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[Test] Patapon Remastered

9 Août 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Sony poursuit sa vague de "remastered" en proposant une séance de rattrapage aux joueurs PlayStation 4 qui seraient susceptibles de ne pas avoir eu la chance de mettre la main sur quelques perles issues de la PlayStation Portable. Après PaRappa the Rapper et l'excellent LocoRoco, c'est donc la série Patapon (le premier épisode remonte à 2008) qui fait l'objet d'une apparition dans le catalogue de PlayStation 4 en ce début de mois d'août avec la sortie de Patapon Remastered. Une adaptation soignée, complète avec peut-être quelques surprises ?

Comme pour les précédents "remastered", ce test a pour but de se concentrer seulement sur les différences et ajustements réalisés par les développeurs. Le passage d'une version PlayStation Portable à une version PlayStation 4 reste délicat autant sur le plan visuel qu'au niveau de la jouabilité. Justement sur le plan visuel on y découvre du bon et du moins bon un peu à l'image d'un certain PaRappa the Rapper. Déjà, on retrouve toutes les qualités de la licence à savoir de belles animations et un univers coloré en plus d'être original. Le style peut paraître simple au premier coup d'oeil mais le charme de la licence est indéniable. Attention, il ne faudra pas s'attendre à une claque visuelle, loin de là, ce n'était déjà pas le cas sur la version PlayStation Portable.

Par contre la finition est impeccable, techniquement c'est propre et surtout c'est fluide. Pour ce passage sur PlayStation 4, on pourra donc profiter du jeu en 1080p sur PS4 et en 4K sur PS4 Pro. Le portage est extrêmement fidèle à la version initiale, aucun changement à l'horizon. Par rapport à la comparaison avec le portage de PaRappa the Rapper, on note le même point négatif : les cinématiques. Celles-ci sont particulièrement vilaines, baveuses et ne font donc l'objet d'aucune modification comme PaRappa the Rapper. On comprend donc rapidement qu'il s'agit là d'un portage minimaliste qui offre quand même une expérience de jeu confortable et irréprochable sur le plan technique mais qui fait le strict minimum sans surprise et sans effort sur une refonte même légère des cinématiques...

Du côté du gameplay, avant de comparer les deux versions, on peut quand même rappeler le concept du jeu. L'expérience de jeu est en effet très particulière, à mi-chemin entre le jeu de rythme et le jeu de stratégie avec une touche de RPG. Avec la manette de la PlayStation 4, on retrouve des commandes similaires à celles de la PlayStation Portable. C'est simple à prendre en main et suffisant pour offrir de la profondeur au jeu. A l'aide de quatre touches, on pourra réaliser des mélodies dont chacune correspond à une action : avancer, attaquer, défendre, utiliser la magie. Vous serez amené à affronter des ennemis et des boss redoutables avec une difficulté progressive au fil de l'aventure. Il faudra faire preuve de réflexion à l'aide des différents types de Patapons (Tatepons, Yaripons, Yumipons...) pour réaliser la bonne action et donc le bon rythme au bon moment.

L'idée est toujours de concevoir la meilleure escouade possible selon les statistiques et les objets collectés sur le terrain. Vous pourrez aussi depuis le campement faire des invocations de Patapons à partir des ressources et de la monnaie du jeu. Si vous venez à perdre un Patapon, pas d'inquiétude, enfin un peu quand même puisqu'il vous sera possible de récupérer son casque et ainsi réussir à le faire revenir dans l'équipe dans le cas contraire, il faudra se tourner vers de nouveaux membres. Voilà donc brièvement le concept du jeu, à la fois original et addictif tout en montrant du challenge petit à petit. Là où c'est un peu plus décevant, c'est l'absence de nouveauté à l'occasion de ce portage PlayStation 4. Alors certains diront que c'est logique vu qu'il s'agit d'une simple adaptation, mais on aurait tout de même apprécié quelques petites nouveautés pour offrir une raison suffisante aux joueurs ayant connu l'épisode PSP de se relancer dans cette nouvelle version.

Mais on aborde ici la partie la plus frustrante de ce "remastered" à l'image de LocoRoco, la durée de vie. En effet si l'on peut accepter l'absence de changements importants au coeur du gameplay ou de la réalisation, au niveau du contenu, on peut tout de même espérer un peu de fraîcheur. Malheureusement ce ne sera pas le cas bien au contraire. Difficile même de cacher sa déception lorsqu'on apprend que ce version "remastered" ne contient que le premier épisode... Pourquoi ne pas avoir mis le second et le troisième épisode afin de faire une compilation bien plus complète. Sachant qu'en plus, le prix est demandé n'est pas un cadeau pour l'unique présence du premier volet : 14,99€ ! Alors si cela n'enlève en rien les qualités du jeu, un prix comme 9,99€ semblait déjà plus doux et sûrement plus juste par rapport à l'expérience de jeu de ce premier épisode.

En effet celui-ci contient donc 30 niveaux qui nécessitent entre 4 et 6 heures pour en venir à bout selon votre façon de jouer. Vous comprenez donc que l'expérience de jeu ne sera pas longue et la rejouabilité pas spécialement énorme malgré quand même la présence de trophées (36 trophées au total) dont un trophée platine. Evidemment, la dimension sonore qui s'avère être le coeur du jeu est d'excellente qualité. La bande-son est vraiment soignée et amusante en plus de rester dans la tête très rapidement. Il est tout à fait possible et crédible de reprocher un brin de répétitivité dans cette série de " Patapatapatapon, Ponponpatapon" mais son concept et donc de potentiels petits défauts selon votre passion pour le concept et le style du jeu. Pas de changement sur le plan sonore comme sur le plan scénaristique d'ailleurs. Pas surprenant, il ne faudra pas s'attendre à un travail d'écriture profond mais plutôt quelques éléments suffisamment précis pour justifier l'environnement et les différents protagonistes. 

Patapon Remastered est un excellent moyen, sur grand écran, de découvrir la série. Un concept original pour un style visuel tout aussi rafraîchissant. Sa simplicité à tous les niveaux et son mélange des genres pourra ne pas plaire à tous les joueurs mais ce serait passer à côté d'une aventure sonore vraiment séduisante. On regrette quand même un portage qui fait le minimum à savoir une adaptation soignée et sans problème technique mais sans aucune nouveauté, à un prix élevé et dont l'absence des deux autres épisodes est quand même difficile à comprendre...

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Graphismes : 15/20
Gameplay : 15/20
Durée de vie : 12/20
Bande-son : 15/20

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Note globale : 15/20

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[Test] Fortnite

1 Août 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après Paragon, Epic Games refait parler de lui en cette année 2017 avec un jeu pour le moins très intrigant à tous les niveaux : Fortnite. Un jeu qui mélange beaucoup de genres, du jeu de construction au jeu de tir avec une sauce tower défense pas négligeable, Fortnite tente de faire un mixage prometteur sur le papier. Son modèle économique est nettement moins prometteur et séduisant et pas très clair pour ceux qui ne prennent pas la peine de se pencher sur son actualité. Epic Games n'est pas le premier à réaliser ce genre de manoeuvre marketing dont le but est d'obtenir des joueurs et des fonds très tôt dans le développement pour aboutir à une formule très accessible : un free-to-play. On va donc faire le point sur cet accès anticipé payant très particulier, plus qu'un test final, on peut qualifier cette impression de gros "pré-test" à l'approche d'une réelle sortie définitive.

Vous l'aurez compris, cet article résume ainsi une expérience de jeu qui va évoluer positivement au cours des prochains jusqu'à la sortie officiel du jeu en Free-to-play. Sur le plan visuel, on est rapidement sous le charme de cette direction artistique qui se tourne vers un style cartoon très sympathique. Presque prévisible lorsqu'on voit Gearbox Software sur la boîte et que l'on pense au cel-shading de la série Borderlands, dont on attend un nouvel épisode d'ailleurs, Fortnite se montre coloré et pétillant. Techniquement, ce n'est pas un foudre de guerre, le style cartoon n'offre pas de textures ou une modélisation renversante, mais le titre se montre fluide dans l'ensemble quelques petites chutes surviennent uniquement lors d'un processus réseau (connexion ou déconnexion de joueurs) autrement c'est stable.

Le level-design est soigné, varié et même procédural au niveau de la conception des maps. Un système de génération maîtrisé qui fait toujours plaisir à voir pour ce style de jeu et ainsi écarter une lassitude dans les zones de jeu. Une gestion de la lumière convaincante, des décors vivants et destructibles et un souci du détail vraiment bon au niveau de l'intérieur des installations. Le choix d'une telle ambiance avec un look plus jeune qu'adulte offre une dimension comique aux diverses situations et notamment les vagues de zombies. On est bien loin d'un The Walking Dead ou d'un quelconque jeu d'horreur ou de zombies misant sur le réalisme. L'intention est clairement d'y mettre une dose de fun et de délire qui fonctionne parfaitement au fil des parties, de sa mise en scène et même dans son interface.

Au niveau du gameplay, le jeu met en place un long didacticiel qui pourra diviser les joueurs dans sa construction (sans vilain jeu de mots). Concrètement, cela offre une prise en main intéressante pour découvrir le potentiel du jeu dans ses divers recoins mais certains joueurs vont préférer une approche plus souple et réduite afin de découvrir le jeu par petit à petit sans être dans un tutoriel dont la fin paraît si lointaine. Du coup la première heure, voir même la seconde heure semblent un peu particulières, lourdes et pas forcément jouissives. Ce n'est qu'un peu plus tard, une fois les mécaniques de jeu comprises et une lecture maîtrisée de l'interface que l'on va prendre du plaisir à faire les missions en compagnie d'autres joueurs du monde entier ou simplement des amis.

Le jeu a un vrai potentiel, c'est indéniable mais pour l'heure, il est perfectible sur la plupart des points principaux. Autant on peut excuser à ce stade quelques détails techniques, autant son modèle économique risque de frustrer un bon paquet de joueurs. On peut aussi pointer du doigt une difficulté pas totalement sous contrôle au départ, extrêmement simple lors des premières apparitions du jeu, il est déjà un petit peu plus intéressant à ce jour en matière de challenge mais après plusieurs heures de jeu. On aura peur lors de la première mission mais après, difficile d'être dans la crainte d'un échec tellement les situations semblent bien maîtrisées et calculées de notre équipe. La faute à une progression trop rapide ? 

Peut-être quoique vu la tête des arbres de compétences, il va en falloir du temps avant d'espérer atteindre un 100% d'accomplissement pour les différents arbres. C'est simplement le concept et l'IA qu'il faut revoir afin d'obtenir un équilibre plus intéressant sur le long terme. Pour l'heure, une certaine lassitude sera susceptible d'apparaître dès 5 heures de jeu si vous n'êtes pas tombé dans le plaisir du loot et farming des différents éléments du jeu. D'ailleurs quel est le but ? Parvenir à résister à différentes vagues d'ennemis en protégeant des personnes ou des points-clés. Vous êtes en équipe et vous avez même des assistances (des survivants) pour parvenir à vaincre les nombreuses vagues. Un challenge modeste sur les premières heures mais une belle variété dans les zombies.

Certains diront que le délire se rapproche fortement d'un Plant vs Zombies, et ceux-ci n'auront pas tout à fait tort sauf que Fortnite va plus loin. Une profondeur appréciable puisque vous pourrez construire et déconstruire de nombreux éléments de la carte afin de concevoir des pièges, et des installations en fonction des matériaux et accessoires récoltés. Evidemment vous aurez un grand choix d'armes à votre disposition. Vous aurez également choix entre 4 classes de personnages : soldat, ninja, aventurier et constructeur. Chaque classe dispose de quelques caractéristiques propres afin d'aboutir à une équipe complète avec de petites spécialités à mettre en oeuvre selon la situation. La notion d'équipe est donc importante pour accomplir les quêtes principales et secondaires qui seront proposées en plus d'une multitude de défis réguliers. 

Une rejouabilité et un plaisir de jeu qui se présente clairement lorsqu'on joue avec d'autres joueurs et surtout lorsqu'on connaît ses alliés. L'organisation et la communication seront importantes pour surmonter le challenge qui se présentera franchement qu'après plusieurs heures de jeu. La profondeur de jeu se trouve plutôt dans les arbres de compétences, le loot, le farming dans l'objectif d'obtenir des pièges et des armes toujours plus pétillantes et performantes. Son modèle économique fait débat et ce n'est pas surprenant. L'ouverture de pack dont l'esthétique s'avère être un pinata (un lama si vous préférez) particulièrement généreux, ne choque pas puisque cette approche d'ouverture de pack se répand dans tous les jeux (jeu de sport, jeu de combat).

Par contre, savoir que ce sera un free-to-play en début d'année 2018 tandis que le jeu sort sous la forme d'un accès anticipé payant au prix fort avec un contenu limité puisque le jeu est encore en développement. Sans entrer dans les détails, il vous suffit de vous rendre sur le site officiel du jeu pour comparer les différences, le jeu est proposé sous la forme de 4 pack fondateurs : pack de fondateur standard, pack de fondateur spécial, pack de fondateur super spécial et enfin pack de fondateur édition limitée. 

Les prix vont de 40€ à 150€, un tarif excessif pour l'intégralité des packs surtout lorsqu'on connaît les limites du contenu puisque le jeu est en cours de développement (Monde 3 et 4 par exemple inaccessibles pour le moment, progression stoppée donc...). On n'enterre pas le modèle Pay-to-Win même si ce dernier est souvent vu d'un mauvais oeil, mais dans notre cas Fortnite se range plutôt des titres peu convaincant dans son modèle économique. Au-delà des zombies, de sa forte dimension de construction, de collecte et de fun avec ces vagues de zombies qui débarquent dans un monde coloré, le scénario n'est qu'un prétexte ppur mettre en place son processus de préparation et de destruction des différentes vagues ennemies. Un travail d'écriture léger mais prévisible qui s'associe avec une bande-son tout à fait correcte avec même la présence de doublages Français. La qualité globale est plutôt convaincante que ce soit dans les compositions musicales, les bruitages et les voix.

Fortnite dispose d'un fort potentiel, c'est indéniable. Mais il faut avouer que sa démarche est maladroite à l'heure actuelle avec cet accès anticipé vendu comme un pack fondateur où le jeu n'a pas terminé son développement. Sans être original dans son concept et sans offrir une claque graphique, il est probable que de nombreux joueurs apprécient le rythme du jeu basé sur de la préparation rigoureuse de pièges et renforcements de zones pour lutter contre les diverses menaces en approche. C'est répétitif mais en ayant la possibilité de jouer avec 3 autres amis, cela permet sérieusement d'atténuer une lassitude très rapide en solo. On peut donc dire qu'il faut surveiller ce titre jusqu'à sa vraie sortie, en Free-to-play d'ailleurs, mais pour l'heure à moins d'être fan absolu, il paraît difficile de recommander l'achat d'un pack fondateur, même le plus accessible et donc le moins généreux en bonus...

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Note globale (temporaire jusqu'à la version finale) :  14/20

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[Test] Cars 3 : Course vers la victoire

27 Juillet 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Amusant mais limité et surfant sur la sortie cinéma, la licence Cars fait son retour en jeu vidéo à l'occasion... de la sortie d'un nouveau film sur le célèbre Flash McQueen. Après un Cars 2 très moyen, mais peut-être suffisant pour les jeunes joueurs peu exigeant, on espère que ce nouvel épisode sera plus percutant autant sur la partie technique que sur le contenu. Un épisode qui s'intitule Cars 3 : Course vers la victoire et qui est donc disponible sur de nombreuses plateformes : PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360, Xbox One et enfin Nintendo Switch. De notre côté on va s'intéresser sur la version PlayStation 4 du jeu dont on espère être agréablement surpris... Un troisième essai pétillant ou décevant ?

Visuellement les deux épisodes ne se montraient pas spécialement brillants. Pas de surprise, c'est toujours le cas avec cette nouvelle tentative qui se présente toujours comme un produit dérivé du film. On pourrait même croire qu'il s'agit d'une adaptation, mais ce n'est pas le cas. Disponible sur de nombreux supports, c'est bel et bien sur la version PlayStation 4 que l'on va se concentrer dans notre cas. Sur le plan visuel donc, Cars 3 démontre tout de même quelques progrès logique et indispensable compte tenu qu'on se trouve sur la dernière génération de console. On pourra ainsi découvrir un jeu très coloré et fidèle à la licence avec également un travail plutôt propre sur la lumière et les ombres. On note évidemment un soin particulier aux différents véhicules du jeu que ce soit au niveau des textures, de la modélisation ou même des animations.

Ce n'est pas parfait mais le résultat final reste tout de même correct. Par contre si les véhicules sont soignés, les environnements ne sont pas aussi étincelants. Parfois trop vide et triste, on constate un souci du détail radicalement absent sur les décors, pas besoin d'être un expert pour faire ce constat même les plus jeunes joueurs trouveront l'ensemble bien vide. Heureusement si l'extérieur des circuits fait peine à voir, le level-design comble légèrement cette faiblesse avec des circuits inspirés des films et surtout des tracés variés et intéressants avec de nombreux raccourcis. Esthétiquement le jeu mise donc d'abord sur la fidélité plutôt que sur la technique, on peut le comprendre pour un tel produit mais un minimum reste requis pour offrir une expérience visuelle agréable, ce qui n'est pas totalement le cas avec ce troisième opus. Pas de problème à signaler concernant l'interface du jeu, sobre et classique pour un tel genre.

Au niveau du gameplay, il ne faudra pas espérer une quelconque nouveauté par rapport au précédent volet. C'est frustrant mais pas forcément étonnant compte tenu du genre et du respect de la licence, le premier souhait des développeurs avec cet épisode. Du coup, à l'aide d'un bolide vous pourrez accélérer, freiner, déraper mais aussi faire usage des armes offensives et défensives. La prise en main sera simple et immédiate, une réelle qualité pour ce jeu même si un petit feeling sera nécessaire afin de bien comprendre le comportement des véhicules au niveau de la direction, des accélérations mais aussi des cascades exécutables. Ce n'est ni creux ni très profond et surtout ce n'est pas original, on se retrouve toujours face à un concept très proche d'un Mario Kart comme les épisodes précédents. Vous l'aurez compris il s'agit d'un gameplay orienté arcade qui permet de rendre le jeu accessible et amusant à condition de ne pas avoir de trop grosses attentes.

L'impression de vitesse est plus ou présente sans offrir de grandes sensations malgré la présence de la nitro. Celle-ci dépend des barils collectés tout en sachant qu'un bon dérapage permet d'obtenir du boost. Aussi, votre jauge est susceptible de se remplir si à certains endroits précis, vous réalisez la figure demandée : dérapage, rouler à l'envers ou encore passer sur deux roues. Cela apporte un petit peu de profondeur aux différentes épreuves en sachant que la difficulté est tout de même au rendez-vous, enfin cela dépend du choix de départ. En effet si vous optez pour la difficulté facile, le jeu ne proposera pas vraiment de challenge pour un adulte et très peu pour un jeune joueur. Par contre si vous basculez dans la difficulté normale, on va de suite ressentir quelques situations exigeantes en course dont la moindre erreur pourra coûter très cher. Attention cela reste tout de même accessible, simplement que le fossé est bien plus grand que prévu entre la difficulté facile et normale. 

En matière de contenu, Cars 3 se montre surprenant et même plutôt frustrant. En effet on va rapidement découvrir que le jeu ne comporte pas véritable de mode solo, dans le sens où le jeu ne comporte ni mode carrière, ni monde ouvert. Très étonnant par rapport au travail effectué dans les deux précédents jeux. En effet ce troisième opus se présente plutôt comme une série de défis à accomplir (plus d'une centaine) à travers 6 modes de jeu différents : course classique, courses combat, top-chrono, démonstration de cascade, stock-car, terrain de jeu. Le mode course classique propose de simples courses où le but est d'arriver premier en exploitant au maximum les circuits et donc les raccourcis. Le mode course combat aborde le même principe sauf que les courses sont pimentées par l'apparition de différentes armes sous la forme de boîte à collecter. Le mode top-chrono demande sans surprise de réaliser le meilleur temps possible sur un circuit. Le mode démonstration de cascades met en avant les capacités de votre véhicule à réaliser des figures.

Il suffira donc de bouger son joystick dans l'une des directions afin de réaliser une figure et donc d'obtenir des points. L'objectif est d'obtenir le plus grand nombre de points. Le mode stock-car est bourrin puisqu'il faudra faire exploser les voitures adverses. Chaque explosion sera synonyme de points pour établir un score total. Enfin le mode terrain de jeu s'apparente à un mini monde ouvert de Thomasville puisqu'il sera possible de se balader librement afin de collecter divers bonus et accomplir des défis. Si la transition d'un défi à un autre est périlleuse avec la présence de longs temps de chargement, l'accomplissement de ces défis permet de débloquer de nouveaux véhicules et de nouveaux circuits. Le jeu contient plus de 20 véhicules différents (Lightning McQueen, Jackson Storm, Cruz Ramirez...) pour plus de 20 circuits différents. Ce troisième opus n'oublie pas la partie multijoueur, du moins en local. En effet le jeu ne possède pas de multijoueur en ligne... Une vraie déception pour prolonger l'expérience de jeu et jouer avec des amis qui ne peuvent pas forcément être présent à nos côtés. Heureusement pour éviter la catastrophe, le jeu propose un mode multijoueur en local suffisamment complet et amusant jusqu'à 4 joueurs.

Enfin on termine tout de même par quelques mots sur la bande-son et le scénario. Déjà, ce jeu n'est pas une adaptation du film puisqu'il ne comporte aucune histoire. Il y a bien un léger travail d'écriture qui nous fait comprendre que cette aventure prend place après la fin du film et se présente comme une émission télévisée offrant un divertissement automobile... Oui c'est simple et léger alors qu'on pourrait penser au départ que le jeu allait proposer de revivre le film comme c'est parfois le cas. Bref un simple prétexte pour introduire le jeu de course, les fans de la licence pourront être déçus par cette approche.

En ce qui concerne la bande-son, elle s'en sort pas trop mal même si un petit détail vient gâcher le travail, il s'agit de l'absence des voix officielles. Alors effectivement le doublage proposé tente de s'approcher au maximum des voix officielles mais pourquoi ne pas avoir proposé les voix issues du film ? C'est dommage car sans être renversante, les différentes musiques du jeu s'accordent parfaitement avec l'univers du jeu puisque ce coup-ci, la plupart proviennent du film. Pour les bruitages, rien de bien particulier, ceux-ci se fondent parfaitement dans le décor des différentes épreuves du jeu autant dans les contacts avec les pilotes que dans les explosions.

Cars 3 : Course vers la victoire est un jeu de course qui profite de la sortie du film pour tenter un nouvel essai en jeu vidéo. Difficile d'être sous le charme de cette nouvelle tentative malgré quelques bonnes idées et une réalisation globale moyenne mais pas catastrophique. On s'attendait quand même à mieux, avec d'une part une vraie adaptation du film et pas un prétexte ridicule pour mettre en scène les pilotes. Aussi on s'attendait à un monde ouvert ou un vrai mode carrière et non à une succession de défis qui rendent l'ensemble peu captivant sur le long terme. Dommage car les fans du film et des précédents d'ailleurs, seront toujours amusés de prendre les commandes des véhicules dans des courses classiques ou explosives à travers des circuits colorés issus des films. Un épisode qui mise surtout sur la fidélité de l'univers plutôt que la prouesse technique. Une expérience de jeu qui pourra éventuellement convenir aux jeunes joueurs peu exigeants...

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Graphismes : 13/20
Gameplay : 13/20
Durée de vie : 13/20
Bande-son : 13/20

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Note globale : 13/20

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[Test] Final Fantasy XII : The Zodiac Age

25 Juillet 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Si Square Enix nous propose des suites pour sa licence Final Fantasy comme le récent et très bon Final Fantasy XV ou encore des variantes amusantes comme World of Final Fantasy, celui-ci n'oublie pas le passé. Après le retour de Final Fantasy X HD et X-2 HD sur PlayStation 4, c'est au tour de Final Fantasy XII de refaire parler de lui sur la dernière console de salon de Sony. Intitulé Final Fantasy XII : The Zodiac Age, ce nouveau remaster semble avoir fait l'objet d'un soin particulier en plus d'offrir son lot de nouveautés pour séduire tous les joueurs, ceux qui ont pu mettre la main sur l'original ou pas. 10 ans plus tard, la magie opère toujours avec quelques retouches ?

Avant de se lancer dans un quelconque sujet du jeu, on précise d'avance que le test se concentre ici uniquement sur les nouveautés de ce remaster. Cette version PlayStation 4 est un remaster non pas de la version européenne mais de la version japonaise disponible dans un second temps sous le nom de International Zodiac Job System. Cette version PS4 se présente donc comme une version inédite de Final Fantasy XII en France. Le but ici est clairement de mettre en avant les changements positifs ou négatifs par rapport à la version PlayStation 2 PAL de 2007. On va tout de même mentionner brièvement quelques petits détails correspondant au jeu de base et donc identique aux deux versions, mais ce sera surtout les changements et nouveautés qui seront au premier plan de cet article. On commence donc par la partie visuelle où l'on pouvait logiquement avoir quelques craintes malgré le talent de Square Enix. En effet, c'est toujours un pari dangereux d'offrir aux joueurs un jeu dont la sortie remonte à 2007 soit quand même 10 ans... Mais si vous avez eu la chance de mettre la main sur l'original vous devez sûrement vous rappeler qu'à l'époque, ce jeu était une merveille visuelle au point de dire en avance sur son temps par rapport à la concurrence. 

Du coup même si le petit coup de vieux est effectivement de la partie, le contact visuel avec ce remaster n'est pas si terrible que ça bien au contraire. Il faut aussi souligner les efforts des développeurs pour offrir un lissage HD très appréciable ainsi quelques ajustements sur le plan technique et notamment les textures. Il souffre de la comparaison avec un épisode comme Final Fantasy XIII ou XV bien plus récent mais vous n'aurez aucun mal à profiter de la direction artistique fabuleuse de cet épisode, comme tous les autres de la série d'ailleurs... D'un point de vue artistique, le chef d'oeuvre est donc intact et s'apprécie parfaitement du début à la fin. Alors effectivement les cinématiques se révèlent moins brillantes, les animations nous paraissent très rigides, le clipping est toujours de la partie... Mais malgré ses aspects prévisibles, on parvient à prendre du plaisir à découvrir ou redécouvrir l'univers proposé par Final Fantasy XII que ce soit pour ses protagonistes, ses environnements, son interface...

Avec les capacités de la PlayStation 4, on pouvait espérer avant le coup que certaines lourdeurs de l'époque disparaissent... Ce qui n'est pas totalement le cas. Par exemple le découpage de l'aventure au niveau des zones de jeu est toujours aussi tranché et donc dispose toujours autant de temps de chargement. Heureusement quand même, on gagne fortement en fluidité dans l'expérience de jeu puisque ces fameux de temps de chargement sont peut-être nombreux mais nettement plus court qu'à l'époque. Sauf que désormais une sauvegarde automatique est de la partie en plus des points où l'on peut sauvegarder manuellement. On continue avec cette fois-ci un ajout important, le système de Jobs. Vous serez amené, avant le permis du personnage, de choisir un premier job, puis un second, parmi une liste de 12 jobs disponibles. Il faudra bien réfléchir avant de faire votre choix car c'est définitif.

Ce n'est pas totalement déterminant pour l'aventure mais cela apporte tout de même des éléments exclusifs pour certaines compétences mais aussi certaines armes en plus de quelques bonus très utiles. Vous l'aurez compris, ce sera donc synonyme de nouvelles grilles de compétences, de permis et donc d'une expérience de jeu plus longue si l'on souhaite débloquer la totalité des compétences. Il sera désormais possible de contrôler les personnages invités qui viennent compléter notre trio principal mais aussi les Éons (invocations possibles) en combat. Final Fantasy XII a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie pour son système de "Gambits". Un système qui a divisé les joueurs mais qui possède le mérite d'offrir un vent de fraîcheur au genre même si de nombreuses attentes se situaient dans un gameplay plus classique en combat ou avec des nouveautés qui s'inscrivent dans la continuité des bases solides du passé. 

Pour faire court, le système de gambits est une mécanique tactique de programmation. Avant de rentrer dans un potentiel combat, vous allez préparer soigneusement votre tactique et ainsi sauvegarder une forme de combinaison en combat. Une fois face à l'adversaire, votre programmation s'exécute et vous passez presque en mode spectateur lorsque ça se passe bien, autrement vous pouvez reprendre la main. Ce remaster contiendra donc quelques nouveaux Gambits mais rien de renversant par rapport à ceux que l'on pouvait utiliser.Il y a un autre ajout qui risque une nouvelle fois de diviser les joueurs : la vitesse de jeu.

En effet dans cette nouvelle édition, le joueur dispose de la possibilité de modifier la vitesse de jeu en activant un multiplicateur capable de doubler la vitesse de jeu ou carrément quadrupler la vitesse de jeu. Cet ajout vise à rendre les déplacements plus rapides et moins ennuyants en plus de facilité le farming. Clairement, cet argument semble être valable et part donc d'une bonne intention mais les puristes s'en passeront sans problème. Ce qui est frustrant, c'est que lorsqu'on en fait usage, on aura tendance à ne plus vouloir s'en passer et c'est un peu dommage par rapport à l'expérience de jeu initiale que pouvait offrir Final Fantasy XII.

En matière de contenu, ce remaster s'offre logiquement quelques nouveautés mais sans jamais montrer un contenu incontournable pour les joueurs de la première version. On peut citer par exemple l'arrivée d'un mode Epreuve qui demande d'enchaîner 100 combats avec un niveau qui progresse petit à petit. Ce mode permet de remporter des gils mais également des ressources parfaitement utilisables dans son aventure principale. On note également la présence d'un mode NG+ mais aussi un mode NG-, ce dernier se présente comme une variante n'offrant pas le moindre point d'expérience, un peu spécial quand même pour un RPG... On pourra souligner aussi par rapport rapport à l'expérience de jeu global, que la difficulté semble être un peu moins élevée, les coffres et ennemis sont plus généreux au niveau des ressources, pas forcément dans la quantité mais bel et bien dans la qualité.

Pour prolonger l'expérience de jeu ou s'offrir des objectifs une fois l'aventure achevée, il y a les trophées et notamment la quête du trophée platine. Le jeu comporte 41 trophées et nécessite au moins 80 heures pour espérer obtenir le trophée platine en sachant que c'est une estimation qui dépend de votre façon de jouer. Autre point qui mérite une précision, son prix de vente. En général un remaster est vendu à un prix inférieur à une sortie classique. C'est plus ou moins le cas ici puisque son prix de vente à sa sortie est de 50€, en sachant que chez certains commerces physiques ou en ligne, le jeu se situe plutôt à 40€.

Enfin on termine sur la partie sonore puisque vous vous en doutez, la partie scénaristique n'a pas évolué. Alors peut-être que certains espéraient découvrir du contenu inédit au niveau de l'histoire, des détails supplémentaires... Malheureusement ce ne sera pas le cas avec ce remaster. Par contre la partie sonore s'offre une prestation grandiose qui devrait séduire les fans de la licence et même l'ensemble des joueurs d'une manière générale. Au niveau des voix, le jeu offre le choix entre les doublages anglais et japonais, c'est parfait. Au niveau des compositions musicales du jeu, vous aurez le choix également entre les musiques originales et les musiques réorchestrées pour l'occasion, là encore c'est juste parfait. D'un point de vue sonore, c'est donc un régal autant pour les voix que pour les thèmes, les bruitages sont moins brillants mais largement couverts par la qualité sonore globale de ce remaster.

Final Fantasy XII : The Zodiac Age se présente comme un remaster et qui ne se contente pas d'une simple restitution HD puisque cette version aborde du contenu inédit en France que les Japonais avaient pu profiter à l'époque de la version initiale. Ainsi en plus d'un rafraîchissement visuel agréable, on pourra découvrir quelques ajouts de gameplay et de contenus sympathiques. Il faudra faire le tri en les nouveautés anecdotiques et celles qui valent le détour mais l'ensemble paraît suffisant pour satisfaire quasiment tous les joueurs appréciant la licence ou le genre. Certaines nouveautés sont discutables dans la pertinence sur l'expérience globale mais les intentions sont bonnes de la part des développeurs pour poursuivre ce rafraîchissement général. Un remaster soigné qui fait office de séance de rattrapage pour certains joueurs ou d'un vent de nostalgie pour d'autres.

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Graphismes : 15/20
Gameplay : 15/20
Durée de vie : 17/20
Bande-son : 18/20
Scénario : 17/20 

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Note globale : 16/20

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[Test] Micro Machines World Series

21 Juillet 2017 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Comme chaque été, les sorties en matière de jeux vidéo sont relativement légères mais pas forcément inintéressantes, loin de là. Certains développeurs et éditeurs considèrent que c'est une bonne occasion de sortir un jeu sans subir la foudre de la concurrence. Codemasters tente sa chance depuis la fin du mois de juin avec le jeu Micro Machines World Series. A la lecture du titre, on peut penser que cela procure un petit instant de nostalgie pour certains joueurs, ceux qui ont eu la chance de mettre la main sur l'épisode de la Super Nintendo et surtout celui sur PlayStation. Une licence amusante et simple pour jouer seul ou à plusieurs... voilà le sentiment que l'on avait à l'époque et dont on espère qu'il sera identique avec le retour de la licence, à moins que...

Lorsqu'on constate que Codemasters est derrière le retour de la licence, on est rassuré à la lecture du papier. Malheureusement, malgré le talent indéniable du studio, on va vite se rendre compte qu'il n'est pas irréprochable surtout s'il dispose de peu de moyens pour une production, ce qui semble être le cas ici... Visuellement, on peut être déçu surtout que le concept n'est pas spécialement gourmand. Il s'agit de courses ou épreuves avec une vue de dessus dans des environnements colorés rappelant le quotidien. Son concept est celui de notre enfance, avoir des petites voitures et s'amuser à faire des courses et des affrontements dans un environnement familier comme la cuisine, le jardin, notre chambre et donc tous les accessoires que cela peut comporter : lampe, livre, crayon, tapis, nourriture, verre...

Rassurez-vous cet esprit est toujours de la partie sans être original ou surprenant cela fonctionne tout de même plutôt bien. C'est plutôt la partie technique qui fait peine à voir car les textures ne sont pas parfaites au même titre que la modélisation des véhicules et décors. C'est encore plus frustrant de découvrir une bonne dose d'aliasing, une fluidité douteuse et des collisions qui virent régulièrement au drame à l'écran. La finition n'est donc pas vraiment exemplaire, mieux vaut donc savoir que les bugs sont de la partie et plutôt nombreux pour le moment. On espère évidemment que plusieurs correctifs seront déployés pour rendre l'ensemble plus stable et agréable. Dommage car le charme qui fait le succès de la série est bien là, il n'invente rien, ne surprend pas du tout mais reprend fidèle les caractéristiques de la licence autant dans les décors que dans les véhicules.

En matière de gameplay, ce nouvel épisode tente de remettre les ingrédients qui font le succès et la réputation de la licence. On pourra donc découvrir une prise en main simple et immédiate avec une dose de fun toujours au rendez-vous. C'est tout de même agréable de pouvoir s'amuser dès les premières épreuves sans forcément prendre la peine d'étudier les différentes commandes. Néanmoins si l'on pourra effectivement prendre du plaisir dès les premières minutes, il faudra se montrer un peu plus patient pour réaliser de belles performances afin de prendre le bon coup de main concernant la gestion de la vitesse et de la direction de nos véhicules. On précise d'ailleurs que l'on se trouve toujours face à un jeu avec une vue de dessus façon Motorstorm RC par exemple.

L'apprentissage se situe donc dans le feeling avec les armes et le comportement du véhicule qui s'avère particulier surtout que le jeu n'est pas d'une incroyable maîtrise sur le plan technique ce qui nous offre par conséquence de nombreuses situations délicates. On pense notamment aux collisions avec le décor ou un autre adversaire. Parfois on est projeté à une vitesse folle, parfois on ne bouge pas tandis que dans certaines situations, on reste bloquer dans le décor... Des problèmes parfois pénibles donc qui s'accompagnent de lourds problèmes de caméras, là aussi ce n'est pas systématique mais quand le problème est présent, le fun disparaît complètement. Derrière cette vague de problèmes techniques plus ou moins gênant se cache un autre problème sérieux, la répétitivité. Cela peut paraître surprenant mais ce nouvel opus est susceptible de rapidement ennuyer le joueur, la faute à la faiblesse du contenu à tous les niveaux...

En effet, la durée de vie de ce Micro Machines World Series n'est pas des plus excitantes. Dès notre arrivée dans les menus, on peut sentir un jeu qui sonne assez creux malgré quelques bonnes intentions. D'ailleurs, on a le sentiment que Codemasters a misé sur la communauté et donc la partie online pour espérer offrir une longue expérience de jeu malgré un faible nombre de modes de jeu. C'est bien simple que ce soit en solo ou en multijoueur online, le jeu propose seulement trois modes différents : mode course, mode bataille (arène) et mode élimination. On est donc surprise de l'absence d'un mode carrière ou un mode championnat plutôt classique pour un jeu de course et qui là, brille par une absence inquiétante.

Pire, si le jeu peut effectivement être pratiqué en multijoueur local, sur un même écran donc, ce sera uniquement en sélectionnant deux modes : mode bataille et mode élimination. Pourquoi le mode course disparaît pour le multijoueur local ? C'est quand même le mode principal non ? Bref, ce fameux mode course implique donc de terminer premier sur un circuit où 12 participants sont sur la piste. Le mode bataille est l'équivalent d'un mode arène où divers variantes en guise d'objectifs sont de la partie. Chaque véhicule comporte trois armes spécifiques en plus d'une attaque ultime. Enfin le mode élimination implique 4 participants qui doivent rester très proche afin de ne pas être dernier et sortir de l'écran. 

En matière de contenu, on pourra faire face à 12 véhicules différents pour un total de 10 circuits. C'est faible autant dans les véhicules que les circuits même si ceux-ci sont variés et respectent l'ambiance et le concept de la licence. On a donc en guise de véhicule un tank, un camion, une sportive et même un véhicule sous licence GI Joe. A l'image de la finition du jeu, la partie online souffre encore d'une instabilité plutôt frustrante d'autant que les joueurs ne sont pas spécialement nombreux sur les serveurs. On espère évidemment que plusieurs correctifs seront déployés afin d'obtenir une expérience de jeu plus confortable.

Si vous cherchez un moyen de prolonger l'expérience de jeu, vous avez toujours la chasse aux trophées/succès, cela reste une manière amusante mais tout en se montrant limité pour s'offrir une bonne raison d'enchaîner les épreuves. On termine par évoquer brièvement la bande-son jeu qui se montre relativement simple dans sa prestation. Que ce soit du côté des bruitages ou des musiques de fond, c'est classique, pas mauvais mais rien de marquant. Un traitement sonore potentiellement dispensable selon vos attentes, ce qui est tout de même souvent le cas pour ce type de production. Le doublage Français devrait certainement amuser quelques joueurs mais cela reste insuffisant pour combler le reste de la bande-son.

Micro Machines World Series ne répond pas aux nombreuses attentes. L'avant-goût nostalgique avait fonctionné puisque de nombreux joueurs se montraient curieux face au retour de la licence mais sa prestation finale laisse un goût amer où l'on regrette fortement le passé de la licence. Même si l'esprit est respecté, difficile de ne pas cacher sa déception face à un contenu aussi maigre, et même si le jeu est vendu à 30€, on pouvait s'attendre à beaucoup plus de sa part. Habituellement Codemasters parvient à offrir des productions propres et soignées, ce qui n'est pas vraiment le cas ici face à l'avalanche de problèmes techniques que l'on pourra découvrir au fil de nos parties. Dommage car on ne peut pas nier qu'une pointe de fun s'installe pendant un instant avant de rapidement retomber au profit d'une répétitivité importante et d'une frustration face aux bugs. Ce n'est clairement pas le meilleur épisode de la licence, il faudra patienter avant de profiter d'un retour digne de ce nom...

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Graphismes : 10/20
Gameplay : 11/20
Durée de vie : 9/20
Bande-son : 12/20

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Note globale : 10/20

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