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[Test] Dying Light 2 Stay Human (PS5)

2 Mars 2022 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS5

Après une longue attente, la licence Dying Light est de retour dans l'actualité avec enfin la sortie d'un second opus : Dying Light 2 Stay Human. On se souvient qu'en 2015, le premier épisode était une belle surprise et un succès dans la foulée du sympathique Dead Island dont on attend toujours des nouvelles pour un nouvel opus. Après quelques difficultés et des reports, Techland parvient enfin à sortir Dying Light 2 Stay Human avec l'ambition d'améliorer et enrichir la formule séduisante du premier volet. Une sortie qui concerne les deux dernières générations : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series et PC. Un survival-horror toujours aussi fun ?

On commence en précisant que ce test est réalisé à partir de la version PlayStation 5 du jeu. Aussi, on clarifie tout de suite la situation par rapport à l'histoire du jeu, il n'est pas nécessaire de connaître les aventures du premier épisode. Cette nouvelle aventure se déroule après les événements du premier épisode. Les références avec l'opus précédent se limitent à quelques clins d'oeil et la majorité des mécaniques de jeu. Un monde post-apocalyptique où les infectés sont nombreux à la suite d'un virus échappé d'un laboratoire, une dizaine d'années auparavant réduisant drastiquement la population mondiale. Avec une bonne quantité d'infectés, le monde ouvert est logiquement un terrain de jeu nerveux et addictif à l'image du premier opus.

Les développeurs évoquent une superficie 4 fois plus grande que celle du premier épisode. Une taille immense mais dont la construction est intelligente, ce n'est pas vide, suffisamment varié avec un très bon level-design. Pour un jeu dont le parkour occupe une place importante, on se devait de découvrir un minimum de verticalité en plus d'environnements urbains, on confirme que c'est effectivement le cas. Une formule qui fonctionne et qui amuse, sans trop s'arrêter sur les décors, la proposition réalisée par le studio est intéressante. Une ambiance urbaine post-apocalyptique qui s'adapte et évolue selon le contexte et les moyens, cela donne vraiment une bonne ambiance en plus d'avoir cette réelle variété au niveau des bâtiments avec de belles surprises. 

On alterne entre des jolis plans et une ambiance stressante rappelant tout de même que l'on se trouve dans un survival-horror. D'ailleurs le jeu est toujours aussi violent et gore, le démembrement est très clairement de la partie. Artistiquement parlant, ce deuxième volet va donc plus loin et se montre plus riche et plus inspiré que le premier épisode pourtant déjà convaincant. Enfin, et vous vous en doutez c'est l'un des aspects qui participent à sa forte identité, un cycle jour/nuit est présent avec une influence au moins aussi importante. Sur le plan technique, là aussi le jeu affiche logiquement de belles améliorations. Le jeu est beau, parfois même très beau avec un meilleur travail sur la lumière. Cette version PlayStation 5 offre trois modes pour l'affichage : performance, qualité et résolution.

Le mode performance vous permet de jouer à 60 FPS dans une résolution de 1080p. Le mode qualité offre une résolution de 1080p, un framerate de 30 FPS mais avec le ray-tracing activé. Enfin le mode résolution offre une résolution 4K pour un framerate de 30 FPS. La finition du jeu est en tout cas plutôt bonne à sa sortie mais il faut s'attendre tout de même à divers bugs, de l'aliasing, du clipping, de petits ralentissements ou encore des soucis de collision. Cela n'empêche pas au jeu d'être beau et confortable, les bugs sont pour la plupart du temps sans grande conséquence et devraient disparaître au fil des patchs. 

Du côté du gameplay, ce deuxième volet reprend la très bonne formule du premier tout en proposant son lot de nouveautés et d'améliorations. On se retrouve donc toujours plonger dans une aventure où il faut survivre avec de nombreux combats en perspective mais aussi un sens particulier du déplacement, d'où le style parkour de la série. Un aspect qui lui permet d'afficher une personnalité face à d'autres concurrents comme Dead Island, Dead Rising... Le jeu n'oublie pas aussi de soigner son écriture et d'offrir un petit goût de RPG. Oui le cocktail proposé est explosif et nous mène vers un résultat jouissif, addictif et encore plus fun que dans l'épisode précédent. On incarne un personnage nommé Aiden qui possède 6 emplacements pour gérer son équipement (tête, corps, jambes...) pour un total de quatre types différents : Tank, Bagarreur, Médecin, Rôdeur.

Les bonus sont différents d'un type à un autre selon l'orientation que l'on souhaite renforcer (combat, parkour) en plus des armes utilisées. On souligne d'ailleurs le retrait des armes à feu pour l'occasion. On ne va pas s'étendre sur le sujet et sur d'éventuelles exceptions mais d'une manière générale, les armes à feu ne sont plus de la partie. Il faut désormais compter sur les battes, les machettes, les marteaux, les arcs... On peut porter jusqu'à quatre armes pour pouvoir passer rapidement d'une arme à l'autre sur le terrain. Attention chaque arme possède une durée de vie, en cas de destruction il ne sera pas possible de procéder à une réparation. Un système, désormais courant, de code couleur est aussi de la partie pour rapidement visualiser la rareté d'une arme. Il est également possible de modifier son arme au niveau des performances en ajoutant des mods, là encore c'est classique et efficace.

Enfin des accessoires et consommables sont aussi de la partie : grenades, cocktail molotov, couteaux, mines, médicaments, boost... La partie combat du jeu se montre donc suffisamment riche pour convenir à toutes les situations et selon les préférences des joueurs. Mais il ne faut pas non plus oublier la partie exploration et notamment le parkour. Le jeu affiche donc de nombreuses formes de déplacement que l'on va débloquer petit à petit. On pourra donc, au fur à mesure de l'histoire et des compétences acquises, courir sur les murs, réaliser des grands sauts... Dying Light 2 ne se contente pas de quelques gestes et enchaînements, deux nouveaux gadgets interviennent pour profiter du très bon level-design. On peut désormais compter sur un parapente ainsi qu'un grappin.

Le parapente permet de couvrir de longues distances en l'air, simple mais efficace en sachant que les ventilations permettront de se maintenir le plus longtemps en l'air. Si le voyage rapide reste une option, le parapente fonctionne parfaitement. Le grappin permet lui d'être un moyen idéal de se déplacer dans certaines zones et situations au point d'être même profitable en combat avec la possibilité de se balancer. Des nouveautés classiques pour un jeu en monde ouvert mais dont l'intégration est vraiment bonne et pertinente dans l'univers du jeu. Un gameplay qui s'enrichit et ce n'est pas plus mal car les infectés sont redoutables, surtout de nuit. En effet le cycle particulier de la série fait son retour.

Bien loin d'être gadget, le cycle jour/nuit donne deux visages au jeu, une vraie force pour la série d'autant que le résultat est une nouvelle fois très bon et intéressant. Mais avant de donner quelques précisions, il faut rappeler un élément important du jeu : le joueur est infectée par le virus du jeu. Le seul moyen de le dominer et ne pas se transformer, c'est de rester en plein jour ou à proximité de lampes UV, autrement l'infection va gagner du terrain sur votre corps. Le jour, les rues sont assez calmes, quelques infectés rôdent mais sans présenter une grosse menace tout en sachant que les ennemis ne sont pas que des zombies, des humains sont aussi de la partie. 

Par contre la nuit, prendre l'air est un gros risque, les infectés préfèrent la nuit, ils sont plus agressifs. Non seulement la menace est plus sérieuse mais surtout votre exploration est moins naturelle, il faut toujours penser à la lumière pour se prémunir du virus. En l'absence de lumière, le temps est limité avant de mourir. Le jeu met en place un compte à rebours, histoire de bien accentuer le stress. A l'image de la santé et de l'endurance, vous pourrez augmenter cette résistance du virus et donc obtenir un temps plus important. Il faut donc bien s'organiser et définir vos priorités en matière de quêtes et d'exploration selon la période de la journée. Ce système de cycle jour/nuit en plus du compte à rebours est vraiment intéressant et immersif sans être lourd. On a évoqué la présence d'humains en tant qu'ennemis, en gros le contexte du jeu met en scène trois factions différentes.

Sur les trois factions (pacificateurs, survivants, renégats), on pourra coopérer avec deux pour attribuer des quartiers et profiter des talents des factions : éléments pour le parkour (tyrolienne) mais aussi des pièges (véhicule piégé). Une mécanique simple mais qui a le mérite de ne pas s'arrêter à un choix esthétique. D'ailleurs en parlant de choix, ce nouvel épisode nous propose de faire des choix dans les dialogues, là encore une mécanique désormais courante. Un petit goût de jeu de rôle plutôt intéressant même si l'impact reste léger. Cela n'influence pas le final de l'histoire mais simplement la manière d'y parvenir ce qui reste déjà pas mal. Cela influence aussi vos rapports avec les autres personnages et donc votre personnalité. Au rayon des points négatifs, on peut en dégager assez évident et très largement perfectible, c'est l'intelligence artificielle.

On ne parle pas des différents infectés dont le profil et le contexte peuvent rendre crédible certaines formes d'IA. On parle vraiment de l'IA humaine et donc des renégats. Ceux-ci nous semblent trop attentistes avec des comportements étranges et des déplacements douteux. Un syndrome que l'on voit encore trop souvent où par exemple la vague d'ennemis n'attaque pas simultanément, sans gros effort de couverture... Même si les phases d'infiltration ne sont pas spécialement le coeur du jeu, celles-ci ne sont pas toujours fun à cause justement de cette IA. Lorsqu'on évoque le gameplay du jeu sur la PlayStation 5, une parenthèse DualSense s'impose avec toujours cet espoir d'une belle exploitation. On n'est pas au niveau des exclusivités PlayStation mais on note quand même l'effort des développeurs pour exploiter la manette avec un travail sur les gâchettes pour offrir des sensations lors de l'utilisation des armes par exemple.

Il est temps maintenant d'aborder la durée de vie du jeu et donc son contenu. Face à un tel monde ouvert, il est toujours compliqué de donner une estimation, la façon de jouer étant complètement différente d'un joueur à un autre. En ligne droite ou avec quelques activités secondaires, on se situe entre 20 et 25 heures de jeu environ. Un très bon chiffre qui explose si l'on cherche à découvrir l'intégralité du jeu avec un temps de jeu qui va tourner aux environs de 80 heures. L'aventure est très plaisante à découvrir en solitaire mais on peut aussi réaliser le jeu intégralement en coopération, une approche différente et vraiment sympathique jusqu'à 4 joueurs. En ce qui concerne les quêtes principales et secondaires, cette suite soigne davantage la mise en scène, l'écriture et offre une plus grande variété.

Si la qualité est évidemment variable d'une mission à une autre, la majorité des missions est intéressante. On vous laisse le plaisir de la découverte mais on peut quand même dire le crochetage est de la partie, des coffres avec un code, des défis de parkour, des camps à nettoyer, des tours radios, des stations métro... On le répète le jeu se montre bien plus riche et varié dans les activités annexes. C'est d'ailleurs recommandé de réaliser certaines activités afin d'obtenir un confort de jeu comme les stations de métro qui débloquent les voyages rapides. Des collectibles sont évidemment de la partie et en grande quantité avec les mémentos, les graffitis ou encore les cassettes. On note aussi la présence de rencontres aléatoires consistant par exemple à porter secours des survivants face à des infectés.

Dying Light 2 offre donc à la fois du contenu classique (collectibles, livraisons..) tout en proposant de nouvelles activités plus originales et cohérentes avec l'univers du jeu. Concernant la progression de notre personnage, on retrouve nos habitudes avec un gain d'expérience de différentes manières nous offrant des points à répartir dans les arbres de compétences. L'expérience s'obtient à la fois par la réussite des missions et activités du monde ouvert mais aussi de manière naturelle au fil de vos affrontements et déplacements. Le jeu se dote de deux arbres de compétences, un arbre pour le combat et un arbre pour le parkour. Une répartition évidente compte tenu du concept, c'est clair et surtout intéressant à découvrir avec une vraie montée en puissance. On gagne en performance et en souplesse dans les déplacements et les affrontements.

On passe maintenant à la bande-son, plutôt convaincante dans l'ensemble. On pourra profiter de belles compositions musicales signées Olivier Derivière (Get Even, Vampyr, A Plague Tale: Innocence...). Alors elle peut paraître parfois un peu trop discrète mais les notes proposées participent de belles manières aux différentes séquences. Si certains thèmes paraissent en retrait, c'est aussi pour laisser la place à la partie sonore que l'on trouve la plus séduisante : le sound design. Les bruitages proposés apportent vraiment cette touche de peur et d'horreur surtout pour la partie nocturne. On gagne en immersion de différentes manières dont les cris. L'environnement est bien vivant et il se fait entendre pour nous plonger encore mieux dans cette peur permanente d'une menace jamais très loin.

Enfin le troisième aspect de l'ambiance sonore qui laisse un sentiment mitigé, c'est le doublage français proposé. Alors comme à chaque fois, on apprécie d'abord l'effort de proposer les voix françaises, même si la qualité est inégale cela reste agréable. Dans le cas de cette deuxième aventure, on pourra quand même constater que le doublage est assez bon pour les personnages principaux mais franchement variable pour les personnages secondaires dont certaines voix ne collent pas vraiment avec le personnage à l'écran. On termine avec quelques mots sur le scénario du jeu. L'histoire fait l'objet d'un meilleur soin avec une écriture moins superficielle avec des surprises et un rythme malgré quelques séquences prévisibles et quelques lourdeurs.

Aiden Caldwell se rend dans l'une des rares villes qui rassemble des survivants à l'abri des infectés : Villedor. On va vite découvrir plusieurs menaces dans les environs, infectés et bandits sont de la partie de jour comme de nuit. Le point de départ est la recherche de sa soeur suite à une séparation il y a longtemps. Un casting riche va se présenter au joueur pour enrichir l'univers de cette suite mieux écrite. On ne va pas aller plus loin dans la description des événements mais le travail réalisé sur l'histoire est vraiment bon. C'est sympathique à suivre avec l'effort de rendre le contenu secondaire parfois aussi captivant que la trame principale. Ceci dit, l'histoire n'est pas non plus renversante ou très originale mais quelques séquences sortent du lot. Encore une fois, cette suite affiche de jolis progrès même dans ce registre.

Dying Light 2 Stay Human est une vraie et belle suite, fun et efficace. Un nouvel épisode qui ne déçoit pas en proposant de nombreuses nouveautés et améliorations. Les développeurs proposent une aventure longue et captivante à travers un monde ouvert vivant et varié. Cette version PS5 est convaincante malgré quelques bugs, des soucis techniques qui devraient disparaître au fil des mises à jour. On tient donc une belle surprise en ce début d'année d'autant que l'on peut en profiter en solo ou en coopération.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 16/20
Durée de vie : 18/20
Bande-son : 16/20
Scénario : 15/20

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Note globale : 16/20

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