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[Test] Dragon Quest Heroes II

16 Mai 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

De nombreuses licences se laissent tenter par le style "Dynasty Warriors". Récemment, c'est Zelda et Dragon Quest qui ont fait l'objet d'un épisode sous la forme d'un Dynasty Warriors tout en conservant une identité propre. Dragon Quest Heroes avait d'ailleurs séduit un grand nombre de joueurs grâce à une adaptation vraiment excellente dans le plus grand respect de la licence en matière d'environnements, de personnages et de monstres. Néanmoins, ce premier essai était perfectible notamment en matière de contenu. Square Enix ne tarde pas à corriger le tir puisqu'une suite débarque dès ce début d'année 2017 (le 28 avril pour être précis) sous le nom de Dragon Quest Heroes II. Une suite qui affiche des progrès tout en conservant les qualités du premier épisode ?

Tout au long du jeu, on va découvrir une formule identique à l'épisode précédent, rien de surprenant puisque des nouveautés sont de la partie et visent à renforcer l'expérience de jeu autant par son contenu que son gameplay. On va d'abord faire un point sur la partie visuelle du titre qui détient au moins les mêmes qualités que l'opus précédent. On retrouve cette immense fidélité de l'univers Dragon Quest, que ce soit dans les décors, les personnages ou encore les monstres. En effet le charac-design est donc extrêmement soigné (que ce soit pour les humains ou le bestiaire) et surtout un peu plus varié que dans le premier volet. Une direction artistique somptueuse qui fait donc honneur à la licence et permet d'offrir des environnements variés et colorés pour notre plus grand plaisir. On note tout de même encore quelques environnements un peu vides, mais c'est propre au genre. On découvre des changements dans son approche au niveau du terrain de jeu.

On peut y voir une forme de JRPG dans le sens où il s'agit de monde semi-ouvert désormais. On peut donc ainsi se rendre dans des zones ouvertes entre deux points de missions. C'est d'autant plus pratique et agréable que des voyages rapides (sous forme de pierre) sont également de la partie. On efface ainsi l'esprit de confinement que l'on pouvait ressentir dans le premier opus. D'ailleurs, le hub central n'est plus un aéronef assez fermé mais la ville d'Accordia, un autre signe qui démontre le degré de liberté supplémentaire de ce second épisode. Sur le plan technique, cette suite démontre des progrès pour rendre l'univers encore plus fin, coloré et pétillant. Le jeu reste parfaitement fluide (Un 60fps quasiment maintenu) dans toutes les situations, c'est dire la performance pour un Musou où les ennemis sont généralement très nombreux à l'écran.

Une réussite technique vraiment appréciable avec une finesse et un souci du détail qui fait vraiment plaisir à voir pour ce genre où la plupart du temps, la partie visuelle et technique se montrent assez moyenne. On note également une parfaite gestion de la lumière afin d'offrir régulièrement de jolis panoramas. Les textures, la modélisation ou encore les animations des personnages sont également à la hauteur des attentes, la finition du jeu est exemplaire. On peut également souligner la présence d'une traduction Française pour l'ensemble des textes ainsi que la présence de cinématiques absolument sublimes qui enfoncent le clou sur la beauté du jeu, un superbe travail de la part des développeurs.

Comme dit précédemment, le jeu s'articule sur trois types de zones au lieu de deux dans le premier volet. Avant on avait l'aéronef comme hub central et les zones de combat. On retrouve ces deux types de zones sous une forme légèrement différente, notamment pour le hub central, mais surtout on ajoute une troisième zone : la zone libre. On part ainsi en exploration afin d'essayer de nouveaux personnages, obtenir de l'expérience... C'est un Musou, on retrouve donc les qualités et les défauts du genre. La prise en main est simple et immédiate pour les commandes classiques : attaque, garde, esquive. On fait face à des vagues d'ennemis qu'il faudra éliminer avec divers objectifs. Le gameplay est donc toujours aussi dynamique et jouissif mais logiquement répétitif malgré une volonté d'offrir de la profondeur et de la variété de la part des développeurs.

Comme pour n'importe quel jeu de ce genre, on pourra reprocher au jeu d'être parfois brouillon avec donc un manque de lisibilité à l'écran ou encore quelques petits soucis de caméra selon les environnements. Un concept toujours identique et savoureux qui s'offre quand même quelques petites améliorations. On retrouve tout d'abord un fonctionnement d'équipe identique avec une composition de quatre combattants et un changement simple et rapide avec la touche L2 pour alterner d'un combattant à un autre. L'avantage d'une aventure en équipe plutôt qu'en solo, c'est qu'il sera possible de réaliser une attaque spéciale (Ruse d'équipe) très efficace. En plus des compétences, sorts... Il est toujours question d'une jauge de tension qui augmente jusqu'à pouvoir déclencher le mode Hypertension qui permet de faire usage de toutes ses compétences sans perdre de point de magie et en étant invincible, une séquence courte mais redoutable face à n'importe quel ennemi.

Le système de médaille avec un emplacement limité, est toujours d'actualité et s'offre une petite nouveauté absolument géniale ! En effet il existe désormais trois types de médaille après la mort d'un monstre. On a donc toujours la médaille bleue qui signifie que le monstre s'utilise comme un sort et disparaît dans la foulée. On a la médaille rouge qui consiste à invoquer un monstre afin qu'il affronte les ennemis jusqu'à ce qu'il ne possède plus de points de vie. Enfin, la nouveauté, la médaille jaune permet d'incarner le monstre en question à la place du personnage. Une sorte de transformation qui s'avère vraiment amusante et permet selon le monstre de réaliser de gros dégâts.

On possède toujours à disposition d'un médigluant qui nous offre des soins, mais aussi de quelques pierres de soin (usage limité) et des feuilles d'Yggdrasil afin de réanimer des alliés. Un usage limité qui se recharge en retournant dans Arcadia. Les différents personnages de la série que l'on va rencontrer au fil de l'aventure disposent d'une classe propre. C'est valable pour tous les personnages sauf nos deux héros (Lazare et Thérésa) qui, en guise de nouveauté, peuvent sans problème changer de classe. En gros, lors de chaque changement, ils repartent au plus bas niveau en matière d'expérience mais conservent les connaissances en matière de maîtrise d'arme.

En matière de durée de vie, le premier essai était plutôt satisfaisant même si certains aspects étaient perfectibles. Les développeurs avaient parfaitement conscience de cette marge de progression puisque cette suite se dote de nouveautés vraiment sympathiques afin de rendre l'expérience de jeu encore plus longue, riche et variée. On va commencer par parler du casting, comme pour le premier épisode, tout au long de l'histoire, on rencontre des duos issus des différents jeux de la série Dragon Quest. Si certains étaient déjà présents dans le premier opus, d'autres sont inédits. C'est dommage par contre que certains personnages disparaissent dans cette suite alors qu'ils étaient présents dans le premier opus (Yangus et Bianca par exemple).

Avant d'aborder les nouveaux duos, on peut déjà parler des protagonistes vraiment inédits pour l'occasion, c'est-à-dire n'appartenant à aucun jeu, et qui sont créés spécialement par Akira Toriyama lors du développement : Lazare et Thérésa (les deux héros de ce deuxième volet), Desdémone (générale des armées du Haut-Roi) et César (prince de Dunis). On aura donc le choix entre 15 personnages différents, c'est légèrement mieux que le précédent volet mais on pouvait obtenir un casting encore plus grand si certains n'avaient pas disparu en cours de route. On pourra donc jouer, en plus des quatre personnages totalement inédits dans la série : Torneko (Dragon Quest IV), Kiryl (Dragon Quest IV), Alina (Dragon Quest IV), Mina (Dragon Quest IV), Maya (Dragon Quest IV), Tommy (Dragon Quest VI), Olivier (Dragon Quest VI), Maribel (Dragon Quest VII), Ralph (Dragon Quest VII), Jessica (Dragon Quest VIII) et Angelo (Dragon Quest VIII). 

L'aventure promet d'être longue, entre les missions principales, les différentes quêtes annexes, les donjons supplémentaires et la dimension importante en matière de collectibles, défis et chasses aux monstres, vous en aurez au moins 25 heures et le triple si vous cherchez absolument à finir le jeu à 100%. Une estimation aussi valable pour obtenir tous les trophées du jeu et donc le trophée platine. En matière de nouveautés, en plus des personnages, un bonus de connexion fait son apparition de manière quotidienne. Ainsi, chaque jour de la semaine sera synonyme d'un bonus différent (bonus d'XP, bonus de gain d'or, chance supérieure de découvrir des monstres de métal...).

Enfin la grosse nouveauté attendue, c'est l'arrivée du mode multijoueur, pour le plus grand plaisir des joueurs. En effet le premier épisode se contentait d'une expérience solo, désormais vous avez le choix mais avec un petit bémol, il s'agit seulement d'un multijoueur en ligne, il n'y a toujours pas de coopération en local (c'est pourtant possible dans d'autres musou...). Il sera possible de jouer en coopération jusqu'à quatre joueurs à la campagne principale mais aussi des donjons où il faudra faire face à des séries de montres.

A l'image de sa réalisation, la bande-son est savoureuse et d'une fidélité absolue, un pur plaisir pour nos oreilles. Vous ne serez donc pas surpris d'entendre les plus célèbres thèmes de la série Dragon Quest, que ce en phase d'exploration ou en phase de combat, c'est juste génial. Ces compositions musicales sont toujours aussi sublimes à l'image des bruitages qui conviennent parfaitement à chaque situation. Cerise sur le gâteau, vous avez la possibilité de choisir entre les voix anglaises et les voix japonaises, autrement dit le traitement sonore de cette suite est juste parfait.

Concernant la partie scénaristique, on ne va évidemment pas dévoiler trop d'informations afin de s'assurer que chacun puisse découvrir cette nouvelle histoire pas forcément passionnante mais qui bénéficie d'un minimum de soin avec l'intégration de nouveaux protagonistes pour l'occasion. Il sera question d'une guerre soudaine et inexpliquée, suffisant pour partir à l'aventure et comprendre les différentes intentions de l'ennemi, un périple qui fera l'objet de nombreuses associations afin d'opposer une puissance suffisante pour une issue heureuse. Vous l'aurez compris, si cette histoire est agréable à suivre, il n'y aura pas de grosses surprises, de rebondissements mais une bonne mise en scène avec de nombreuses cinématiques.

Dragon Quest Heroes II parvient à afficher de nombreux et jolis progrès par rapport au premier épisode dont la barre était déjà haute en matière de musou. Des améliorations techniques, un sentiment de liberté bien plus grand, de nouveaux personnages, la possibilité d'incarner des monstres, de changer de classes ou encore de jouer avec des amis jusqu'à 4 en coopération. Les nouveautés sont nombreuses et s'intègrent à merveille dans l'aventure pour offrir une expérience de jeu encore plus confortable et variée avec toujours ce souci de respecter la licence, que ce soit sur le plan visuel ou sonore. Pas beaucoup de reproches à faire si ce n'est peut-être l'absence d'un multijoueur local et la disparition de certains personnages présents dans le premier épisode, les autres critiques étant propres au genre (décor un peu vide, caméra capricieuse, lisibilité moyenne). Une seconde aventure vivement recommandée si vous aimez la formule et que vous avez apprécié le premier volet.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 16/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 18/20
Scénario : 13/20

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Note globale : 16/20

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