[Test] Metal Eden (PS5)
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La rentrée est toujours synonyme de nombreuses sorties jusqu’au mois de décembre. Derrière les titres très attendus et des licences phares se cachent toujours une belle surprise qui occupe moins l’actualité ou qui reste discrète jusqu’à séduire les joueurs dès sa sortie. Un profil que possède le jeu Metal Eden, du moins sur le papier, et dont on va vérifier si cela se confirme une fois la manette en main.
Pour rappel, Metal Eden est disponible depuis le 2 septembre 2025 sur PlayStation 5, PC et Xbox Series. Le titre est développé par Reikon Games, auteur du très sympathique Ruiner, un beat’em all dont la sortie remonte en 2017. Metal Eden est donc le nouveau projet du studio dans un univers d’ailleurs assez proche de leur précédent jeu. La belle surprise de la rentrée et la confirmation d’un studio à suivre ?
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Le studio Reikon Games semble décidément apprécier l’univers cyberpunk. Après Ruiner, Metal Eden nous plonge lui aussi dans un tel décor. Le joueur est plongé dans une guerre cybernétique en incarnant Aska, une hyper-unité chargée de sauver l’humanité. Aska se présente donc comme une forme d’androïde qui sera accompagnée par une IA nommée Nexus. L’objectif est de se rendre autour de la planète Vulcan, au coeur d’une cité orbitale nommée Moebius. C’est sur cette dernière que l’opération sauvetage a lieu pour préserver la sauvegarde de l’humanité à travers des processeurs nommés Core. Une forme d’archive sans risque jusqu’à que ce lieu de stockage se transforme en piège suite au soulèvement des mystérieux ingénieurs.
Un résumé qui permet d’avoir une idée sur le style d’histoire, en sachant que le récit ne cherche pas forcément à être original. Ce n’est d’ailleurs pas toujours évident de suivre l’histoire au départ, le titre affiche une belle richesse en évitant de traiter le sujet de manière trop cliché ou superficiel. On profite en plus d’une belle mise en scène avec la présence de quelques cinématiques. La narration se montre d’abord efficace puis par moment un peu maladroite mais heureusement, la conclusion est plutôt correcte et son déroulement est assez bien maîtrisé dans l’ensemble. On parvient à comprendre et à découvrir des détails sur l’univers du jeu petit à petit notamment grâce à la rencontre de plusieurs personnages.
Rien que par le sujet abordé, son ambiance ou encore son univers, Metal Eden possède de nombreuses inspirations tout en développant sa propre identité. L’histoire est donc agréable à suivre même si l’on pourra pointer du doigt quelques mystères sans explications, un choix certainement volontaire de la part du studio mais qui offre toujours un peu de frustration surtout en l’absence de suite ou de futurs titres dans le même univers. Sans être renversant ou surprenant, le scénario est plutôt correct dans l’ensemble. Artistiquement, le jeu s’en sort bien avec un effort pour rendre les décors suffisamment variés. On a évidemment un style cyberpunk très prononcé tout en combinant d’autres décors plus classiques, des ruines des déserts mais aussi des sites industriels.
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C’est donc autant gris que très coloré en fonction de la zone en question et des effets lumineux. Le travail sur la lumière est vraiment bon et permet d’offrir une chouette mise en scène lors de certaines séquences. Alors oui, il y a bien un côté urbain très prononcé mais cela n’empêche pas au jeu de mettre en oeuvre d’autres décors, plus naturels pour confirmer la bonne variété dans les décors et s’ouvrir réellement une large palette de couleurs. On retrouve ainsi les bons côtés d’un tel univers et pas seulement une ambiance froide et numérique où les décors sont souvent sombres et identiques, il y a un réel effort du studio pour apporter de la couleur et de la lumière dans les différentes arènes du jeu tout en respectant une certaine cohérence futuriste.
Concernant le level-design, on va forcément retrouver une expérience très linéaire, c’est propre à ce style de FPS, mais cela n’empêche que certaines zones sont assez ouvertes et surtout le décor s’avère très riche pour tenter de multiples acrobaties. Il y a autant de pièges que d’éléments que l’on peut exploiter pour venir à bout de notre enchaînement. On est face à une construction qui cherche à mettre en oeuvre de la vitesse tout en conservant une très bonne verticalité, le compromis offert est plutôt bon. Malgré le rythme soutenu, on est face à un jeu où le parkour se joue autant sur la vitesse que sur les acrobaties et la progression verticale de certains obstacles. Il faut donc s’attendre autant à sauter qu’à s’accrocher avec notamment la présence de nombreux grappins et tyroliennes.
Si le décor contient de nombreux pièges, les ennemis dans les niveaux incarnent une autre menace récurrente sur la trajectoire du joueur. Le bestiaire ne cherche pas à surprendre par son originalité, et mise plutôt sur une bonne variété à la fois dans le style et les capacités. En effet le studio cherche à mettre en scène des ennemis avec des différences dans les mouvements mais aussi dans les dimensions. On pourra donc rencontrer des menaces au sol mais aussi des menaces aériennes comme des drones. Sur le plan technique, le jeu utilise le moteur graphique Unreal Engine 5. Pour un tel style de jeu, il est indispensable d’avoir une expérience globalement fluide avec un affichage 4K et un framerate de 60 fps.
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Malgré une bonne finition, il faut tout de même avouer que le jeu n’est pas irréprochable avec la présence de quelques ralentissements, heureusement ceux-ci sont légers pour la plupart et n’affectent pas de trop les séquences concernées. On pourra aussi constater quelques bugs physiques avec le décor et les ennemis. Nul doute que ces petits défauts seront constatés et feront l’objet de correctifs dans les prochaines semaines. Même s’il semble parfois classique, ce monde dystopique proposé ne manque pas de charme pour laisser place à de l’action frénétique et à du parkour à haute intensité. Metal Eden se présente clairement comme un Fast-FPS. Il s’inspire de nombreuses licences dont Mirror’s Edge, Titanfall, Ghostrunner ou encore Metroid par exemple.
Un mélange d’action et de plates-formes avec toujours la volonté de conserver un rythme soutenu. Le concept vise à conserver une dynamique et une intensité sans pause ou presque. On alterne ainsi des séquences d’acrobaties avec des combats en arènes sans transition et une nervosité qui ne fait qu’accentuer le style et le rythme du jeu. Si le titre se montre effectivement linéaire par son concept, il ne suffit pas simplement de filer en ligne droite ou de suivre quelques marqueurs. Le titre se montre exigeant dans tous les registres et ces fameuses phases de plates-formes nécessitent une réflexion et une bonne observation afin de réaliser les bons mouvements dans le bon rythme.
Sans aller jusqu’à dire que l’on fait face à des énigmes, ces phases de jeu s’offrent un côté puzzle intéressant. Cette dimension acrobatique nous offre un gameplay complet et varié qui demande un peu d’entraînement afin d’avoir le recul nécessaire sur les mouvements possibles. On va pouvoir courir, sauter, à plusieurs reprises même, mais aussi faire des dashs, des glissades tout en utilisant le grappin ou encore des tyroliennes. L’erreur n’est pas permise, il faut réussir une exécution parfaite, ce qui implique une bonne vitesse et un bon timing. Pour compléter ces mouvements, il faut une dose d’action et donc un arsenal complet. Le jeu propose un large choix avec différents types (énergétiques et cinétiques).
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Il pousse d’ailleurs régulièrement d’utiliser la roue des armes afin de choisir l’arme la plus appropriée pour chaque ennemi sur le chemin. Cela implique donc une bonne connaissance de l’arsenal mais aussi des forces et faiblesses des différents adversaires. Un choix d’arme classique et efficace avec un pistolet, une mitraillette, un fusil à pompe, un lance-grenades ou encore un fusil sniper par exemple. Il faut donc prendre le temps de découvrir le potentiel de chaque arme d’autant que celles-ci disposent de modes de tir alternatifs. La prise en main est bonne avec une visée précise et rapide malgré toute l’intensité à l’écran. Chaque combat est intense avec toujours cette notion de rythme, avec ce désir de réaliser le plus grand et bel enchaînement sans interruption.
Une cadence qu’il faut bien évaluer puisque le jeu repose sur un système d’énergie pour chaque action réalisée. Lorsqu’on consomme une ressource, il faut impérativement éliminer un ennemi ou réaliser une esquive pour récupérer de l’énergie. La combinaison, des mouvements et l’utilisation des armes, est la clé du succès. Pour compléter cette cohésion, certaines compétences complètent le potentiel d’Aska comme le ralentissement du temps. Enfin, et c’est là que l’on retrouve une très forte inspiration de l’univers Metroid, Aska peut se transformer en sphère… Pas de doute de la référence d’autant que l’esprit est le même.
On bascule dans une vue à la troisième personne et surtout, on peut évoluer sous cette forme tout en attaquant par l’intermédiaire de missiles et de décharges électriques. Une forme alternative d’Aska qui offre une autre approche intéressante face aux adversaires. D’ailleurs, concernant l’IA des ennemis, celle-ci n’est pas irréprochable, loin de là. Sans être totalement mauvaise, on a pu constater à de nombreuses reprises des comportements pas toujours pertinents dans les actions et les déplacements réalisés. On en vient à la fameuse interrogation de la durée de vie. En effet lorsqu’on est face à un fast-FPS, il est logique de se poser la question de la longueur de l’expérience de jeu compte tenu du concept.
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Ce n’est généralement pas le point fort, Metal Eden le prouve avec une histoire qui se termine en 6 heures environ (8 missions au total), voir même un peu moins selon votre aisance avec le système de jeu. Cela peut paraître faible mais c’est un score très correct dans sa catégorie, en sachant que son prix de vente est de 39,99€. Un tarif peut-être encore un peu élevé compte tenu du temps du jeu et de son contenu. En effet, et c’est dommage, la rejouabilité du titre est assez faible. C’est surtout sur cet aspect qu’on peut lui faire un reproche. On peut accepter que le contenu annexe est faible et l’exploration limitée mais on aurait apprécié la mise en place de différentes idées pour inviter à refaire le jeu.
Actuellement, le jeu ne propose absolument rien une fois l’histoire terminée, même pas une nouvelle partie en conservant la progression. Heureusement l’aventure principale est vraiment fun si l’on apprécie ce style de jeu avec un excellent rythme et une bonne dose d’action. La difficulté est plutôt bien dosée, il y a quelques pics de difficulté mais dans l’ensemble ce n’est pas trop perturbant d’autant que le jeu offre régulièrement des checkpoints, un choix idéal du studio. En offrant des réapparitions fréquentes, les développeurs s’évitent clairement la frustration des joueurs et n’accentuent pas le challenge.
Au contraire, cela permet d’offrir une expérimentation agréable en poussant le joueur à réaliser des tentatives et à prendre des risques sans conséquences majeures sur la progression. Il se dégage donc un vrai plaisir de refaire un même passage jusqu’à parvenir à un résultat convaincant. Par rapport à la progression du personnage, le jeu joue la carte de la simplicité avec la présence d’un arbre de compétences mais aussi d’un système d’amélioration pour les armes. On termine avec la bande-son du jeu, un aspect qui participe grandement à l’ambiance pour un tel genre.
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Le choix des musiques est très bon avec des compositions électro qui collent à la fois avec l’univers futuriste et cyberpunk mais aussi avec la nervosité du gameplay. Il faut un accompagnement sonore cohérent avec le concept du jeu et notamment son aspect dynamique. Les morceaux électro fonctionnent donc parfaitement avec le rythme et l’action à l’écran. Les bruitages sont également plutôt bons dans l’ensemble et la présence d’une voix off n’est pas déplaisante même si la concentration du joueur lors des différentes séquences empêche de pleinement profiter des informations.
Face à ce style de jeu, la communication autour de l’univers du jeu et des détails sur l’histoire n’est pas pertinente au cours d’une séquence jouée. Il est souvent préférable de faire évoluer le fil de l’histoire et de transmettre des informations lors des pauses entre les séquences sous la forme de cinématiques ou d’une mise en scène qui offre une légère coupure entre deux courses. La partie audio reste tout de même convaincante et s’accorde très bien avec le style du jeu.
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Metal Eden est une bonne surprise. Le choix d’une sortie début septembre l’empêche de prendre pleinement la lumière au sein de l’actualité, et c’est bien dommage car c’est un titre qui mérite vraiment le coup d’oeil. Un genre particulier qui ne plaît pas à tous les joueurs mais si l’on aime ce concept de fast-FPS, Metal Eden figure parmi les valeurs sûres sans être la meilleure. Les inspirations sont nombreuses et mesurées, ce qui permet au titre d’offrir une expérience de jeu complète, fun, tout en proposant une part personnelle. La réalisation est propre mais perfectible avec une prestation visuelle très bonne sans être spectaculaire.
La bande-son aussi est soignée, sans être vraiment marquante ou mémorable mais cohérente avec l’univers proposé et le rythme du jeu. Finalement, malgré quelques bugs, c’est surtout son contenu qui peine à convaincre. Une expérience de jeu courte sans un vrai contenu annexe et sans offrir la moindre rejouabilité. C’est souvent le cas pour ce genre de jeu, on espérait donc être surpris dans ce registre pour marquer une vraie différence face à la concurrence. Une aventure futuriste sympathique, nerveuse et dynamique où le parkour occupe une place centrale.
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Graphismes : 15/20
Gameplay : 16/20
Durée de vie : 11/20
Bande-son : 15/20
Scénario : 14/20
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Note globale : 15/20
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