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[Test] PixARK

11 Juin 2019 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests Switch

Vous prenez le jeu Minecraft, vous mélangez avec le récent ARK Survival Evolved et vous obtenez le jeu PixARK. Oui en ce mois de mai 2019, nous obtenons le résultat d'une formule étonnante qui peut susciter quelques craintes. En effet Minecraft est un succès énorme mais adopte un style qui divise, soit on adore, soit on déteste. Pour ARK Survival Evolved, c'est encore plus délicat avec un jeu qui possède un réel potentiel mais qui démontre surtout une finition très moyenne et donc une tonne de bugs... Oui avant le coup, si ce mélange peut sembler amusant, il est aussi inquiétant. On s'attarde ici sur la version Nintendo Switch, de quoi enfoncer notre peur lorsqu'on se souvient de la version Switch du jeu ARK Survival Evolved à sa sortie... Belle surprise ou nouvelle frustration ?

On l'a dit, ce jeu est finalement une formule réchauffée de deux licences, surtout du jeu ARK Survival Evolved, on va se concentrer sur les potentielles nouveautés et les défauts tout en rappelant un minimum le concept. On est donc face à un jeu de survie dans un style bac à sable que l'on commence à bien connaître. Visuellement, on fait face à des cubes ou des pixels, à vous de voir votre manière de désigner une direction artistique pas forcément originale et qui par sa méthode pourrait laisser penser à une certaine facilité à défaut d'un choix véritablement frais. Comme dit dans l'introduction, ce genre de style visuel divise généralement les joueurs, soit on adore cette approche, soit on est totalement opposé. Par rapport au concept du jeu, ce choix reste tout de même crédible et de vrait aussi permettre d'adoucir la partie technique au profit d'un résultat fluide et stable sur la Nintendo Switch.

C'est effectivement le cas et c'est un bon point même si on est frustré de découvrir que la finition est loin d'être irréprochable... Du clipping mais surtout des bugs au niveau du moteur physique et des crashs... Ce n'est pas aussi catastrophique que la version Switch d'ARK Survival Evolved mais le jeu n'est clairement pas propre à sa sortie avec encore un petit de version bêta... Toujours est-il que la surface de jeu est intéressante, avec la liberté que cela offre et surtout un univers coloré avec de nombreuses créatures. Une richesse suffisante pour partir à l'aventure même si clairement l'interface est très maladroite avec une ergonomie frustrante. Si en mode portable, le tactile permet de limiter la casse, en mode salon, ça devient parfois très lourd. Là aussi la marge de progression est importante.

Une finition assez moyenne donc pour sa sortie, et une prise en main pas irréprochable. La gestion de notre personnage est particulièrement délicate avec des sensations étranges rappelant que techniquement le jeu est assez moyen dans ensemble. Et lorsque la physique ne suit pas, c'est l'aventure dans sa globalité qui souffre : l'exploration, la gestion de l'inventaire, l'appréhension avec les dinosaures... Alors oui on a le choix entre une vue à la première personne et une vue à la troisième personne, ce qui permet de combler certaines lacunes, mais mieux vaut connaître la faiblesse du confort de jeu avant de partir à la chasse. En effet, le concept du jeu est une chasse libre, où l'on collecte un maximum d'éléments pour tenter ensuite de se lancer dans la construction de tout un tas d'éléments pour devenir plus performants dans sa survie. Cette intelligence dans la création passe par la case recette.

Ce sont des engrammes qui nous permettent de débloquer cette possibilité d’effectuer une action ou de construire un objet à condition d'avoir les ressources nécessaires. Petite action sympathique qui faut souligner, c'est la possibilité de monter sur le dos des animaux après la confection d'une selle. L'intérêt est d'obtenir du confort dans l'exploration de la zone de jeu grâce à des déplacements plus rapides. Attention ceci n'est qu'un exemple de l'utilisation de la faune sauvage, la dimension culinaire est aussi de la partie. Le jeu détient donc une certaine richesse dans son concept mais le jeu peine à profiter de cette profondeur à cause des nombreuses maladresses et imperfections du jeu. Et même si l'optimisation n'est pas parfaite, le tutoriel se montre trop léger pour s'assurer que tous les joueurs parviennent à prendre connaissance du potentiel du jeu au niveau de son gameplay.

Face à cette expérience de jeu que l'on pourrait qualifier de boiteuse alors qu'elle devrait être addictive, c'est tout de suite plus compliqué de parler d'une durée de vie précise. Déjà il faut aimer les cubes et surtout le concept de bac à sable. Si c'est le cas alors on peut parler d'une expérience de jeu très longue. Afin de pouvoir varier les plaisirs, le jeu possède la bonne idée d'offrir différents modes. Un mode survie pour une expérience solo, un mode création que l'on peut voir comme une variante mais qui n'est pas le coeur du jeu, et enfin un mode multijoueur. On rejoint un serveur online et on obtient ainsi une autre approche du concept qui est tout aussi plaisante. Maintenant, les serveurs sont vides dès la sortie et surtout, à l'image du jeu, de nombreux bugs et crashs sont de la partie.

Un code réseau à revoir pour pouvoir pleinement profiter de l'orientation multijoueur. Autrement pour le contenu, c'est costaud et très diversifié. Que ce soit en matière de dinosaures, de personnalisation et d'évolution (système de niveau avec de l'expérience), le jeu se montre solide avec une progression classique mais addictive, surtout sur le plan du craft. On espère donc non pas du contenu supplémentaire mais des correctifs. Aussi concernant cette version Switch et la possibilité de jouer en mode salon ou portable, on vous recommande chaudement de jouer en mode portable, c'est dans cette configuration que le jeu est le plus agréable.

Face à un tel jeu on sait parfaitement, sauf surprise, que le travail d'écriture est un simple prétexte pour mettre en scène le concept et l'univers du jeu. C'est justement le cas avec PixARK qui ne cherche absolument pas à mettre en avant un travail d'écriture et on serait même tenté de dire merci. Pourquoi ce sentiment ? Parce que la qualité de la traduction est tellement négligée et grossière, qu'il vaut mieux que l'écriture soit quasiment absente, la finition n'est définitivement pas la force du jeu au plus grand regret des joueurs.

Cette sortie précipitée peut certainement s'expliquer de nombreuses manières, toujours est-il que le jeu n'est pas mauvais. Pour preuve la bande-son du jeu, dont on n'attendait rien de particulier avant le coup, parvient à offrir un résultat tout à fait correct pour ce style d'aventure. Une direction sonore relativement douce et amusante qui permet de séduire le plus grand nombre de joueurs et qui collent parfaitement avec sa direction artistique assez quelconque mais colorée. Du côté des bruitages rien de spécial qui mérite un signalement, ceux-ci sont classiques.

PixARK n'est pas un mauvais jeu mais son état à sa sortie est discutable. Il y a un goût de projet inachevé qui fait naître pas mal de frustration à travers l'expérience de jeu, et ceci sur tous les aspects du jeu. En sachant que sur le papier, le délire est assez classique avec une orientation assez facile en mélangeant deux univers. Si vous avez aimé ARK Survival Evolved pour son concept et que le style visuel de Minecraft vous convient, alors il faut garder un oeil sur cet épisode car le plaisir de jeu sera au rendez-vous. Néanmoins pour le moment mieux vaut être patient compte tenu d'une copie finale encore trop imparfaite pour lui accorder du temps.

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Graphismes : 11/20
Gameplay : 11/20
Durée de vie : 14/20
Bande-son : 14/20

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Note globale : 11/20

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Commenter cet article

C
Bonjour, Minecraft et ARK Survival Evolved sont des titres auxquels je prends plaisir à jouer. En tant que tel, lorsque j’ai découvert PixARK il y a quelques mois, je savais que je devais l’obtenir. Je n’ai pas été déçue.
Répondre
J
Effectivement, si tu as aimé Minecraft et ARK Survival Evolved, rien ne s'oppose à ce que tu apprécies cette nouvelle variante.