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[Test] Killing Floor 3 (PS5)

3 Août 2025 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS5

killing floor 3

La série Killing Floor est enfin de retour après la sortie du deuxième opus, il y a maintenant 9 ans ! Après un léger report de quelques semaines, Killing Floor 3 débarque pour le plus grand plaisir des joueurs appréciant le FPS coopératif bien gore. Tripwire Interactive est aux commandes avec la ferme intention de convaincre les fans des premiers épisodes tout en espérant séduire de nouveaux joueurs. Killing Floor 3 est disponible depuis le 24 juillet 2025 sur Playstation 5 (version testée), Xbox Series et PC. Un retour fracassant ?

killing floor 3

On peut déjà commencer par évoquer le contexte, car s’il y a bien un pitch de départ pour plonger le joueur et justifier votre équipe, vos ennemis et vos armes, il faut bien avouer que c’est surtout un prétexte simple et efficace. Le jeu n’a pas forcément vocation à mettre en oeuvre un véritable travail d’écriture. Comme pour les épisodes précédents, on fait donc bien face à un scénario, mais extrêmement simpliste, le coeur du jeu est ailleurs et ce n’est pas une surprise. Le jeu nous plonge donc dans la peau d’un membre d’une escouade d’élite nommée Nightfall. L’objectif est de contenir l’invasion des monstres horribles, notamment les Zeds, suite à diverses expériences d’une société intitulée Horzine. Nous sommes dans un futur assez proche, en 2091.

Il s’agit bien d’une continuité par rapport à l’épisode précédent puisque les événements se déroulent 70 ans après ceux de Killing Floor 2. Une dystopie qui se contente donc de survoler l’ensemble des personnages et les motifs principaux d’une telle situation. Il ne faut pas s’attendre à un quelconque développement de l’histoire, On s’intéresse maintenant au rendu visuel de ce troisième opus. On pouvait s’y attendre, les développeurs vont toujours plus loin pour rendre l’univers toujours plus gore, sanguinaire et réaliste. Pour parvenir à ce chouette résultat, le studio fait appel à l’Unreal Engine 5 en guide de moteur. Le résultat est vraiment convaincant et permet au jeu d’afficher de bons progrès par rapport à l’opus précédent.

Avec son fameux système M.E.A.T 2, une nouvelle version pour l’occasion, le démembrement gagne en finesse, en surprise et en réalisme. On repousse le gore et les découpages possibles des différentes parties des ennemis. La dose de sang est démesurée, le moindre tir accentue autant la violence que le spectacle sanguinaire. On a vraiment un très bon niveau de détail avec des textures qui gagnent aussi en finesse à l’image de la modélisation qui se montre encore plus propre. Le soin apporté à l’aspect technique du jeu permet d’apprécier les styles d’ennemis avec certains éléments organiques qui intensifient l’horreur générale du jeu. C’est sombre mais avec de jolis effets visuels au niveau de la lumière mais aussi des particules pour mettre en oeuvre la projection quasi-permanente de sang durant les affrontements.

killing floor 3

Le titre n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains, on peut difficilement faire plus gore. Pour soigner un peu plus le spectacle, le studio n’oublie pas non plus de mettre en oeuvre des environnements spécifiques et un level-design soigné. On va donc enchaîner les vagues d’ennemis dans des décors industriels avec un effet presque post-apocalyptique ou le gris est dominant. Il y a l’idée de mettre en scène un décor rappelant l’horreur des expériences en laboratoire avec une forme de chaos général. Ces zones dangereuses ne sont pas spécialement nombreuses et ne cherchent pas à offrir des décors radicalement différents, bien au contraire. On souligne surtout les efforts pour rendre les cartes pertinentes avec beaucoup de verticalité et d’éléments qui tentent d’exploiter les forces de chaque classe du jeu.

On va trouver des escaliers, des passerelles mais aussi d’autres structures dans le décor qui permettent d’exploiter chaque style de jeu. On constate aussi la possibilité d’exploiter l’environnement avec certaines parties du décor comme les ventilateurs par exemple pour en faire des pièges lors des différentes vagues d’une carte. Enfin, malgré l’arrivée de nouveaux ennemis, on aurait apprécié un bestiaire encore plus riche et varié et surtout un plus grand nombre de boss. Il y a un effort évident et appréciable sur la partie artistique et technique des différents zombies avec différents styles et donc différentes manières pour en venir à bout en fonction des faiblesses de chacun. 

Du côté du gameplay, cet épisode s’inscrit dans la continuité et vise surtout à respecter la formule tout en proposant quelques nouveautés et améliorations. Un choix conservateur qui peut autant séduire que déplaire mais il faut bien avouer que si l’on adhère au concept, cela fonctionne toujours aussi bien. On se retrouve donc toujours face à un FPS nerveux, bourrin, jouissif. C’est très violent, très gore et encore plus réaliste qu’auparavant. Un gameplay solide et efficace où la prise en main est simple et rapide. L’équilibre est très bon et permet de profiter du jeu seul ou à plusieurs (jusqu’à 6 joueurs). La coopération se présente comme une évidence pour ce style de jeu mais on peut parfaitement y jouer en solo. C’est toujours aussi fun avec un bon sentiment de puissance, de progression. On trouve aussi une plus grande part de tactique à travers les classes et la composition d’une équipe.

killing floor 3

Le principe est toujours le même, survivre à des vagues d’ennemis au coeur d’une carte pour aboutir à un boss. Il faut éliminer astucieusement chaque Zed en tenant compte des ennemis et du potentiel de la carte. Le schéma est identique, on démarre avec une première vague, une courte pause permet d’accéder à l’armurerie afin de gérer ses munitions et son arsenal pour ensuite déclencher la vague suivante et ainsi de suite. Un cycle classique que l’on a pu découvrir dans de nombreux jeux du même genre et qui se montre toujours aussi addictif si l’on apprécie cette mise en scène. Pour les joueurs qui connaissent l’épisode précédent, ceux-ci pourront constater que les armes affichent un petit punch supplémentaire en matière de sensation. Il y a aussi des progrès au niveau des mouvements, les déplacements se montrent plus fluides, plus précis avec la possibilité de profiter de la verticalité des cartes.

Non seulement on peut glisser mais on peut aussi escalader. Cela reste des mouvements classiques, le jeu ne cherche pas à être original mais plutôt complet avec des sensations renforcées. Pour aboutir à un bon résultat, le gameplay s’améliore dans différents registres du personnage contrôlé mais il faut aussi que les ennemis démontrent des progrès. Sur ce point, c’est aussi une réussite, avec une vraie évolution de l’IA. C’est clairement l’un des bons exemples sur les dernières productions avec enfin des ennemis dotés d’une intelligence qui rendent les parties intéressantes. On est agréablement surpris du comportement des ennemis à la fois dans les mouvements et les choix réalisés sur les attaques. Chaque ennemi possède des caractéristiques qui permettent d’avoir cette impression de faire face à un individu avec une personnalité dans sa manière de se défendre et d’attaquer.

C’est varié, souvent malin tout en se montrant rapide. Une IA qui pousse le joueur à réfléchir et à être prudent malgré les vagues d’ennemis, il faut vraiment se montrer précis et connaître les faiblesses de son adversaire. On note l’apparition de nouveaux ennemis qui cherchent clairement à mettre en oeuvre des pièges. Par rapport au contenu, Killing Floor 3 intègre cette liste de jeu dont l’intérêt se confirme sur le long terme. Il est évident que sa popularité va dépendre du sérieux des développeurs pour proposer régulièrement du contenu inédit. Tripwire Interactive affiche ses ambitions puisqu’il évoque dès sa sortie de l’arrivée très prochaine d’un premier DLC qui proposera du nouveau contenu : cartes, armes, éléments cosmétiques.

killing floor 3

En sachant que s’il est bien question de microtransactions, celles-ci se limitent aux éléments cosmétiques. On l’a dit, le scénario est prétexte à mettre en oeuvre l’univers et les vagues de Zeds. Il y a bien des missions narratives, mais l’écriture reste anecdotique et occasionnelle à travers l’exécution de divers objectifs en plus de vaincre les vagues d’ennemis. On peut donc y jouer en solo ou jusqu’à 6 joueurs en ligne avec une difficulté qui dispose d’une courbe pertinente puisqu’elle s’ajuste de manière dynamique afin de proposer un challenge en permanence équilibré. Le studio réalise des efforts pour ne pas simplement mettre en oeuvre des cartes avec un enchaînement de vagues. Il y a la volonté de proposer une mise en scène et un intérêt scénaristique même si cela reste encore limité et classique.

Au lancement, on peut découvrir 8 cartes différentes, 6 classes et 3 boss uniquement. On peut aussi découvrir la présence de défis hebdomadaire, un moyen efficace de renouveler l’intérêt régulièrement, du moins sur les premières semaines en attendant l’arrivée d’un véritable ajout de contenu. Sans forcément mettre en place une révolution pour la partie des classes, ce nouvel épisode cherche à éclaircir le rôle de chacun et surtout à offrir une vraie identité. Même s’il sera possible d’acheter les armes des autres classes, le jeu cherche vraiment à définir des forces et faiblesses à chaque classe pour pouvoir rendre l’ensemble complémentaire et renforcer l’aspect coopératif. On trouve une classe polyvalente mais pour les autres, il y a une spécificité élémentaire, l’un maîtrise le feu, un autre les tirs givrants, les tirs paralysants sans oublier le médecin, indispensable lorsqu’il est question de survie. 

Chaque classe est donc dotée d’une arme de base, d’un outil mais aussi d’une compétence spéciale. La progression du jeu se limite à l’utilisation, il faut vraiment choisir et jouer pour faire progresser une classe, ainsi il sera intéressant de varier son choix si l’on veut obtenir des classes d’un même niveau pour adapter la sélection en fonction des autres joueurs et des préférences de chacun. Pour le moment, le système de niveau possède un palier à 30 par classe avec une compétence passive qui se débloque tous les deux niveaux. En sachant que chaque compétence peut faire l’objet d’une amélioration à trois reprises. On ne va pas rentrer dans les détails pour l’arsenal, ni pour les armes spécifiques à chaque classe, il faut surtout retenir que la variété est au rendez-vous : katana, fusil à pompe, lance-flammes…

killing floor 3

Le jeu met à disposition un système de modification des armes. Les ressources récupérées au fil des parties permettent de fabriquer des améliorations. Il existe 6 aspects d’une arme qui peuvent faire l’objet d’une modification pour augmenter la cadence ou encore les dégâts par exemple. Enfin, en plus d’agir sur les statistiques d’une arme, on pourra aussi modifier l’aspect visuel. Non seulement on peut modifier le skin avec un choix de peintures mais on peut aussi personnaliser l’arme en ajoutant des décorations (sticker, pendentif). En parlant de personnalisation, la tenue du joueur ou encore la carte de profil font aussi l’objet de modification, un grand classique pour ce style de jeu multijoueur.

Enfin, on termine avec quelques mots au sujet du travail sonore réalisé sur ce troisième opus. Contrairement à d’autres jeux où certaines mélodies cherchent à marquer les esprits ou un instant précis, on est ici face à une autre utilisation de la bande-son. C’est très métallique, aussi nerveux que le gameplay pour apporter un peu plus de démesure au moindre affrontement. Les musiques et surtout les bruitages cherchent à mettre en lumière l’aspect sauvage et barbare du jeu avec de nombreux cris ennemis, des armes qui s’imposent sur le plan sonore à la moindre action et un environnement dont la restitution sonore colle avec ce rendu gris et industriel.

L’objectif est de rendre l’ensemble encore plus immersif avec en plus quelques touches électro qui collent également très bien avec l’aspect cybernétique du jeu et l’excitation des nombreux Zeds sur votre passage. Ce n’est pas une OST que l’on écoute forcément en boucle, on veut simplement des compositions brutales et électriques, c’est tout à fait cohérent. Le jeu réalise également un bel effort en proposant un doublage français. Même si l’écriture n’est pas la force majeure du jeu avec quelques dialogues parfois un peu répétitif, la VF est correct et suffit amplement pour un tel titre.

killing floor 3

Killing Floor 3 réussit son retour à travers une formule une fois de plus convaincante. Pas de révolution à l’horizon, Tripwire Interactive continue sur les mêmes bases mais en réalisant quelques ajustements. C’est toujours aussi gore et explosif mais avec un rendu visuel un peu plus fin, plus réaliste et ainsi un peu plus spectaculaire. Le gameplay est toujours fun et nerveux à travers une expérience de jeu que l’on recommande en coopération.

Le contenu est minimaliste mais correct pour un lancement. Il faudra évidemment des nouveautés rapidement pour tenter de conserver les joueurs sur le long terme. Un nouvel opus qui affine donc son concept avec des petites nouveautés et un équilibre convaincant malgré quelques imperfections et un contenu limité pour le moment.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 16/20
Durée de vie : 14/20
Bande-son : 15/20

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Note globale : 15/20

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