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[Test] Assassin's Creed Syndicate

8 Novembre 2015 , Rédigé par jeuxvideo-world Publié dans #Tests PS4

Après Assassin's Creed Unity qui nous proposait de vivre la révolution Française à travers à la ville de Paris, le nouvel épisode change d'époque et nous plonge dans une autre révolution, celle de la révolution industrielle de londres en 1868. Un nouvel épisode qui se nomme Assassin's Creed Syndicate et dont le développement est signé Ubisoft Québec, une première pour un épisode de la série Assassin's Creed. Un nouvel épisode que l'on espère riche en nouveautés et surtout doté d'une finition à sa sortie nettement plus convaincante que le précédent qui avait complètement raté son lancement. Une visite de Londres sans encombre ?

Le jeu est attendu sur tous les points notamment sur sa partie technique. Oui, Assassin's Creed Syndicate n'est pas aussi instable et rempli de bugs comme Assassin's Creed Unity. Néanmoins, la finition du jeu n'est toujours pas à la hauteur de ce que l'on est en mesure d'attendre pour un jeu sur la nouvelle génération de consoles. On retrouve les mêmes qualités et les mêmes défauts que les précédents volets. Techniquement, le jeu parvient à offrir des textures plutôt convaincantes, une modélisation moyenne parfois très convaincante (l'environnement, les décors) parfois moins satisfaisante (les personnages). 

Les animations ne sont pas assez nombreuses ce qui sera forcément synonyme de séquences très répétitives dans la mise en scène lors des combats. La fluidité n'est toujours pas parfaite mais supérieure à celle d'Unity. Une différence qui ne s'explique pas par des progrès mais par des limites imposées. En effet, sans être totalement vide, la population dans les rues n'est pas aussi importante que dans Paris où les foules étaient nombreuses. On retrouve par contre dans cet épisode, la qualité d'offrir un univers immersif grâce à une reproduction très soigneuse de Londres (avec quelques inventions évidemment) et surtout avec un souci du détail très convaincant (flaques d'eau, panneau publicitaire...).

Les décors sont soignés et le level-design toujours aussi inspirés, une qualité indispensable pour obtenir un mélange parfait entre séquences de poursuites jouant sur la verticalité ou au contraire des passages rapides (décors au sol, maison accessible, déplacement en véhicule...). On regrette le manque de charisme de nos deux assassins (oui cette année, il n'y a pas un mais deux héros) et la synchronisation labiale toujours perfectible.

Après un constat plutôt rassurant mais pas totalement convaincant au niveau sa réalisation, Assassin's Creed Syndicate va là encore se montrer plus ou moins séduisant au niveau son gameplay. Déjà, première précision, ce nouvel épisode nous propose non pas un mais deux assassins, les jumeaux Jacob et Evie Frye dont les parents étaient des assassins. Chacun de ces deux personnages dispose d'un arbre de compétence... mais les différences sont quasi inexistantes (seulement trois petites compétences propres) ce qui signifie que peu importe l'assassin, le gameplay reste le même. On constate cette année un système de combat au style très "QTE" et ainsi nettement plus brouillon qu'auparavant.

Par exemple, la nouveauté est de pouvoir esquiver les balles avec la touche Triangle, lorsqu'un ennemi s'apprête à tirer, la touche apparaît à l'écran signifiant que c'est le bon moment pour appuyer. Ceci est valable pour les esquives ou pour briser une garde, à chaque fois la jauge de l'adversaire est d'une couleur précise et un îcone apparaît ce qui résulte une lisibilité plus réduite que d'habitude. Le système de course libre très convaincant dans Assassin's Creed Unity est toujours de la partie, un vrai plaisir sur ce point. Enfin, ce très bon point ne sera pas aussi séduisant et révolutionnaire puisque l'une des grosses nouveautés de cet épisode c'est le grappin. 

Une nouveauté franchement dispensable qui enlève un ingrédient essentiel de la série, celui des nombreuses et parfois longues séquences d'escalades sur les différentes structures de la ville. Là, c'est tout de suite plus facile, plus rapide... à condition que cela fonctionne ce qui n'est pas toujours le cas. En effet, il faudra régulièrement jouer avec la caméra pour que l'option "grappin" puisse apparaître sur la face où l'on souhaite se diriger. Autre nouveauté qui touche également les déplacements, la présence des calèches. Dans l'esprit de la licence c'est déjà moins choquant puisque l'on pouvait déjà se promener à cheval et certaines séquences d'anciens épisodes laissaient paraître des calèches.

Le problème, c'est que la mise en place de ces calèches est peu crédible et pas particulièrement intéressante que ce soit en exploration ou en mission. Une calèche dont la direction est lourde et donne l'impression d'avoir un tank en main, celle-ci pouvant bizarrement détruire des lampadaires sans problème... On continue avec d'autres nouveautés bien plus convaincantes, celle par exemple de pouvoir siffler pour attirer l'ennemi ou encore la possibilité de kidnapper un ennemi en effectuant une clé de bras.

Enfin, le jeu met en avant un système de gangs rappelant celui du jeu Assassin's Creed Brotherhood. Chaque quartier est divisé en secteurs dont il faudra reprendre le contrôle. Vous disposez d'un soutien sous forme d'un gang nommé Les Rooks. Cela reste globalement limité et surtout répétitif mais cela permet de varier les plaisirs entre quelques missions principales. Enfin on aura également le malheur de découvrir des temps de chargement encore trop longs et une IA toujours aussi perfectible...

En matière de durée de vie, on fait face à une expérience aussi longue que les précédents épisodes. Il vous faudra un peu moins de 20 heures pour terminer l'histoire principale. La ville ne manque pas d'activités annexes pour largement doubler ce chiffre et même plus si vous souhaitez obtenir tous les trophées/succès. On a donc déjà la gestion des rooks, notre gang londonien. Cela nous amène à libérer les 7 quartiers du jeu divisés en secteurs en sachant qu'il existe 4 types de missions :  chasse aux primes, chasse aux templiers, repaire de bande et enfin libération d'enfants.

La carte contient toujours autant de coffres à récupérer, et comme Assassin's Unity, les missions facultatives sont nombreuses et intéressantes. On pourra notamment parler des missions enquêtes toujours aussi sympathiques. Le seul bémol, c'est que les types de quêtes annexes sont identiques à celles d'Assassin's Creed Unity, on aurait aimé quelques nouveautés... Enfin les notions d'équipement et d'arbre de compétence sont toujours de la partie. La seule vraie absence, c'est le mode multijoueur. Sur ce point à l'impression d'un retour aux sources, à l'image des deux premiers épisodes, le titre joue uniquement la carte du solo.

Du côté de la bande-son, la série maîtrise toujours autant ce point afin d'offrir une ambiance et une immersion digne de ce nom. Des compositions musicales et surtout des bruitages qui collent parfaitement avec l'univers du jeu, celui de la révolution industrielle de Londres en 1868. Parfois discrets, parfois très présents, le rythme et les bruitages font l'objet d'un travail soigné que l'on pourra féliciter.

Les doublages Français sont également excellents, mais avec quelques détails gênants liés à ces fameux dialogues. En plus de sous-titres pas spécialement lisibles et surtout pas identiques à ce que l'on peut entendre (c'est loin d'être le seul jeu concerné sur ce point), c'est surtout sa synchronisation labiale qui n'est toujours pas convaincante, malgré des progrès par rapport aux épisodes de la génération précédente.

Enfin on termine par le scénario, on restera extrêmement simple dans l'argumentation de ce critère. Le jeu met en scène les jumeaux Jacob et Evie Frye, fils et fille d’un couple de la confrérie des Assassins à Londres en 1868. Une époque intéressante où l'on découvrira un univers grisonnant, les différences sociales importantes de l'époque, le travail des enfants mais aussi les différents bouleversements scientifiques et économiques.

Le jeu met en scène des personnages historiques : Karl Marx, Charles Darwin ou encore Charles Dickens pour ne cité qu'une partie de ces fameux personnages de l'époque. Globalement le scénario ne se montre jamais vraiment séduisant, un problème visible depuis Assassin's Creed III... On note en particulier une introduction qui bénéficie d'une mise en scène décalée que l'on n'avait pas eu l'occasion de voir jusqu'à présent dans la série. Sans dévoiler le moindre détail, la fin de ce nouvel épisode va une nouvelle fois faire parler la communauté et notamment les fans.

Assassin's Creed Syndicate reprend les qualités de la série tout en s'essayant à quelques nouveautés au niveau du gameplay. Le problème c'est que la plupart de ces nouveautés sont pour la plupart maladroites et dispensables, du système de combat au grappin en passant par les calèches. Heureusement, on possède toujours de solides bases pour prendre toujours de plaisir à incarner un assassin et affronter les templiers, seul ou avec son gang.

L'univers du jeu est toujours aussi immersif grâce un level-design toujours aussi soigné et à un souci du détail qui va plaire, c'est certain. En matière de contenu, c'est du solide malgré l'absence de multijoueur. Enfin, si on approuve la partie sonore, la partie scénaristique ne va sûrement pas taper dans le coeur des fans. 

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Graphismes : 16/20
Gameplay : 14/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 16/20
Scénario : 12/20

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Note globale : 15/20

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