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[Test] Earth Defense Force 2 Invaders from Planet Space

5 Mars 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Test PS Vita

Durant ce mois de février la licence Earth Defense Force, dont l'éditeur se nomme D3 Publisher, est en très grande forme. En plus de la sortie PlayStation 4 du jeu Earth Defense Force 4.1 : The Shadow of New Despair, voilà qu'un épisode PlayStation Vita est également de sortie. Il s'agit d'un autre titre, tout aussi long puisqu'il est question d'un certain Earth Defense Force 2 Invaders from Planet Space.

Comme vous allez le voir, Earth Defense Force 2 Invaders from Planet Space est plus faible que la version PlayStation 4 sur tous les points, d'ailleurs elle n'est finalement qu'une vague équivalence de ce que l'on pouvait découvrir dans l'autre jeu PlayStation Vita : Earth Defense 2017. Aussi, Earth Defense Force 2 Invaders from Planet Space est en réalité un remake d'un épisode disponible depuis plusieurs années sur PlayStation 2 (puis un passage sur PSP au Japon). Du coup, déjà que la série ne brille pas pour sa réalisation, vous ne serez pas surpris de faire face à un travail visuel frustrant et décevant.

Sans être parfaite, la version PlayStation 4 possédait tout de même un brin de qualité et de progrès face aux versions précédentes, ici on a l'impression de l'effet inverse. Une quantité astronomique de bugs, des collisions hilarantes, des animations extrêmement rigides, des textures du siècle précédent, des ralentissements.... et ceci dans un environnement vide avec des couleurs fades et peu nombreuses. Et comme si ce n'était déjà pas suffisant pour réaliser un massacre, le jeu est entièrement en anglais. Un bon point tout de même, les différentes maps sont toujours aussi immenses et destructibles, les deux forces de la série.

Pour le gameplay, c'est toujours aussi simpliste et jouissif si l'on passe outre les défauts du jeu, nombreux et importants. On incarne un soldat, membre de la EDF, pour combattre les extraterrestres. On est loin de l'alien traditionnel, ici ce sont des insectes géants et des créatures immenses dans un style proche de Godzilla et de dinosaures redoutables. Le jeu propose une vue à la troisième personne avec une caméra qui cherche constamment le positionnement idéal, comme s'il n'y avait déjà pas assez d'ennemis à combattre... Contrairement à la version PS4, on découvre seulement trois classes (au lieu de quatre donc) : Infantryman, Air Raider et Pale Wing. La classe Infatryman, c'est l'équivalent de la classe Ranger sur PS4, autrement dit une classe polyvalente et simple à prendre en main.

Vous pourrez ainsi choisir un arsenal léger comme la mitraillette mais aussi un arsenal plus lourd et explosif avec des roquettes mais aussi des grenades. Les véhicules sont également de la partie, mais il faudra de la patience et bon coup de main pour espérer s'en sortir dans la conduire et dégager le potentiel des différents engins. La classe Air Raider est déjà plus compliquée à prendre en main puisqu'il s'agit de la classe soutien du jeu. Elle demande une bonne lecture de la map puisque vous pourrez avec cette classe, gérer des bombardements stratégiques ainsi que des tourelles pour attirer les ennemis mais aussi de servir d'une couverture idéale pour les autres classes exigeant un combat rapproché.

Enfin la troisième et dernière classe, le Pale Wing, possède des qualités intéressantes mais pas si simple à prendre en main et à exploiter. En effet c'est avec cette classe que vous aurez la possibilité de voler... en surveillant la jauge de vol par contre cela implique que vous ne pourrez pas sauter ou faire des sauts en guise d'esquive, plutôt pénalisant dans certaines situations. En matière de puissance d'attaque, ce sera un corps-à-corps traditionnel avec un arsenal au laser qui permet de varier les plaisirs. Comme pour les autres épisodes, le loot possède son importance que ce soit pour les armes ou armures, dès que l'ennemi est éliminé. 

La durée de vie d'un Earth Defense Force est forcément bonne, à condition tout de même d'accepter l'expérience de jeu avec la valise de défauts et les limites du jeu. Le jeu propose un mode solo qui pourra paraître ennuyant sur le long terme, l'intérêt et le plaisir interviennent dès lors que l'on envisage des sessions multijoueur que ce soit à deux ou jusqu'à quatre. Vous pourrez jouer à deux en mode adhoc ou en online jusqu'à 4 joueurs, dans tous les cas, c'est fun et défoulant. En plus d'un nombre monstrueux d'armes, le jeu met à disposition plus de 80 missions avec cinq niveaux de difficulté : facile, moyen, hard, hardest et inferno. Aussi vous avez la possibilité de modifier la couleur de votre soldat... très simple d'autant que la modification est visible uniquement lors du lancement de la mission.

Enfin on termine par la bande-son du jeu. Oui, le scénario n'a pas de place sur un titre comme celui-ci ou alors on parle d'un prétexte pour expliquer quelques situations. L'ambiance sonore est aussi étrange que les autres épisodes et notamment l'opus PSVita de 2003, une qualité audio franchement moyenne avec des musiques et bruitages d'un goût douteux. Néanmoins, le délire musical pourra être apprécié en fonction des attentes des joueurs, un peu à l'image de la réalisation globale du jeu. Les fans seront certainement heureux de découvrir ce type d'ambiance sonore.

Earth Defense Force 2 Invaders from Planet Space ne fait pas particulièrement décoller la licence, surtout lorsqu'on compare ce nouvel opus avec l'épisode précédent sur PlayStation Vita. Une réalisation pas digne de la console portable de Sony, un gameplay fun mais qui manque de profondeur avec seulement trois classes ou encore une bande-son qui adopte un style particulier. La durée de vie se montre très rassurante avec de nombreuses missions et surtout la possibilité d'éliminer les fourmis et les araignées géantes avec un ou plusieurs amis que ce soit en local ou en ligne. 

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Graphismes : 9/20
Gameplay : 14/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 10/20 

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Note globale : 12/20

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[Test] Steins Gate

21 Janvier 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Test PS Vita

Même si la PlayStation Vita ne possède un calendrier énorme au niveau de ses sorties, la qualité reste tout de même de la partie. Et lorsqu'on fouille sur le catalogue disponible, on tombe régulièrement sur plusieurs petites perles qui méritent d'être exposées auprès des joueurs. On peut affirmer que c'est le cas avec le jeu Steins Gate, un jeu vraiment différent des autres. Le genre de jeu où l'on passe 90% de son temps à observer et lire, un intermédiaire idéal entre le livre (ici c'est un manga) et le jeu vidéo. Disponible sur PlayStation 3 mais aussi sur PlayStation Vita, que vaut ce Steins Gate ?

Si vous connaissez le manga, l'animé, vous ne serez pas surpris par la direction artistique fabuleuse de ce Steins Gate. Par contre si ce nom ne vous parle pas, alors une fois en main, vous allez découvrir un univers grandiose avec une patte graphique à la hauteur d'un Visual Novel de haut niveau. Techniquement le jeu ne souffre d'aucun problème particulier, même pas de lisibilité comme on pouvait le craindre, c'est lisse et c'est coloré afin de mettre en valeur le travail artistique.

On est même scotché par la qualité apportée au visage des protagonistes avec une large palette d'expressions faciales vraiment convaincante. Après c'est un style tranchant, on aime ou on n'aime pas, cela n'enlève en rien la qualité visuelle du titre. Le seul gros regret, c'est l'absence totale de traduction Française, un détail pénalisant surtout pour un tel jeu. Il faudra donc se contenter d'une traduction Anglaise tout au long du jeu.

Mieux vaut bien comprendre l'expérience de jeu offerte ici au risque d'être terriblement déçu. En effet le gameplay est extrêmement basique, à vrai dire on ne "joue" quasiment jamais. Le jeu n'est pas doté d'un vrai gameplay mais simplement de quelques interactions pour rendre l'ensemble dynamique et surtout pour donner une forme d'immersion et de participation au joueur, rien de plus. Ainsi vous pourrez consulter un téléphone portable virtuel, répondre à des messages, suivre des fils de discussions ou encore naviguer sur internet. Vous passerez constamment votre temps à lire mais aussi à effectuer des choix qui auront une importance plus ou moins forte sur la suite de l'histoire, ce qui forcément va créer une liste importante de possibilités pour finir de plusieurs façons, on vient donc de comprendre la rejouabilité du jeu.

Avec un tel concept, on pourrait craindre une durée de vie un peu courte et une rejouabilité inexistante ou alors sans intérêt. Avec ce titre, c'est carrément le contraire puisqu'il vous faudra déjà 25 heures environ pour venir à bout de l'histoire en prenant le temps de lire chaque dialogue (il est possible d'accélérer la lecture). La rejouabilité réside dans l'idée de revivre l'aventure en procédant à des choix différents pour aboutir à une autre fin. Si vous cherchez donc à découvrir chaque conséquence de vos choix et donc l'ensemble des fins possibles, vous pouvez doubler le chiffre. Une durée de vie de 50 heures pour un tel jeu, c'est surprenant et rassurant.

Le titre ne laisse rien au hasard et ça commence par une bande-son soignée et pertinente. Un soin énorme lorsqu'on découvre que tous les dialogues du jeu sont doublés ! Un boulot monstrueux compte tenu du concept. Les musiques d'ambiance accompagnent parfaitement le joueur sans être redondantes. La musique d'introduction est géniale (elle est chantée par Kanako Ito) et surtout on découvre les doublages japonais qui collent parfaitement aux personnages. Finalement il ne manque qu'une ou deux compositions musicales vraiment mémorables pour que le jeu dispose d'une bande-son parfaite.

Enfin on termine avec le scénario qui s'avère être le coeur du jeu étant donné le concept. Aucun détail ne sera évoqué pour ne pas risquer de réaliser un vilain spoil. On peut tout de même préciser que les personnages sont captivants et passionnants. L'histoire est vraiment bien construite, l'absence de traduction Française sera sûrement un frein pour beaucoup de joueurs mais si vous comprenez un minimum l'Anglais, cela ne devrait pas poser de problèmes, l'écriture est relativement simple dans sa compréhension. Un scénario qui ne manque pas de surprise, de rebondissements, de révélations et dont la force première est de procurer un côté addictif. Une fois que le joueur est plongé dans cette folle histoire, difficile de décrocher...

Steins Gate est une expérience vidéoludique complètement différente de ce que l'on trouve habituellement sur consoles de salon ou portable. Un Visual Novel renversant qui nous offre une réalisation sublime, une durée de vie très convaincante mais surtout une bande-son appliquée et un scénario captivant. Alors oui ce n'est pas totalement un jeu vidéo, celui-ci ne possédant pas vraiment d'une jouabilité, cela n'enlève en rien les qualités du jeu. Le joueur possède régulièrement des choix à faire, mais aussi des réponses, de la lecture... Sans avoir un vrai gameplay, le joueur ne s'ennuie jamais pour autant.

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Graphismes : 18/20
Gameplay : Pas de réel gameplay donc pas de notation
Durée de vie : 18/20
Bande-son : 17/20
Scénario : 18/20

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Note globale : 18/20

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[Test] Blazblue : Chrono Phantasma Extend

17 Janvier 2016 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Test PS Vita

Même si Arc System Work a travaillé sur d'autres licences comme le dernier Dragon Ball Z sur Nintendo 3DS, la série Blazblue est toujours de la partie. Voici la preuve avec l'arrivée en Europe de Blazblue : Chrono Phantasma Extend. Un épisode qui s'inscrit dans la continuité avec ses combats en 2D au charme indéniable et qui vise surtout ici à enrichir l'épisode Chrono Phantasma. Une référence toujours aussi solide en matière de jeu de combat 2D ?

Si vous connaissez la série et donc que vous avez eu la chance de mettre la main sur un épisode précédent, le talent des développeurs ne sera pas une surprise, autrement vous serez sans voix face à la direction artistique de ce Blazblue Chrono Phantasma Extend. L'une des références en matière de jeu de combat 2D à l'ancienne, la série se démarque par une prestation visuelle sublime à la fois extrêmement riche en couleurs, très dynamique et d'une fluidité remarquable. Les animations sont nombreuses et variées, les sprites soignées et ceci avec des environnements variés, colorés dans un style 2D/3D qui fonctionne à merveille et surtout avec un souci du détail très rare pour un tel jeu de combat.

Clairement, le jeu affiche une beauté qui s'inscrit dans le travail réalisé jusqu'à par le studio, de quoi faire plaisir aux fans de la série. On relève ainsi un petit manque de finition au niveau des sprites où l'aliasing est tout de même présent. Aussi, il faut préciser que le jeu est entièrement en anglais (ou japonais au choix) et que le mode histoire adopte toujours sa mise en scène façon Visual Novel qui encore une fois produit son petit effet.

Au niveau du gameplay, on retrouve donc un système arcade qui a fait ses preuves et qui s'avère toujours aussi séduisant et extrêmement riche. Il faudra donc s'attendre à des combos vers l'infini mais aussi des attaques sur trois niveaux : coup faible, coup moyen et coup fort. Le jeu parvient à offrir une prise en main plutôt correcte pour ce type de jeu grâce notamment à une liste de personnages qui permet systématiquement de trouver un combattant capable de nous faire progresser mais aussi d'un mode entraînement très complet pour comprendre les possibilités offertes. Le jeu exploite donc 4 boutons afin de réaliser de gros et magnifiques combos avec régulièrement des quarts de cercle et cercle complet avec le stick analogique.

La notion de prise, de contre, de garde et même d'attaque Overdrive (coup unique de chaque personnage). La profondeur de la jouabilité est évidente et se montre toujours aussi impressionnante. Le seul détail qui pourra gêner certains joueurs qui ne connaissent pas la série et qui se lancent à travers cette version, c'est son rythme un peu particulier où l'on pourra découvrir de nombreux et longs dialogues dignes d'un RPG entre deux combats. Ce qui signifie que si vous voulez enchaîner les combats avec un minimum de pause, ce ne sera pas du côté du mode histoire qu'il faudra se tourner, sinon vous serez rapidement frustré.

Cette version Extend marque la différence au niveau de la durée de vie avec un contenu plus important que la version précédente. On découvre donc une liste variée de 28 personnages jouables dont deux nouveaux : Celica A. Mecury et Lambda-11. En matière de nouveautés, on découvre également des scénarios supplémentaires "The Rat", "Determination", et "Collision" qui se concentrent respectivement sur Bullet, Kagura et Kokonoe, en plus d'un tout nouveau mode histoire qui couvre les événements de "Remix Heart", renommé pour l'occasion "Remix Heart Gaiden".

Concernant la partie online du jeu, on découvre une fonctionnalité nommée "My Room", il s'agit d'une chambre virtuelle qui peut être aménagée de décorations et de meubles personnalisés que l'on aura au préalable acheté avec la monnaie du jeu. Autrement, on retrouve toujours un grand nombre de modes, fidèle à la série à savoir : mode entrainement, mode histoire, mode Abyss, mode Score Attack, mode arcade, mode versus, mode online et enfin mode Unlimited Mars. 

Du côté de la bande-son, l'ambiance sonore reste toujours aussi bonne à l'image des opus précédents. Les différents thèmes s'accordent bien avec l'univers du jeu, pas d'impact particulier sur le combat ou d'éventuels changements de rythmes, une composition musicale de fond très soignée. Les doublages sont de qualité, peu importe votre choix entre les voix anglaises et les voix japonaises. S'il y a bien un jeu de combat qui dispose d'un scénario particulièrement riche et complexe, c'est la série Blazblue. Un travail d'écriture que certains joueurs n'apprécieront pas plus que ça par l'importance des dialogues mais aussi par l'absence de localisation...

Blazblue : Chrono Phantasma Extend démontre toujours les talents des développeurs et les qualités de la série Blazblue. Cet épisode PSVIta se présente comme le plus complet avec un grand nombre de combattants (variés et intéressants) et une multitude de modes en plus de fonctionnalités online plus complètes et nombreuses. La seule petite ombre au tableau, c'est le léger manque de soin apporté à ce portage notamment sur le plan visuel où les sprites méritaient quelques retouches pour masquer cet aliasing bien présent. Autrement, si vous cherchez un jeu de combat arcade 2D capable de convenir à un débutant comme un expert, et que l'anglais n'est qu'une formalité, alors vous pouvez foncer.

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 17/20
Durée de vie : 17/20
Bande-son : 16/20
Scénario : 14/20

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Note globale : 16/20

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[Test] Persona 4 Dancing All Night

16 Novembre 2015 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Test PS Vita

La série Persona fait parler d'elle en cette fin d'année avec la sortie d'un nouvel épisode à destination de la PlayStation Vita, son nom : Persona 4 Dancing All Night. Oui à la lecture du titre du jeu, on comprend que l'on va faire face à un jeu de rythme dans l'univers de Persona 4. Un pari un peu fou avant le coup mais qui suffit à rendre les fans de la série très curieux et même les joueurs pouvant apprécier ce style de jeu, à l'image d'un certain Hatsune Miku Project Diva f dont la sortie PS Vita remonte au 12 mars 2014.

Un spin-off supplémentaire donc après l'excellent Persona 4 Arena développé par Arc System Works (qui a récemment travaillé sur Dragon Ball Z Extreme Butoden sur Nintendo 3DS). Un jeu de rythme sympathique sur la console portable de Sony ?

Un épisode destiné aux fans ? Pas seulement mais il est clair que le jeu regorge de détails et d'éléments gonflant son côté fan service pour séduire les fans de Persona qui ne serait pas spécialement amateur de jeux de rythme. Visuellement, ce spin-off démontre une expérience soignée et extrêmement fidèle à l'univers de Persona 4. Le titre se révèle extrêmement coloré où le rose à autant de place que les autres couleurs.

Une ambiance absolument géniale et une technique irréprochable puisque le jeu se montre d'une remarquable fluidité sur PlayStation Vita méritant clairement le respect. On apprécie également la qualité des danses et des animations en arrière-plan de chaque morceau joué augmentant considérablement le dynamisme du jeu à l'écran. Le système de rythme bénéficie d'un placement idéal sur la console afin d'offrir une excellente lisibilité. On découvre également quelques petits messages à l'écran qui complètement à merveille l'expérience de jeu (Perfect, nombre de combo).

Un jeu de rythme sur PlayStation Vita, forcément on se pose des questions sur la pratique d'un tel genre sur la console portable. Atlus rassure rapidement le joueur et démontre un système extrêmement convaincant. Les zones circulaires où l'on doit valider la note se situent à l'extrémité gauche et droite de la PlayStation Vita. A gauche il s'agit de la flèche directionnelle Haut, Gauche et Bas tandis que sur l'extrémité droite de l'écran, il s'agit des touches Triangle, Rond et Croix. Chaque morceau fonctionne de la manière suivante : des petites étoiles apparaissent au centre de l'écran et glissent vers l'une ou l'autre extrémité de l'écran de la PlayStation Vita.

En sachant qu'en plus de devoir valider une étoile au bon moment avec la bonne touche, il faudra parfois maintenir pendant un certain temps une étoile ou encore presser simultanément plusieurs touches pour valider le passage d'étoiles arrivant en même temps (bas et croix ou encore haut et triangle par exemple). Enfin il sera possible de charger une jauge de Fever pour obtenir divers bonus en cours de partie, pour cela il faudra utiliser les sticks lors de l'apparition de cercle à l'écran.

Cette option reste facultative mais évidemment très tentante, on pourra ainsi échouer un morceau dans le souhaitait de charger cette jauge de Fever ou au contraire réussir en beauté un titre. La prise en main est en tout cas simple et immédiate contrairement à un jeu comme Hatsune Miku. On s'amuse dès les premiers morceaux tout en sachant qu'un aspect scoring et une difficulté croissante permettront de séduire n'importe quel joueur, du débutant à celui qui recherche du challenge.

Jusqu'ici très séduisant, le titre va refroidir légèrement cette belle impression lorsqu'on se penche sur son contenu. A la lecture du menu principal, on y découvre un mode histoire, un mode libre et une boutique. Cette dernière permet d'utiliser la monnaie virtuelle obtenue pour acheter des costumes, des accessoires mais aussi des items pour utiliser des bonus lors de prochains morceaux. Les costumes et accessoires permettent ainsi de personnaliser les personnages et surtout d'offrir un peu de profondeur et une rejouabilité au jeu.

Au niveau de la playlist, si la variété est au rendez-vous, on regrette de faire à légèrement plus de 20 morceaux dont la moitié des remixes. Pourquoi aussi peu de morceaux ? Il suffit de se rendre au menu principal, et de découvrir une rubrique nommée DLC pour comprendre qu'il faudra repasser à la caisse pour faire gonfler la playlist, franchement dommage.

Concernant le story mode, celui-ci permet de découvrir le concept du jeu, et de faire office de séance d'entraînement mais sans être intéressant, la faute à des séquences de dialogues de 15 minutes minimum qui se prêtent mal à ce style de jeu contrairement à un épisode RPG classique.

En matière de bande-son, Atlus a mis le paquet pour séduire les joueurs et offrir une expérience sonore variée. Même si l'on pourra reprocher l'absence de certains titres que l'on aurait cru découvrir dans ce spin-off, la qualité reste au rendez-vous. On pourra écouter plusieurs genres musicaux : jazzy, pop, techno, dubstep... Pour s'assurer une excellente bande-son, Atlus a fait appel à de grands noms pour la composition des différents morceaux dont les remixes.

Le jeu respecte à merveille l'OST de Persona 4 tout en s'offrant des morceaux qui s'associent à merveille avec l'univers de la licence. En matière de grands noms, on pourra citer Shinichi Osawa, Tetsuya Komuro, Daisuke Asakura mais aussi Akira Yamaoka (Silent Hill) et Norihiko Hibino (Metal Gear Solid).

Persona 4 Dancing All Night est une excellente surprise et se présente comme un jeu de rythme vraiment fun sur PlayStation Vita. Une réalisation de qualité et colorée, un gameplay solide et surtout une bande-son qui assure le spectacle. Que vous soyez un fan de la licence ou simplement curieux de la présence d'un jeu de rythme sur PlayStation Vita vous apprécierez l'expérience de jeu proposé. Néanmoins, le jeu ne se montre pas parfait, la faute notamment à une playlist qui manque de contenu (à peine plus de 20 morceaux) pour laisser place à des vagues de DLC dans les prochaines semaines, c'est bien dommage...

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Graphismes : 17/20
Gameplay : 17/20
Durée de vie : 13/20
Bande-son : 17/20

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Note globale : 16/20

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[Test] Danganronpa Another Episode : Ultra Despair Girls

9 Septembre 2015 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Test PS Vita

Après Danganronpa : Trigger Happy Havoc et Danganronpa 2 : Goodbye Despair, la série est de retour sous forme d'un spin-off nommé Danganronpa Another Episode : Ultra Despair Girls qui s'installe entre les deux premiers épisodes. Un spin-off qui change radicalement son approche sur plusieurs points au risque de potentiellement décevoir les fans de la licence. Une bonne pioche en ce début du mois de septembre ou un spin-off à mettre de côté en attendant un nouvel épisode dans la continuité de Danganronpa 2 : Goodbye Despair ?

Les développeurs de Spike Chunsoft ont cherché avec ce spin-off à faire découvrir une autre approche de la série tout en conservant des traits d'identité qui font le succès de la licence jusqu'à présent. D'un point de visuel, le changement n'est pas immense et le résultat globalement satisfaisant. Difficile de cacher sa joie lorsqu'on fait face à la direction artistique absolument géniale de cet épisode à tous les niveaux, des cinématiques à l'interface de jeu idéale.

Le style est fort et colle parfaitement à cette ambiance sordide qui règne dans ce spin-off. Une ambiance là aussi percutante et d'un poids extrêmement lourd pouvant sans problème choquer et surprendre plus d'un joueur. L'univers est terriblement dingue au point parfois de se poser la question si les développeurs n'exagèrent pas un peu sur certains détails vraiment affreux et plutôt dispensables.

Excepté cette surenchère dans la provocation, le jeu souffre tout de même d'environnements un peu légers et qui notamment manquent de variétés. On regrette également que le jeu ne bénéficie toujours pas de traduction Française, ce qui serait pourtant intéressant compte tenu de l'importance du scénario et du nombre conséquent de dialogues (peut-être même un peu trop).

Au niveau du gameplay, la série prend un bien drôle de virage. Désormais il est question d'un jeu de tir à la troisième personne avec quelques séquences en beat'em all. Autrement dit, la série s'essaye à une jouabilité qui va surprendre les nouveaux joueurs ainsi que les fans. Techniquement on relève deux problèmes majeurs, le premier souci concerne la lourdeur des commandes avec des mouvements rigides et des déplacements trop lents sans possibilité de courir. Le second problème vraiment pénalisant, c'est la caméra.

Dans cet épisode, le joueur incarne Komaru Naegi (petite sœur de Makoto Naegi, le héros du premier épisode). Celle-ci est séquestrée dans sa chambre jusqu'au jour où un ennemi ouvre sa porte. Les ennemis étant des Monokuma (et les enfants dont le but est de tuer les adultes), une sorte de petit ours en peluche blanc et noir avec un oeil rouge peu rassurant. Grâce à un certain Byakuga Togami, l'héroïne va obtenir une arme pour des détruite ces fameux ours robotique. C'est là que l'originalité du gameplay intervient puisque les munitions de son arme sortent de l'ordinaire.

Ainsi il sera par exemple possible de faire danser les ennemis avec une balle "dance" ou encore faire directement des dégâts avec une balle "break". L'idée étant de combiner habilement les attaques afin de réussir à détruire un maximum d'ennemis en un minimum de tir. Lorsque vos jauges de batteries seront pleines, il sera possible de faire appel à une certaine Toko Fukawa qui possède une double personnalité, pouvant ainsi se transformer en Genocide Jack, une serial killer à l'aide d’une paire de ciseaux... c'est à ce moment précis que le gameplay du jeu se tourne pendant un court instant vers un beat'em all.

En matière de durée de vie, le jeu se révèle plutôt convaincant même si un aspect précis faussement grandement la durée de vie sur le papier. En effet la très forte présence dialogues, parfois long allant jusqu'à 7-8 minutes et détruisant complètement le rythme du jeu, contribue à une durée de vie importante. Cependant lorsqu'on se penche uniquement sur le temps de jeu réel, l'expérience de jeu s'avère simplement correct sans être colossal.

Vous aurez le choix entre trois niveaux de difficulté, le troisième étant le seul à offrir du challenge, les deux autres sont bien plus permissifs. Par contre le jeu dispose d'une rejouabilité indéniable puisqu'il sera possible de refaire des niveaux en obtenant une meilleure note de fin de chapitre ou encore de collecter les éléments cachés dans chaque niveau.

Enfin on termine avec la bande-son et le scénario. Du côté de l'ambiance sonore, c'est toujours un régal avec des compositions complètement folles s'associent sans la moindre difficulté à l'ambiance déjà dingue du jeu. Même si les doublages anglais sont de très bonne qualité, on regrette l'absence des voix japonaises.

Concernant l'histoire de ce spin-off, celle-ci n'apporte pas grand-chose à la série par rapport aux deux précédents épisodes. Le travail d'écriture reste de qualité et se destine en priorité aux fans de la licence. D'ailleurs il est vivement conseillé de faire les deux précédents épisodes pour comprendre toutes les subtilités de ce spin-off.

Danganronpa Another Episode : Ultra Despair Girls est un spin-off avec une immense prise de risque de la part des développeurs. On reproche souvent aux développeurs d'offrir des suites sans saveur, or ici ce n'est pas du tout le cas. Un gameplay totalement différent donc pour un résultat plutôt convaincant mais perfectible.

Ce constat est le même concernant la réalisation qui manque toujours d'une traduction française et d'une caméra parfois capricieuse. Le reste sera séduire les fans même si là encore, on aurait apprécié d'avoir le choix entre les doublages anglais et japonais, même si les doublages anglais restent convaincants. Un spin-off riche en surprise et en dialogues surprenants d'un goût parfois étrange et vraiment propose à la folie des développeurs.

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Graphismes : 15/20
Gameplay : 14/20
Durée de vie : 15/20
Bande-son : 17/20
Scénario : 16/20

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Note globale : 16/20

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