[Test] 007 First Light (PS5)
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James Bond, l’agent 007, est de retour en jeu vidéo. Si les fans attendent toujours son retour au cinéma avec l’arrivée d’un nouvel acteur dans la peau de l’espion, en matière de jeu vidéo, l’attente est terminée. En effet depuis le 27 mai dernier, il est possible de se plonger dans une aventure inédite sous le nom de 007 First Light.
Développé par le studio IO Interactive (créateur de la licence Hitman), ce nouveau jeu autour du personnage est disponible sur Playstation 5, Xbox Series, PC et prochainement sur Nintendo Switch 2. Un retour attendu après un long développement et l’espoir de se présenter comme un épisode aussi bon que les plus mythiques adaptations, en sachant que celui-ci ne fait référence à aucun film et à aucun acteur de la saga. Mission accomplie avec succès ?
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Un nouveau jeu James Bond sans repère évident du moins en matière de film ou d’acteur, et pourtant pas de doute c’est bel et bien un digne jeu de la franchise. Malgré des initiatives et une certaine fraîcheur avec le personnage principal et l’histoire dont on aura l’occasion d’y revenir plus tard, ce nouveau jeu est un hommage à l’univers 007 et ne manque jamais de respecter l’esprit attendu par un tel titre. Il suffit de prendre du recul sur cette aventure pour se rendre compte qu’une fois de plus, une aventure avec James Bond est systématiquement synonyme de voyage autour du monde. On ne pas rentrer dans le détail des différentes destinations, mais on peut affirmer que les choix sont pertinents et permettent de vraiment varier les décors et les situations.
On pourra se rendre en Europe, en Asie ou encore en Afrique pour découvrir de superbes environnements à la fois à l’extéreur mais aussi à l’intérieur de certains bâtiments, dont le QG du MI6 qui apparaît comme une évidence. Un vrai voyage, toujours agréable et toujours synonyme de spectacle. Sur le plan artistique, tout est mis en oeuvre pour donner la même sensation que les films avec un bon rythme, des séquences variées, c’est un vrai show avec les codes du genre et notamment ceux de 007. Certaines scènes sont évidemment plus marquantes par un sens de la démesure et une tension supérieure, en particulier à bord de différents véhicules. Le studio applique vraiment tous les éléments indispensables, et attendus, à l’univers 007 avec un vrai naturel.
Un résultat séduisant qui s’explique par une solide expérience de la licence Hitman qui applique cette même philosophie de la mise en scène et surtout du voyage, mais dans un registre plus spécifique et moins polyvalent. D’ailleurs en plus du jeu de comparaison avec la licence Hitman, il apparaît évident que l’on peut y voir sous certains angles un petit côté Uncharted, une comparaison aussi flatteuse. C’est donc très coloré et varié en se rapprochant au maximum d’un rendu cinématographique au point de rappeler certaines idées dans les films. On fait vraiment face à une expérience visuelle très riche, les développeurs réalisent un joli travail sur l’immersion du joueur en proposant des décors très détaillés. Même si certains arrière-plans sont moins inspirés, les décors parcourus ne manquent pas de nombreux éléments, pas seulement en matière de personnage.
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Il y a un vrai soin dans la reproduction des intérieurs et les différentes possibilités dans la part d’exploration offerte aux joueurs grâce à un level-design plutôt bon, pour un jeu assez dirigiste afin de maîtriser sa mise en scène. Une qualité artistique évidente et soignée qui s’associe à une performance technique très correcte, dans sa génération, sans réaliser une claque graphique comme Uncharted par exemple. Le jeu se montre néanmoins très joli mais avec une finition encore perfectible. Rien de grave, mais on pourra rencontrer quelques bugs et même quelques crashs à l’heure actuelle. Certaines textures manquent de finesse et certaines collisions ne sont pas irréprochables. Pour la plupart des petits défauts rencontrés, cela ne pose pas de problème majeur mais cela démontre un léger manque de finition à sa sortie, nul doute que des correctifs seront déployés afin de rendre le jeu plus stable dans un premier temps.
En dehors de ces petits problèmes, le jeu nous propose un moteur graphique, Glacier, très convaincant avec une modélisation plutôt propre, surtout pour les éléments principaux du jeu et donc James Bond. Le travail sur la lumière est très satisfaisant et permet de mettre en valeur les différents décors et séquences du jeu. En matière de mode visuel, on retrouve toujours le choix entre les graphismes et le framerate. Le mode performance est comme très souvent le choix prioritaire afin de profiter d’un framerate de 60 fps sans perdre énormément sur le rendu visuel. En tout cas le travail sur l’éclairage est clairement l’une des forces du jeu et de ce moteur. Une performance globale suffisante pour profiter également dans de bonnes conditions des cinématiques du jeu.
Le jeu mise ainsi sur la plus grande fidélité par rapport à l’univers James Bond tout en misant sur une forte immersion du joueur. Une belle réussite grâce à la réalisation mais aussi grâce au gameplay proposé. On va vite découvrir une proposition complète et accessible afin de séduire un large public en offrant une bonne prise en main. Le titre cherche à proposer des séquences variées avec un goût prononcé pour le spectacle. C’est fun avec un peu de liberté mais sans atteindre la profondeur d’un Hitman dans son approche. Il faut plutôt voir ce nouveau jeu James Bond comme un Uncharted qui s’autorise des zones un peu plus ouvertes avec un peu de liberté dans l’approche mais tout en conserve une approche dirigiste pour produire la plus belle mise en scène possible.
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Le compromis trouvé par les développeurs est vraiment bon et offre même une certaine nostalgie étant donné que ce genre de production se montre plutôt rare ces dernières années avec cette philosophie de mettre en oeuvre des séquences dirigistes dans des zones légèrement ouvertes. La structure du jeu est maîtrisée et riche, puisque si l’on échappe aux classiques courses poursuites, on va surtout découvrir dans chaque zone, plusieurs approches différentes : infiltration et action. Attention, on le répète c’est une liberté contrôlée, derrière chaque séquence de jeu se cache en réalité plusieurs scripts, libre à vous de choisir celui qui vous séduit le plus en fonction de la situation, de vos choix et de l’évolution de la séquence en question. On se trouve donc dans une scène précise, on tente d’abord de prendre quelques repères et de découvrir le potentiel du décor avant de commencer à suivre les objectifs et d’évoluer sans trop se faire remarquer.
La notion de costume par exemple est de la partie mais ce n’est pas autant le coeur du jeu qu’un Hitman par exemple. Ici, on va vraiment s’appuyer sur l’observation, le vol d’objets mais aussi le bluff. Cette dernière mécanique est amusante bien que simpliste, où il faudra tenter de s’en sortir à travers des dialogues. Une jauge d’instinct est mise en place pour pouvoir dès qu’elle est suffisamment pleine de convaincre un ennemi plutôt que de passer directement à une élimination. Même si c’est assez léger dans le potentiel, le jeu offre parfois la possibilité de réellement faire croire à un contrôle de l’IA avant de le surprendre, c’est plutôt drôle et surtout fidèle au personnage.
Mais si vous n’êtes pas fan de cette approche directe à travers les dialogues, le jeu laisse la possibilité de contourner les ennemis en se servant des failles de la zone de jeu en question et donc d’utiliser des objets et des accès spécifiques. Evidemment, pour compléter cette approche discrète, le joueur dispose des traditionnelles gadgets et notamment la montre. On peut ainsi pirater des éléments du décor, distraire les ennemis, scanner le décor…. Les possibilités sont suffisamment nombreuses pour trouver une solution et démontrer une fois de plus la richesse des décors. Le travail dans la conception des niveaux se démontre donc vraiment à travers ces séquences de jeu. Bien entendu, l’utilisation des gadgets est à usage contrôlé, on ne peut en abuser, le but est d’utiliser les gadgets au bon endroit et au bon moment sans basculer comme une arme principale à chaque obstacle rencontré.
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En dehors des gadgets et de son sens de la discussion, James Bond peut compter sur le combat au corps-à-corps et sur des armes dans un second temps dès que cela devient indispensable. En effet, le jeu introduit un système obligeant à jouer sagement dans les affrontements jusqu’à obtenir l’autorisation de tuer, dès que l’on bascule dans cette phase, on peut dégainer sans problème, autrement il faudra faire sans attaque létale. Le système de combat proposé est vraiment fun et nerveux sans être vraiment technique. Une fois de plus, le studio réalise un choix intéressant afin d’avoir un système complet tout en restant accessible. C’est d’ailleurs lors de ces séquences que l’on se rend compte de la qualité des animations, c’est fluide et vraiment réaliste. Les commandes sont simples mais grâce à l’environnement, les affrontements gagnent en richesse et en variété.
On utilise le décor de différentes manières pour projeter des ennemis mais parfois aussi dans l’optique de récupérer un objet précis pour le lancer. Il y a donc de nombreuses interactions pour différents résultats mais toujours dans le sens du spectacle sans être brouillon ou abusé. Dès que l’on peut sortir le pistolet, le jeu bascule en mode gunfight, c’est toujours aussi fun et toujours aussi accessible. On conserve cette envie de faire le spectacle, le décor est toujours un élément clé dans les affrontements avec en prime des ralentissements de l’action dès que la jauge instinct le permet. La sensation de tir est bonne au même titre que les déplacements et le système de couverture, c’est relativement proche de ce qui fait mieux dans cette catégorie.
Le jeu n’a pas l’ambition de vouloir offrir de la nouveauté dans le registre des gunfights mais plutôt d’appliquer une recette qui a fait ses preuves et c’est franchement un vrai plaisir tout au long de l’histoire. On possède donc autant de plaisir en mode infiltration et en mode action. Dans les points négatifs, il faut surtout mettre en lumière le rendu trop hasardeux de l’IA. C’est régulièrement le point faible dans ce type de production et malheureusement, le studio ne fait pas de miracle bien au contraire. Parfois l’IA paraît trop aveugle face à certaines situations tandis que dans d’autres séquences, elle fait l’objet d’une détection phénoménale sans explication. On peine donc à vraiment cerner la qualité de l’IA et le potentiel de détection, le cône de vision et sa longueur s’affichent clairement comme un mystère d’une phase de jeu à une autre de quoi potentiellement frustrer certaines approches discrètes.
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C’est vraiment l’aspect du jeu qui possède la plus grande marge de progression. Qu’importe le plaisir de reprendre du service est bien de la partie malgré ces petits défauts. Une nouvelle aventure à travers un nouveau James Bond qui nécessite entre 15 et 20 heures pour terminer l’histoire dans une difficulté standard et en prenant son temps. Une durée de vie tout à fait correcte pour ce style d’aventure surtout lorsque la structure est quand même dirigiste malgré un effort avec une certaine liberté dans les différentes zones du jeu. C’est dans un premier temps ce qui permet d’évoquer une bonne rejouabilité en cherchant à refaire les différentes missions du jeu d’une manière différentes pour découvrir un autre déroulement de mission même si la finalité est identique.
Si le studio a l’ambition d’offrir du contenu supplémentaire dans les prochains mois, il n’oublie pas dans un premier temps de proposer un challenge sous une autre forme pour justifier un retour régulier sur le titre. En effet le jeu se dote d’un simulateur tactique qui permet de réaliser des missions escalades mais surtout d’effectuer des missions avec l’introduction de modificateurs pour varier les plaisirs et augmenter le challenge. Une manière de revivre certaines séquences et redécouvrir certaines zones mais avec des conditions. Un contenu que l’on peut apercevoir de temps en temps dans ce type de production et qui permet de proposer une rejouabilité efficace. Ce simulateur met en scène un système de score et donc de classements en ligne en plus de débloquer des éléments cosmétiques.
Enfin, pour enrichir un peu plus les différents environnements du jeu tout au long de l’aventure, on pourra compter sur plusieurs collectibles : cartes postales, fichier du MI6, souvenirs ou encore des cartes à jouer. On n’a pas évoqué jusqu’ici la bande-son, sans surprise et heureusement d’ailleurs, on retrouve avec joie le célèbre thème de James Bond. On souligne que son utilisation n’est pas abusive et intervient, comme pour les films, à une fréquence maîtrisée et pertinente, toujours au bon moment synonyme d’un changement de rythme ou d’un moment clé. On regrette par contre que l’ambiance sonore ne profite pas plus de compositions musicales marquantes pour accompagner le thème principal. Les musiques proposées ne sont pas mauvaises mais elles jouent surtout d’un rôle d’ambiance en arrière-plan avec un rythme qui colle parfaitement avec le déroulement de la mission mais sans forcément rester dans la tête par la suite.
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On pouvait s’attendre à une bande-son un peu plus marquante sur les morceaux. Mais la vraie déception sur le traitement sonore, c’est l’absence de doublage français. Un choix étonnant et qui va forcément faire un peu de tort au jeu malgré la qualité des sous-titres. Le doublage VO est très bon mais pour un jeu assez bavard et qui tente une certaine proximité avec le cinéma, c’est quand même frustrant de ne pas profiter des voix françaises. Enfin on termine avec le scénario de ce nouveau James Bond. Il y a une bonne part d’inédit et d’initiative avec ce nouveau jeu puisqu’il n’adapte pas un film ni même l’aventure d’un acteur ayant interprété James Bond. Le studio part d’une feuille blanche et fait appel à Patrick Gibson pour incarner James Bond dans le jeu.
Malgré un résultat plutôt bon, difficile d’être totalement sous le charme de sa prestation face à des acteurs comme Daniel Craig, Pierce Brosnan ou encore Sean Connery. Néanmoins, cela reste très agréable avec en prime un bel effort dans l’écriture. Non seulement pour le personnage mais aussi pour les personnages secondaires. Concernant ces derniers, la qualité reste toutefois variable en basculant par fois un peu trop dans un rôle facile et cliché, mais qu’importe pour l’univers James Bond, cela fonctionne bien. Les développeurs décident donc avec ce James inédit de raconter son histoire bien avant d’incarner avec expérience l’agent 007. On va ainsi pouvoir découvrir ses débuts jusqu’au moment de son recrutement au MI6.
L’idée de raconter les origines de James Bond est intéressante et permet d’apporter un peu de fraîcheur tout en respectant les codes de l’univers 007. On retrouve toujours ce sens du spectacle et cette grande proximité avec le cinéma dans les dialogues, la mise en scène, le rythme… On retrouve aussi l’humour qui fonctionne bien sans être lourd ou trop fréquent. Cette histoire est donc vraiment agréable à suivre et bien équilibré en misant autant sur l’action que l’infiltration. Une belle immersion dans le milieu de l’espionnage à la découverte d’un complet et des débuts d’un agent qui n’a pas fini de faire le spectacle, c’’est une belle réussite.
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007 First Light offre un joli retour de James Bond dans le milieu du jeu vidéo. Une attente payante avec une aventure moderne et un personnage inédit dans la peau de l’agent 007. Le studio réussit avec brio de remettre sur le devant de la scène cet agent emblématique. Une histoire sympathique, une réalisation très propre avec toujours ce goût du voyage mais aussi autant d’infiltration que d’action dès que la situation dégénère.
C’est vraiment plaisant à suivre tout en respectant les codes de la franchise. Simple à prendre en main, fun et varié, le titre propose une chouette expérience. Malgré quelques défauts (bugs, IA perfectible, absence de doublage français), ce nouveau jeu James Bond est à la hauteur des attentes et du personnage.
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Graphismes : 17/20
Gameplay : 17/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 15/20
Scénario : 17/20
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Note globale : 17/20
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