nagano et A.Honda

On pourra d'ailleurs en apprendre un peu plus à travers cet ouvrage, on y reviendra un peu plus loin. On va maintenant s'attarder sur la présentation et le contenu offert par ce nouvel ouvrage dans l'univers de Zelda. Celui-ci regroupe pas une mais bel et bien deux histoires de link en manga adaptées des jeux vidéo de la licence. On pourra donc découvrir l'histoire de l'épisode Majora's Mask ainsi que l'histoire de l'épisode A link to the past. Une édition luxueuse qui s'intitule "Perfect Edition" comme c'est le cas avec d'autres mangas, qui contient en plus 16 pages couleurs et une carte collector. Concernant cette carte, il y a une part de chance, puisque chaque exemplaire contient donc une seule carte sur une liste de 5 modèles différents. Un bandeau de couverture illustre d'ailleurs les 5 cartes possibles.

Cela peut paraître un élément anecdotique pour certains lecteurs, mais pour les fans, il s'agit là d'un petit détail toujours sympathique dans une collection dont la dimension est identique à celle d'une carte postale. On s'arrête maintenant sur la partie visuelle du manga en débutant par les couvertures. D'un soin toujours admirable, la première et la quatrième de couverture sont à la fois colorées, sobres et dans la continuité des deux autres mangas. La couleur principale de la couverture est le violet, une référence de l'épisode Majora's Mask. Sur la première de couverture, on distingue Link et le masque dans une image centrale et colorée où le reste s'offre une écriture dorée qui fait son petit effet. La quatrième de couverture aborde le même contenu en rajoutant seulement le résumé des deux récits de ce nouvel ouvrage. 

Visuellement c'est une totale réussite à l'extérieur avec quand même un style qui met plus avant l'épisode Majora's Mask. Au niveau du format, on fait face à des dimensions qui sonnent parfaitement avec la mention "Perfect Edition" puisque ce volume fait 21 x 15 cm, une taille importante pour un manga mais classique dans le registre d'une édition luxueuse. Par contre, son épaisseur se montre importante puisqu'il sera question de 4cm environ, ce qui commence à faire un gros pavé. Le jeu totalise 402 pages dont 16 pages colorées au début du manga. Avant d'aborder le contenu et son organisation, on peut rapidement préciser que les deux récits de cet ouvrage étaient déjà disponibles dans un format simple depuis 2009 chez le même éditeur (l’édition originale japonaise remonte même à 2001).

Dès le sommaire, on va découvrir une organisation totalement différente d'une histoire à une autre avec une étrange sensation, une nouvelle fois qu'une des deux histoires est nettement plus mise en avant. Pourquoi ce sentiment ? Tout d'abord parce que le manga comporte 16 pages couleur... que l'on retrouve uniquement pour l'histoire Majora's Mask, c'est dommage car si l'idée est très bonne, on aurait également apprécié le même soin pour l'histoire A link to the past, ce qui n'est pas le cas. Le nombre de pages est plus ou moins identique pour les deux histoires, mais le découpage est complètement différent. 

Dans Majora's Mask (181 pages), l'histoire est composée de 9 chapitres avec une moyenne de 17 pages par chapitres, un rythme maîtrisé. On note simplement un premier chapitre plus long (27 pages dont 16 pages en couleur) à l'image du dernier chapitre (31 pages). Une fois cette première histoire terminée, on pourra découvrir quelques pages qui mettent en avant des illustrations bonus de cette histoire, très sympa à découvrir. Avant de basculer sur la seconde histoire, on découvre un contenu très intéressant, celui d'une histoire annexe de 21 pages, totalement originale et inédite, dont l'écriture est liée à celle de l'histoire Majora's Mask. Un message des auteurs explique sur une page, la naissance de cette histoire annexe, on vous laisse découvrir la surprise. Après cette fameuse histoire annexe, on se lance dans l'histoire A Link to the past qui est découpée en plusieurs actes et non en chapitres.

En effet on pourra découvrir un prologue composé de 5 pages puis de 4 actes dont le rythme n'est pas aussi équilibré que l'autre histoire. En effet l'acte 1 est composé de 32 pages, l'acte 2 de 70 pages, l'acte 3 de 16 pages et enfin l'acte 4 de 63 pages. Comme pour Majora's Mask, on pourra découvrir des illustrations bonus pendant quelques pages une fois l'histoire terminée. Sauf qu'ensuite, pas d'histoire annexe mais une forme de conclusion du duo féminin avec une présentation de la série, des photos et tout un tas de précisions et d'anecdotes autour des mangas de la série Zelda. Cette forme de conclusion s'avère plutôt intéressante et même croustillante sur certains sujets afin de mieux comprendre la création et le niveau de restitution des mangas par rapport aux jeux vidéo. 

Concernant les synopsis des deux histoires, on pourra donc rappeler que dans Majora’s Mask, notre héros Link part à la recherche de Navy, sa fée préférée dont il a été séparé lors de son dernier combat contre Ganondorf. Il croise alors le chemin d’un curieux personnage masqué nommé Skullkid... Dans A link to the past, notre héros Link est appelé à l’aide dans son sommeil par Zelda, la charmante princesse du royaume d’Hyrule. Celle-ci a été faire prisonnière par Aghnim, au service du tyrannique Ganondorf... Il est probable que ces deux synopsis ne sont pas d'un grand intérêt pour les fans de la licence qui connaissent parfaitement les deux histoires en jeux vidéo et peut-être même en manga d'une précédente édition. Ces quelques lignes sont donc plutôt à destination des lecteurs curieux et des joueurs connaissant la série sans connaître parfaitement l'univers des jeux.  

Enfin on termine quand même par évoquer des impressions sur ces deux histoires. D'un point de vue dessin, on reste dans la continuité des précédents ouvrages avec des détails bien plus importants que dans les jeux vidéo, une forme de cinématiques renforcées, en noir et blanc mais plus profonde dans le détail. On obtient ainsi des positions, des regards et des émotions plus nombreuses et variées que dans un jeu vidéo, offrant ainsi un côté plus épique aux différents périples du héros. Par contre la dimension action n'est pas aussi forte et le punch que peut avoir la série n'est pas aussi important que les jeux vidéo, c'est logique compte tenu du format. D'ailleurs il ne faut pas s'attendre à une parfaite restitution du jeu vidéo, quelques séquences sont logiquement différentes, les contraintes et attentes sont différentes entre un manga et un jeu vidéo, le coeur de l'histoire est identique mais quelques passages pourront surprendre les fans.

Ces variantes apporteront diverses émotions à cette histoire et offrir ainsi un vent de fraîcheur à cette histoire que certains pensaient maîtriser sur le bout des doigts. Une écriture captivante qui ne joue jamais la carte de la précipitation, bien au contraire l'action n'est pas forcément une priorité contrairement au jeu vidéo qui tente de procurer une aventure bien plus dynamique pour des raisons évidentes. Que ce soit au niveau du dessin ou du scénario, on prend énormément de plaisir à découvrir ces deux histoires que l'on soit fan ou pas de la licence Zelda. Pour une "Perfect Edition", on aurait apprécié un peu plus de pages en couleur et surtout autant pour les deux histoires, ce qui n'est pas du tout le cas ici. Enfin, un dernier petit détail pratique, le manga possède un marque-page sous forme d'une ficelle rose fixée sur le dos (partie intérieure) du livre.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Conclusion : Une nouvelle édition sublime qui tient ses promesses en plus d'offrir deux histoires dans un seul manga. Si la présence de pages en couleur est sympathique (16 pages), elles sont peu nombreuses et réservées à une seule histoire, c'est un peu dommage. Autrement que vous soyez un fan absolu ou pas de la licence Zelda, on prend beaucoup de plaisir à lire ces histoires et dévorer des yeux les nombreux dessins proposés avec en prime quelques pages bonus (illustration et anecdotes) qui valent le détour.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article

Commenter cet article